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samedi 20 octobre 2012

Clockwork Ninja Monkeys vs Adolf Hitler by Harmoniak


Halo tout le monde, ici le Baron Hanz Von Scheiße pour la chronique cinématographique hebdomadaire du secteur. Tout d'abord je suis ravi de pouvoir vous parler de cinéma, je trouve ça vraiment serh gut que notre Violette Zymbol donne l'opportunité à un cinéphile du Reich de s'exprimer sur ce noble sujet qu'est le Zinéma. Parlons à présent d'un film qui m'a tout simplement bouleversé. Ici à Vichy, on parle d'un sommet du film fantastique, d'un choc comme on en avait guère connu depuis Murnau. Je veux bien sûr parler du tout premier blockbuster de Lars Von Trier, Clockwork Ninja Monkey vs Adolf Hitler.


Teaser poster offiziel

Zynopsis : 70 ans ont passé depuis la mort du Fürher, et avec lui la chute du IIIème Reich. Quand toutes les autres tentatives de construction d'un quatrième Reich échouent, le Professeur Doofenschwartz crée une armée de Singes Ninjas Mécaniques pour renverser les démocraties du Monde et réussir là où Hitler a échoué. Mais quand les plans du sombre professeur prennent une tournure qui n'est pas au goût du Fürher, celui-ci ressurgit du passé pour délivrer sa vision des choses.

Fische technique :

Titre français : Clockwork Ninja Monkey vs Adolf Hitler
Titre original : Stolz der Nazi
Réalisation : Lars von Trier
Scénario : Lars von Trier
Direction artistique : Frieda Chau
Musique : Richard Wagner
Production : Lars von Trier (exécutif), Dieudonné (associé), Robert Pétain (collaborateur)
Pays d'Origine : Coproduction Européenne, majoritairement Germano-Danoise
Langue : Allemande
Format : Couleurs - 35 mm - 1,85:1 - Dolby Digital
Genre : Anticipation
Date de sortie européenne : 30 avril 2015

Distributzion :

Martin Wuttke : Adolf Hitler (adulte, zombie & cyborg)
Daniel Brühl : Adolf Hitler (jeune)
Bruno Ganz : Adolf Hitler (scène de la transfiguration Divine)
Adolf Hitler : Lui même (images d'archives)
Richard Sammel : Le Professeur Doofenschwartz
Ronald Lacey : Maître Schüsselreis, entraineur Ninja
Christoph Waltz : Hans Landa (caméo)
Andy Serkis : Le chef des singes (performance capture)
Charlotte Gainsbourg : La guenon préférée du chef
Dieudonné : Dieu
Elie Semoun : Le Rabbin

Ein brève critique

Ce film est absolument wunderbar. Il fait preuve d'une intelligence rare au milieu de la production actuelle à grösse budget. Fort d'une réinterprétation savante et libérée du roman de Pierre Boule, "Der Planet der Affen", le grand Lars Von Trier, à qui on doit déjà l'hilarant "Melancholia", récidive avec une fresque épique qui m'a laissé complètement kartoffeln. Les prestations brillantes dans le rôle du Führer sont secondées par un casting de seconds rôles de choix. On retient l'hilarante performance de ce nigaud d'Elie Semoun, qui incarne avec brio un Rabbin Juif particulièrement ridicule, un régal. L'érotisme des apparitions de Charlotte Gainsbourg resteront à bien des égards dans les mémoires. Enfin, les effets spéciaux délivrent des scènes d'action intenses et spectaculaires qui vous feront frémir ! ZPOILER La scène où les singes décident de se rallier aux côtés du Führer et utilisent la Lüftwaffe pour assiéger Auschwitz est incroyable, vivement ein reconversion en Drei D ! FIN DU ZPOILER.

Un film à recommander à tous les amateurs d'aczion et de rebondizement, mais aussi de romance et d'évazion. Un film qui fera, je n'en doute pas, fureur.

Das polemique

La scène de Dieter Laser en Mengele a été coupée au montage pour que le film soit PG-13. Das ist regrettable ! On attend la version Direktor's Cut avec beaucoup d'impatzience !


Nous devons exterminer les singes ! - Une scène coupée au montage final

Le mot de la fin, par Harmoniak, le vrai.

Comme les plus perspicaces d'entre vous l'auront remarqué, cet article parodie les Allemands, le Nazisme, le Judaïsme, Lars Von Trier ou encore Dieudonné. Ceci à un but purement humoristique et ne relève pas de l'amalgame ou du racisme ; les propos ont pour but de vous divertir et ne m'engagent aucunement. Je réfute également tout anti-Germanisme. Sur ce point, je tiens donc à m'excuser si j'ai offensé des schleus qui m'auraient lu.

lundi 14 mai 2012

Un film de la seconde guerre mondiale by Arlequin

La contrainte de cet article était d'utiliser un maximum de titres de films traitant au sens large de différents aspects de la deuxième guerre mondiale dans une histoire cohérente

Saurez-vous retrouver tous les films utilisés?



Avant de partir, j'aurais au moins pu dire « au revoir les enfants », mais il vaut mieux que je les quitte en silence. Je m'en vais faire la guerre et ce n'est pas un jeu, même si on récompense les meilleurs d'entre nous avec des décorations comme la croix de fer. Ces babioles prisées ont le même effet que le discours d'un roi. Rassérénés, les bénéficiaires peuvent exulter, se prendre pour le soldat-dieu et s'écrier dans l'euphorie « A nous la victoire ! » Ce n'est pas un jeu. Je n'aurai pas d'uniforme. On pourrait me repérer trop facilement. Je n'ai pas d'expérience ; Je ne pourrai jamais participer à un événement aussi spectaculaire que l'odyssée du sous-marin Nerka, par exemple. Mais je n'ai pas de telles prétentions. Je suis un lâche. Au mieux, je serai un héros très discret à l'instar de monsieur Batignole. Pour commencer, je vais passer par le viager pour emporter le vieux fusil avant de rejoindre le maquis, l'armée des ombres, la Résistance ! D'après la dernière lettre que j'ai reçu, je dois me rendre un week-end à Zuydcoote. Une fois sur place, en lien avec le patient Anglais, mon contact local, je ne devrai pas en dire plus sur mes opérations. On sortira tous bientôt de cet enfer. On raconte partout que les Allemands ont été vaincus à El-Alamein ainsi qu'à Stalingrad. Oh je sais bien que tout ça c'est terriblement loin ! Pour s'en rendre compte, il faudrait commencer par prendre un taxi pour Tobrouk. Je le ferai peut-être après la guerre pour plus de sécurité, histoire de faire bon voyage sans risquer de tomber sur Rommel, le renard du désert. Cependant, Berlin a eu beau jeu de construire le mur de l'Atlantique ou d'installer les canons de Navarone, rien ne pourra éviter la chute de ce régime totalitaire. Et dire que M. Hitler a eu les plans du débarquement sous le nez ! On a pas fini d'entendre parler de l'affaire Cicéron. Quoique, pour le moment, on raconte surtout que l'Axe est accaparé par les offensives répétées de Patton.

Je pourrais très bien attendre la fin de la guerre. C'est exactement ce que j'ai fait jusque là, mais j'ai bien réfléchi. Comme beaucoup de monde, tant que ces messieurs réglaient leurs différends à coups de torpilles sous l'Atlantique, cela ne me dérangeait pas. Ils ne troublaient que le silence de la mer. Vous connaissez le dicton. Quand passent les cigognes on regarde en l'air. Quand les panzers ont percé dans les Ardennes, j'ai fait le dos rond, surpris et terrifié... Quand les aigles attaquent, mieux vaut ne pas être sur leur passage ! Comme beaucoup de monde, j'ai pesté contre la débandade catastrophique de la « première armée du monde » qui ne contrôlait plus rien, ses effectifs jouant les égarés. Rendez-vous compte, l’État Major se demandait carrément « Mais où est donc passée la septième compagnie ? » Elle cherchait soit-disant la vache et le prisonnier. Dans ces conditions, comment ne pas être envahi par le chagrin et la pitié ? La guerre, l'occupation et les privations allaient bouleverser mon train de vie et mon patriotisme déçu. J'aurais dû m'engager pour combattre à la mémoire de nos pères tombés auparavant ; J'aurais pu avoir du courage, comme les soldats de l'ombre, mais j'aurais été bien fou de prendre le bateau pour gagner les cotes britanniques pendant que les hommes de de Sa Majesté, toujours à la merci de l'U-571, criaient à qui voulait l'entendre « Coulez le Bismarck ! » Je ne suis pas le renard des océans, hein ! Et puis rendez-vous compte : Le maréchal Pétain, cette légende vivante de 14-18 prenait la tête d'une zone libre de l’État ! Avec lui, nous n'aurions plus rien à craindre. En plus, tout le monde attendait avec impatience la première victoire des Alliés, qui, il faut bien l'avouer, mit un temps fou à se faire connaître. En ces temps là, il y avait peu de monde à jouer ouvertement les insurgés pour défier la toute puissance de la Wehrmacht. Comment pouvions-nous imaginer passer de l'enfer à la victoire ?

A part les exploits perpétrés en Norvège par les héros de Télémark, il fallait remonter à la bataille du Rio de la Plata pour avoir de bonnes nouvelles ! Il y avait bien eu l'effondrement de la Luftwaffe lors de la bataille d'Angleterre, mais on en entendait pas trop parler à la radio. On a plutôt su que l'Empire du soleil levant est entré dans la danse en bombardant Pearl Harbor par surprise en 1941. Il paraît que les pilotes nippons criaient « Tora ! Tora ! Tora ! » et que les américains répondaient « Horreur ! Horreur ! Horreur ! » La guerre s'est alors déplacée dans un lointain et silencieux duel dans le Pacifique tandis que les nazis campaient devant Moscou. Que pouvais-je y faire ? Je ne suis pas le Sauveur ! A l'autre bout du monde, à Kokoda, le 39ème bataillon pouvait endurer toutes les souffrances possibles pour protéger l'Australie dans l'indifférence générale, la fin de ce conflit semblait se préciser chaque jour davantage, même si les japonais sont tombés sur les diables de Guadalcanal. J'aurais pu entrer en Résistance, mais il était devenu impossible de connaître les aspirations de chacun : il fallait survivre avec les loups en ces temps de dénonciations aux Allemands et de marché noir. C'était la grande débrouille. Et puis le Maréchal Pétain, notre guide à tous, a bien promu la « Collaboration ». Mieux valait être dans le camp des vainqueurs.

Je suis loin d'avoir eu un comportement irréprochable. Je ne suis pas John Rabe. Cependant j'ai franchi la ligne rouge sans pouvoir reculer : Je n'ai absolument rien fait quand mes collègues ont préparé et exécuté la rafle du Vel d'Hiv en devançant les exigences germaniques ! Dans ce qui m'a semblé être le jour le plus long de toute ma vie, j'ai assisté impuissant à cette opération menée par l'armée du crime, sans oser y croire alors que les preuves de la barbarie humaine étaient là, sous mes yeux. « Heureusement », il paraît que des photographes, l'arme à l'oeil, ont immortalisé l'impensable ! C'est le neuvième jour après ces évènements que j'ai dû ouvrir les yeux. Dans le monde, d'autres témoignages ont afflué. Un condamné à mort s'est échappé d'un camp de travail et a tenté de prévenir les anglais des conditions déplorables rencontrées sur place. Devant cette photo où l'on voit le garçon au pyjama rayé, les rescapés de Sobibor ont évoqué des choses impensables. Suite à leur planification de la grande évasion d'octobre 1943, ces personnes purent témoigner des différences entre un « camp de travail » et le stalag 17. De plus, en 1943, l'ultime révolte du ghetto de Varsovie fut bien une preuve indiscutable de barbarie, mais elle a mis du temps à nous parvenir. A côté de ces horreurs, les Allemands ont cru pouvoir duper l'Europe en accusant les Russes à propos de Katyn. Je ne peux plus me contenter d'attendre lâchement. En complotant la nuit des généraux Allemands ont finalement lancé l'opération Walkyrie pour renverser le dictateur ! Il abattit ses foudres sur les douze salopards qui l'avaient trahi avant de se terrer dans la forteresse noire de Berchtesgaden. Pour eux comme pour la résistante Sophie Scholl, les derniers jours furent terribles.

Je n'ai pas le choix. Le vent tourne. Alors que dans le Pacifique on se demande en haut lieu qui sera le premier américain à Tokyo depuis la bataille de Midway, ici, les mentalités évoluent devant les défaites allemandes. En Italie, Hitler s'attendait peut-être à un miracle à Santa-Anna, en vain. Ses troupes, harcelées par la mafia de Lucky Luciano, ont bien dû finir par quitter le jardin des Finzi-Contini. Aujourd'hui, je suis sûr que tout le monde résiste puisque Babette s'en va-t-en guerre et, le comble, même papy fait de la résistance ! Et puis il ne faut pas oublier l'essentiel. Dans cette guerre, au delà de la gloire, tous les hommes sont importants. On raconte bien que les Américains ont déclaré en Normandie : « Il faut sauver le soldat Ryan ». Vous voyez ? Un peu comme le capitaine Corelli en Italie, tout combattant est important. Peut-être pourrais-je servir à la Résistance dans la bataille du rail pour freiner l'occupant ? A ce sujet, on est resté longtemps sans nouvelles de l'express du colonel Von Ryan. Aurait-il été pris ? Oh que non ! L'aigle s'est envolé ! Une fois bien à l'abri, ce dernier aurait déclaré : « Mon Führer je vous quitte ». Même les officiers décampent ! Quand on a vu le caporal épinglé complètement fou demander « Paris brûle-t-il ? », on comprend ces désertions. Enfin, il faudra surtout bien se coordonner avec nos glorieuses forces de Libération. Par exemple, il paraît qu'un commando fait l'impossible pour détruire le pont de la rivière Kwaï, pendant qu'un autre protège le pont de Remagen pour que les Alliés puissent franchir le Rhin.

On serait presque en droit de dire que la vie est belle ! Dans quelques temps, le soleil va se lever sur un monde en paix. Je me souviens encore des notes jouées par le pianiste de l’hôtel avant la guerre, lors de la fête donnée pour le mariage de Maria Braun. Maria ? Je n'en suis plus si sûr : Peut-être qu'elle s'appelait Sarah. Mais ça n'a pas d'importance. Je peux bien encore une fois me repasser le film de ma vie dans cette satanée guerre. J'ai agi comme un lâche. Par contre, il y a quelque chose qui me galvanise et qui me terrifie aussi depuis mon entrée en Résistance ; C'est qu'au final, tôt ou tard, les bourreaux meurent aussi. Même si nous avons tous nos expériences et nos effroyables jardins dans ce conflit, même si la guerre d'Hanna fut différente de la mienne, je ne pourrai pas me pardonner mes choix antérieurs. Seigneur, puissiez-vous donc me prendre en pitié. Amen !

lundi 15 août 2011

Chaoz Fantasy by Harmoniak

J'ai choisi la chanson Chaoz Fantasy, qui dans la catégorie "qui t'en fait imaginer des tas" se classe haut dans ma liste. Je sais que pour certains d'entre vous ce sera inexplicable, je vois déjà du bruit dans la salle... Silence, s'il vous plait, et musique Maestro !

Présentation de la chanson

Ce morceau de musique électronique (Quiet please !), créé par une jeune artiste du pseudonyme inventif ParagonX9, fait partie de sa série "Chaoz", que je vous invite à découvrir si cet aperçu vous a plu... Personne ? Bien...
L'introduction est assez calme, ce qui inspire la quiétude succédant aux grands jours d´héroïsme tandis que les rythmiques du développement suggèrent davantage une bataille ou de l'action. Une partie calme peut même inspirer une certaine romance cachée dans les sous-bois, avec troussage de domestique, et je sens que je m'égare...

Un peu de scénario, je sais que vous ne lirez que ça, alors...

Début du morceau. Une vaste prairie que traverse une colline verdoyante s'étend, striée par des rocs celtes et gravées d'inscriptions millénaires. Le crescendo de l'intro s'intensifie et une armée de vaillants citoyens en tenue de guerriers ou non traverse la colline dont le sommet ne se révèle qu'alors que la rapidité de la musique devient omniprésente (0:24) ...
En réalité, la colline entière est un îlot flottant au milieu d'un décor spatial et apocalyptique où un robot gigantesque et armé jusqu'aux écrous menace les combattants, secondé par une armée de robots à épée. Une véritable forteresse vivante qui se contente de regarder la bataille faire rage...
Les héros de l'histoire, une compagnie de héros (0:50) entreprend un voyage vers des temples lointains pour quérir l'épée du destin, ou un calice enchanté, enfin un truc dans le genre en rapport avec une prophétie, un petit garçon qui est en fait l'élu, et bla bla bla...
Le récit de leur épopée se poursuit jusqu'à 1:22, où l'on comprend que le jeune guide de la compagnie est épris d'une belle princesse botoxée et siliconée retenue dans le robot géant.
La splendide transition de 1:45 ramène à la difficulté du voyage par une succession d'images de périls multiples. Titre, date de sortie et sponsors jusqu'à 2:15, le temps de regarder un bon film, comme Twilight. Non j'déconne.

This shit was brought to you by Harmoniak ! Smile !

lundi 10 janvier 2011

CREATION: Attaque de zombies by Viyanne

Jour 1:
Ce matin, j'ai été réveillée par un coup de téléphone, je déteste ça, ça me fout en rogne dès le matin... mais bon, c'était pas pour rien.
Voila que ma mère me demande d'allumer vite la TV, ouais, sauf que j'ai pas le câble moi, la TV ça me permet de regarder des DVD et de jouer à la console point barre.
Après lui avoir rappelé ce petit détail, elle me balança un flux de paroles que mon pauvre cerveau à peine réveillé avait du mal à saisir : "ils veulent nous tuer"... "ce sont des zombies" "on va mourir" "je veux pas que ces connards me bouffe"... Mouai, un bon gros canulard à la TV, c'est tout.
Je la calme, lui dit d'arrêter, que j'arrive... sauf qu'en sortant de chez moi pour aller la voir, je me suis fait prendre en chasse par un espèce de cinglé sanguinolent qui faisait pas grand chose d'autre que de beugler "greuarh, greuah...", un grand poète des temps modernes.
J'arrive donc tant bien que mal chez ma mère après avoir semé ce zombie et me retrouve conne.... comment la rassurer ? "coucou ma maman, au fait t'as raison, j'ai du faire une course contre un zombie mais t'inquiète pas, j'ai gagné !" ??
Non, je la ferme et j'avoue, on est dans la merde.

Les premières choses que l'on peut noter à leur propos c'est qu'ils sont lents et cons mais deviennent dangereux une fois en nombre car ils encerclent facilement et là on est foutu.
Ils ont la démarche d'un vieux complètement bourré, beaucoup moins précise que dans les films, mais par contre ça les aide à te tomber dessus au sens littéral et s'accrocher alors à toi.

Ma mère est scotchée à son écran... regarde les vidéos de gens se faisant bouffer, de cameramen qui remballent dans leur camionnette parce qu'une de ces choses leur a foncé dessus... Ils disent que c'est une épidémie, qu'ils cherchent des vaccins... la bonne blague.
Trop tard pour aller à la fnac chercher un bouquin pour préparer la Z war, on y est.
Nous voila donc, toute la famille et le chien, bloqués chez mes parents...


Il est 3h30, on a pas bougé de la maison, personne n'arrive à dormir, on a tout éteint pour ne pas montrer signe d'une présence humaine et être sûr de ne pas les attirer.

J'ai peur.


Jour 2:
Voila 24h que le mot zombie a été prononcé pour un fait réel...
J'ai pourtant réussi les tests sur internet "Survivrez-vous à une attaque de zombie ?", je suis même une pro au jeu "House of the dead" mais j'ose pas sortir. Oui, en vrai, c'est moins drôle et puis contrairement à dans les jeux, j'ai pas une mitraillette ou un truc pour leur dézinguer la tête.
On est tous sur les nerfs... On se dit que faudrait quand même bien sortir faire des provisions, si on continue d'attendre, d'autres auront déjà entièrement pillé les supermarchés.

Voila que mon père s'en mêle... "On prend le revolver de mon père et on y va, après tout on est 4 et on n'est même pas à 1km"
Cool, je viens d'apprendre qu'il y a un revolver chez mes parents et visiblement depuis des années. Mais bon, dans des circonstances pareilles faudrait être con pour s'en plaindre.
On décide alors de prendre la voiture et aller jusque en prenant grand soin de se fringuer comme des bonshommes de neige : 3 pulls, une grosse doudoune, bonnets et gants... Ça parait débile, on va peut-être mourir de chaud, mais si on se fait attaquer, on se dit que les dents passeront pas et que ça nous laissera plus de temps pour nous défendre.

Voila donc 4 bonshommes de neige armés d'un revolver et d'une pelle à la recherche de bouffe.
Évidement, on était pas les seuls à se piller le magasin, encore heureux qu'on soit pas en plein centre ville... On était pas seuls à piller mais eux étaient là aussi... Et évidement, dès qu'ils en mordaient un et qu'ils ne réussissaient pas à le bouffer, il devenait un des leurs.
Il était pas temps de trainer... Des conserves, des biscuits, de l'eau et on rentre.
Sur le parking, on entendait des pleurs venant de la grosse poubelle, y'avait une petite gosse dedans, elle aurait jamais pu rentrer là-dedans seule, elle était trop petite. Je sais pas ce qu'il me prend mais je la soulève et la prend avec moi...
Elle pleure, hurle que ses parents ont été mangés par les messieurs pleins de sang, je pense qu'ils ont du la cacher là pour pas qu'il lui arrive la même chose...
Le problème, c'est qu'avec cette petite fille qui hurle, on est repérable, on les attire...
Arrivés à la voiture, y'en avait un qui arrivait vers nous du coup... ma mère se met à hurler qu'il va nous tuer, je la fais rentrer en vitesse dans la voiture avec la gamine et lui prend la pelle des mains, mon père lui tire dedans... une balle dans le torse... "Bordel papa, t'as jamais vu un film de zombies ! LA TÊTE BORDEL ! LA TÊTE !!!"... Heureusement, j'ai regardé des films de zombies et il a des réflexes rapides et sait tirer.
Le cinéma avait raison... c'était la tête qu'il fallait viser.

On rentre dans la voiture, plein gaz jusque la maison où il fallait encore décharger, ça se décharge très vite des courses quand on a des zombies au cul !


Jour 3:
Ils sont de plus en plus nombreux... On s'est retranché dans la cave avec nos provisions... on crèvera pas de faim avant au moins un mois, mais dans un espace si restreint, j'ai peur qu'on devienne tous fous...
La petite Sarah pleure toujours autant, ça se comprend, pour le peu qu'on en sait elle a 5 ans et est orpheline... y'a plutôt de quoi pleurer pour cette petite. Mais avec sa voix aiguë, j'ai peur qu'elle finisse par les appeler.

Où en sera-t-on dans un mois ? Ça va cesser ? Ça sera pire ?
J'ai comme l'impression qu'on va tous crever... Je pense pas qu'ils aient l'odorat au point de nous trouver dans la cave mais je sais pas pourquoi, je pense qu'on va crever...

ON VA CREVER.

lundi 25 octobre 2010

Spielberg et les juifs (création) by Micab

Que ceux qui à la simple lecture de ce titre lève un sourcil étonné n’aient pas peur. Je ne vais pas vous emmener dans des réflexions aussi soporifiques que celles du Cahier du cinéma, je n’en ai pas la prétention, le talent et encore moins l’envie.

Il s’agit avant tout de remettre le cinéaste face à ses origines et la manière dont il agit avec elles. Pourquoi ? Parce qu’elles agissent beaucoup plus profondément qu’il n’y paraît et ce dans plusieurs de ses films.
Spielberg un simple réalisateur juif et pro-israélien ? Pas si simple…

Geek par excellence, Spielberg est né avec une caméra dans la main. Pas la peine de revenir sur la légende où à l’instar de son personnage dans Attrape moi si tu peux, il se baladait à 17 ans dans les studios Universal avec un attaché case à la main sans accréditation pour finir par devenir leur homme providentiel.
Spielberg vit à contretemps de ses pairs, et en adéquation complète avec les spectateurs du monde entier. Au moment où il commence à être reconnu pour son travail dans les années 70, Hollywood vit son époque la plus réaliste et surtout la plus politique. Il faut dire que la présidence de Nixon aura apporté des films comme les 3 jours du condor ou les hommes du président. Très fortement influencé par la nouvelle vague, les réalisateurs vedettes sont des "jeunes loups" à qui tout est promis, et ils ont pour nom : William Friedkin, Brian DePalma, George Lucas, Francis Ford Coppola, Martin Scorcese… Ils ont réalisé des films comme le parrain et sa suite, vol au-dessus d’un nid de coucou, French Connection, Taxi Driver etc etc.

Le moins que l’on puisse dire c’est que Spielberg est à l’opposé. Face à ce cinéma réaliste, il invente les codes du blockbuster avec les dents de la mer, et il continuera dans cette veine, avec les Indiana Jones et consort.
Sa particularité, raconter une histoire dans le milieu banal de la classe moyenne américaine. C’est-à-dire la banlieue, des marques reconnaissables (McDo entre autres), des maisons aussi semblables les unes aux autres, un noyau familial plutôt fragile et aussi l’ennuie profond. Les personnages de Spielberg s’emmerdent à 100 sous de l’heure avant l’arrivée d’un événement qui va les contraindre à changer leur vie. Exemple dans ses réalisations : E.T. évidemment, rencontre du 3e type, les dents de la mer, la quatrième dimension, plus tard la guerre des mondes ou A.I. et dans une de ses production le premier Poltergeist.



Ce n’est pas un hasard. Spielberg met dans ses films beaucoup de son enfance qu’il décrit comme celle d’un solitaire rejeté par ses camarades parce qu’il ne faisait pas parti de la wasp, parce qu’il était juif et parce que ses parents étaient divorcés. Ses efforts d’intégration seront finalement récompensés par le cinéma. Il réalise son premier court métrage très jeune et il sera même projeter dans son lycée avec beaucoup de succès. Son envie de faire partie de la majorité, et quelque part d’être un américain moyen se sentira beaucoup dans ses premiers films, il n’hésite pas à montrer ce que ces pairs appellent le vulgaire (en gros les grandes marques américaines type Coca-Cola) tout simplement parce que ça fait plus réel. Il y est attaché comme à une famille.
Toute marque de judaïté est complètement absente de ses premières réalisations. Volontairement. A part peut-être dans les aventuriers de l’arche perdue, où le trésor cherché par Indiana Jones sont les tables des 10 commandements, lois fondatrices du peuple juif en Israël, et encore… Il filme l’Amérique et le monde telle qu’il les voit, telle qu’ils semblent être, telle qu’il a envie qu’ils soient. C’est pour cette raison qu’on a toujours reproché à Spielberg d’être un cinéaste un peu naïf.

Dans les années 80, le réalisateur est donc un homme reconnu mais jamais récompensé malgré plusieurs nominations comme meilleur réalisateur. Sa première incursion dans le classicisme académique des films à Oscar sera la couleur pourpre qui révèlera Whoopi Goldberg et Oprah Winfrey. Très attaché à la "cause noire" durant sa jeunesse au moment du civil right movement, justement à cause du rejet dont il est victime, ce projet était prévu pour lui donner la reconnaissance qu’il espérait. Ce film détient un triste record, 11 nominations et aucune statuette… personne n’a fait "mieux" depuis !
Spielberg souffre de ce "rejet". Et quoi de plus naturel que de se retourner vers ce qu’on connaît le mieux : soi-même, sa famille, son histoire, justement quand tout ne va pas aussi bien qu’on l’espérait ?



Ce qui donne en résumé très rapide une des raisons de l’implication du réalisateur dans la liste de Schindler, une sorte de retour aux sources.
Et l’histoire n’est pas facile à mettre en place. Il choisit de parler d’un industriel nazi sauvant des juifs des camps d’extermination et finalement de la mort, un personnage qui est donc très ambigu. Pourtant c’est une réussite sans égal, tant au niveau critique, qu’au niveau populaire. C’est le film qui a fait prendre conscience à Steven Spielberg une judaïté qu’il avait jusqu’à présent rejetée. John Williams faisant appel pour la bande originale du film au violoniste juif Itzakh Perlman apportera sa touche personnelle au dessein du réalisateur qu’il aura suivi tout au long de sa carrière.

Enfin récompensé à sa juste valeur, et reconnu dans le monde entier comme le cinéaste le plus emblématique d’Hollywood, Spielberg va aller encore une fois aller à l’encontre de ce qui se fait, le cinéma grand spectacle qu’il a contribué à créer, pour aller vers des films plus intimistes et surtout plus politiques suite aux attaques terroristes du 11 septembre 2001.
Un des projets les plus emblématiques de cette période est Munich qui raconte la revanche officielle de l’Etat d’Israël face au massacre de l’équipe nationale olympique lors des JO de Munich en 1972.
Spielberg passe alors du statut de héros, créateur et soutien financier de la fondation pour la shoah, à celui d’antisémite. On parle de lui en des termes peu élogieux, lui reprochant sa conversion tardive ou son implicite reconnaissance de la Palestine dans le film, on lui demande de s’occuper de films plus légers…



Munich marque donc un tournant. Ce qui a toujours été une source d’inspiration, que ce soit pour gommer sa judaïté ou au contraire en faire un étendard, devient en un film sinon un problème, au moins un motif de rupture avec une partie de son public.
Depuis le réalisateur n’a réalisé que le très mauvais Indiana Jones 4. Que nous réserve l’avenir à partir de ce constat ? Lui seul le sait…

L'évolution non-stylisée des grandes dents (création) by Jim

Que ce soit à la télévision ou au cinéma, aujourd'hui, après l'ère des pétasses blondes qui se masturbent devant des séries pour adolescents en parlant de la crise du pétrole, nous sommes dans une période où les vampires tiennent une place plus que primordiale.
Mais d'où vient ce changement d'atmosphère, privilégiant les dents longues, les refrains sanguinolents? Surtout que dans la façon dont est traité le thème du vampire, il y a une dualité percutante : soit il s'agit d'un monstre assoiffé de sang avide de jeunes adolescentes en chaleur qui hurlent au lieu de courir ou de se parfumer avec de l'ail, soit il s'agit d'une ombre humaine, devenue immortelle et dont le souhait le plus cher est la rédemption. Une sorte de personnage écorché, tiraillé entre son passé – qui mérite bien sûr le qualificatif d'- abominable. Le premier type de vampire est évidemment celui des films d'horreur/épouvante (bien que la seule chose qui fasse frissonner soit, de manière générale, les scénarios hyper évidents et stéréotypés), le second celui de Twilight (on ne va pas vous faire un dessin, c'est un peu une métaphore du bad boy trop méchant qui a décidé de devenir un poète maudit version nanar romantique), de True Blood, et sans doute d'autres choses connues ou inconnues, ça dépend de la variable x dans un contexte y donné.
(Marquons quand même une parenthèse pour déclarer que dans True Blood, les vampires ne sont pas tous kikoo-mignons, ils sont dark ténébreux avec des envies de sucer votre sang, surtout si vous êtes bonne, 24 ans, blondinette, gros seins, fille facile).



La deuxième image du vampire – celle du pauvre type qui se sent coupable d'avoir enlevé tant d'innocentes vies – est bien entendue celle qui est surexploitée pour le moment. Il y a quelques années, les autres Bela Lugosi, Christopher Lee étaient des figures mêlant érotisme et horreur. Citons très vite les burlesques Le Bal des Vampires, Dracula mort et heureux de l'être, Buffy the Vampire Slayer, des oeuvres où le vampire est toujours une saloperie suceuse de sang, qu'il faut détruire avant qu'elle nous avale tout crus.
Malgré cette imagerie très négative, avec des films comme Entretien avec un vampire (Brad Pitt y joue Louis, un type devenu vampire sans vraiment l'avoir voulu, tourmenté par Lestat, dandy aux tendances bizarres) où le personnage principal ne se nourrit pas de sang humain, le vampire devient celui qui demande pardon, qui, malgré sa condition de "démon" en vient à vouloir devenir un homme et à éprouver, notamment, des regrets.
Twilight, fable pré-pubère sur le fait que les méchants peuvent être gentils en vrai, s'ils sont apprivoisés, a remporté un succès pharamineux, contre toute attente des sceptiques. Il est vrai que le scénario ne vaut pas un clou, mais cependant, ça marche : les salles sont combles, les livres, films et produits dérivés se vendent comme des petits pains au chocolat, elle m'a dit d'aller siffler là-haut sur la colline, de l'attendre avec un petit bouquet d'églantines.
Une fine analyste pourrait dire (en parlant de Twilight) que l'image de l'homme (le sexe masculin hein), telle qu'elle est présentée, coïncide avec celle du prince charmant (pas si charmant quand il allonge les crocs) : il ne larguera pas sa dulcinée pour une sombre histoire de canal déférent avec une plus jeune, plus intelligente ou à plus grosse poitrine, ce qui l'intéresse, finalement, c'est la personne telle qu'elle est, il a l'éternité pour vous supporter, peu importe que vous soyez inintéressante et emmerdeuse, vaut mieux être mal accompagné que seul à bouffer du sang de rat d'égout.

Si cette image moderne montre un côté plus gentil, adieu le côté "bête de sexe, envoûtements à gogo, viens ici, que je te mette ma grosse frite là où je pense".
Ici, rapide comparaison entre True Blood où chaque épisode semble avoir été étudié pour contenir un certain quota de nichons, de fesses, de soupirs enragés de plaisir, et Twilight, où l'amour courtois façon "attendons le bon moment, j'ai jamais trempé ma biscotte, je veux pas que notre histoire se base là-dessus, tu risques d'être déçue poupée".
D'une façon plus subtile (quoique), la sensualité était abordée dans, par exemple, Dracula de Francis Ford Coppola, où, avec le regard d'un amoureux transi, Gary Oldman semblait dire à Wineforever Ryder "si nous copulions sur le lit, comme deux écureuils normands en pleine séance de méditation ? "




Est-ce tout simplement la transposition des vampires, créatures anciennes et pas vénérées, dans un monde désenchanté comme celui d'aujourd'hui, qui a tendance à nuire à l'image de "vilain être qui fout le bordel et suce tout ce qui bouge à la façon Clara Morgane "? A l'époque où on sait que c'est à cause de dérèglements chimiques dans le cerveau que les gens deviennent dépressifs, que l'économie domine toute forme de vie, les émanations érotico-surnaturelles morbides que représentent les vampires n'ont plus de sens. C'est pourquoi leur insertion dans notre société passe pour une belle connerie, qu'on épice en les rendant gothiques (si, si, le bar de True Blood), et dans presque tous les cas ; bourrés de fric, à croire que les billets sortent de leurs pores.
Non pas que je dise tout ceci dans le simple but de dire "c'était mieux avant, quand des bons acteurs incarnaient des gueules de fromage blanc meurtriers, et que les histoires faisaient froid dans le dos", je ne fais que constater une évolution assez... il n'y a pas de mots pour décrire le monde et ses influences, dans cinquante ans, un sage sociologue nommera cette décennie "la pseudo-sentimentalisation des choses". Ok.
Bon, sur ce, je vais aller dehors, là où il n'y a personne pour me causer de vampires.

Jonathan Demme & l'homophobie (création) by Sadako

Bonjour, me revoilà parmi vous avec un article un peu particulier, pour vous parler de deux films sur lesquels je travaille actuellement: Le Silence des Agneaux (ah bon?!) et Philadelphia.



De prime abord, ces deux films n'ont pas grand chose en commun me direz vous, Le Silence des agneaux est un film qui relève du genre de l'horreur, du serial-killer, du thriller psychologique, tandis que Philadelphia tend vers le drame social.

Dans ce cas, qu'est ce qui rapproche ces deux œuvres? Tout d'abord leur réalisateur commun, Jonathan Demme, et le fait qu'ils aient tous deux suscité de fortes réactions de la part de la communauté homosexuelle.

Commençons par Le Silence des agneaux, sorti en 1991, je vous ai déjà cassé les pieds il y a quelques mois avec ce film, mais je vais tout de même vous faire une ébauche du synopsis, pour ceux qui auraient raté le cours!
Une jeune recrue du FBI, Clarice Starling (Jodie Foster) se voit confier une part de responsabilité importante dans l'enquête sur le tueur en série Buffalo Bill. La jeune Clarice est chargée d'inciter Hannibal Lecter (Anthony Hopkins) à apporter son aide à l'enquête.Lecter est un terrible serial killer cannibale mis sous les verrous par l'agent Will Graham dans l'opus précédent: Dragon Rouge. Hannibal, psychiatre réputé, va aider Clarice à identifier et appréhender Jame Gumb, aka Buffalo Bill, ainsi qu'à régler certains de ses problèmes personnels, mais ceci est une autre histoire.

Les deux personnages qui ont provoqué des remous dans la communauté homosexuelle sont Jame Gumb, qui capture et tue des jeunes femmes pour se confectionner un manteau de femme avec leur peau, et l'agent Clarice Starling.

Jame Gumb (Ted Levine) est un personnage véritablement noir, bien plus monstrueux encore qu'Hannibal Lecter. Buffalo Bill est mentionné comme homosexuel au début du film, au vu de sa relation avec Benjamin Raspail, puis Lecter le dépeint comme transsexuel, en expliquant qu'il y a de très grandes chances que Buffalo Bill ait déposé des demandes auprès des hôpitaux locaux pour subir une opération de changement de sexe.
Jame Gumb présente de nombreuses caractéristiques généralement attribuées aux homosexuels, il parle de manière efféminée, il possède un petit bichon blanc du nom de Précieuse, on sait de lui que c'est un couturier très habile, il se décolore les cheveux... Il a également le téton percé et porte un tatouage étrange au niveau des côtes.
Buffalo Bill est également un travesti, on le voit presque nu dans une scène, portant uniquement une sorte de peignoir féminin, maquillé, son sexe caché entre les jambes pour ressembler à une femme.



Jusque là rien de bien dramatique vous me direz, chacun fait ce qu'il veut de son corps, mais faire un sérial killer d'un homosexuel a été très très mal perçu. Au début des années 90 la communauté gay était très mal acceptée notamment à cause de la recrudescence du sida, qui leur était généralement assimilée, l'amalgame étant fortement ancré dans les esprits. Jonathan Demme ainsi que le roman de Thomas Harris ont été violemment attaqués par les activistes gay pour avoir donné une telle image du personnage de Buffalo Bill.

L'association de la communauté homosexuelle et d'un personnage aussi meurtrier et violent a particulièrement été critiquée, puisque d'après des études psychiatriques ce sont des individus généralement pacifiques et non violents.Le film de Jonathan Demme a donc été premièrement perçu comme homophobe.

Le personnage de Clarice Starling au contraire a été perçu de manière très positive, que ce soit par la communauté féministe ou lesbienne. En effet la jeune agent du FBI est un exemple nouveau de ce que peut être la femme dans le film d'horreur ou de détective de manière plus générale. Clarice est très intelligente, forte, indépendante, elle mène l'enquête pratiquement seule de bout en bout et parvient à sauver la jeune Catherine des griffes de Buffalo Bill (a qui elle colle un bon pruneau au passage). L'héroïque Clarice balaye a grands coups de pieds les stéréotypes habituels et donne à la femme une place active loin du rôle de victime potiche et faible dans les films d'horreur conventionnels.
Certains courants de pensée un peu trop extrêmes à mon sens ont absolument tenu à voir l'homosexualité en Clarice, ainsi qu'en Jodie Foster, qui est très protectrice et secrète quant à sa vie privée.

Clarice a ouvert la porte a de nombreux rôles de femme détective efficace, et a toujours de l'influence aujourd'hui, prenez simplement Kate Beckett dans la série Castle, ou encore Temperance Brennan dans Bones...



Nous sommes en 1993, et Jonathan Demme réalise un nouveau film, Philadelphia. Le film aborde des thèmes très délicats comme l'homosexualité, l'homophobie et le sida.Il s'agit de l'histoire d'un brillant avocat homosexuel, Andrew Beckett (Tom Hanks), atteint du virus du sida. Il se retrouve démis de ses fonctions suite à une soi-disant histoire de papiers égarés dans une affaire importante. Le fait est que les lésions provoquées par sa maladie ont été remarquées, et qu'il ne s'agit que d'une conspiration pour se débarrasser de lui à cause de son état et de son orientation sexuelle. Beckett en est intimement convaincu et demande conseil à plusieurs hommes de loi, dont un avocat ouvertement homophobe Joe Miller (Denzel Washington).

Celui ci refusera d'abord de prendre le cas, et ira même jusqu'à demander à un médecin si il a pu contracter le sida en serrant la main de Beckett. Miller ouvrira les yeux petit à petit et finira par se ranger aux côtés de Beckett pour l'aider à préparer son argumentation au tribunal contre la firme qui l'accuse d'incompétence et d'avoir menti pour cacher sa maladie. La peur et l'ignorance sont principalement en cause. S'ensuit un procès véritablement bien mené qui tranchera en faveur de Beckett, qui malheureusement succombera à sa maladie quelque temps après, laissant son compagnon Miguel(Antonio Banderas) seul après leur lutte acharnée.



Le film attaque de manière très habile l'homophobie, la firme et le directeur du cabinet de Beckett sont véritablement diabolisés et tournés en ridicule. Le personnage de Joe Miller est un excellent exemple, il apparait tout d'abord comme un homophobe ignorant, puis au contact de Beckett il apprend à connaitre et à respecter les homosexuels. Le film est également très instructif quand au mode de transmission du sida, remplissant ainsi une fonction informative auprès du public. Jonathan Demme réalise un film qui à la fois dénonce les abus homophobes dans le milieu du travail, brosse un portrait positif et élogieux de la communauté homosexuelle, et invite à leur porter un nouveau regard, ainsi qu'aux malades touchés par le sida.

Le réalisateur combat donc les préjugés, à l'aide d'un scénario bien ficelé, d'un casting prestigieux et efficace.
Philadelphia a été un premier pas au cinéma pour briser les tabous de l'homosexualité et du sida, et faire évoluer les mentalités à travers le monde de manière efficace. Demme s'est vu salué par la communauté gay, et le film fait toujours autorité en la matière.

Les deux films ont été largement récompensés et salué par le public bien qu'ils soient totalement différents, mais il parait impensable de qualifier Jonathan Demme de réalisateur homophobe.

Les meilleurs clichés du cinéma d'horreur (création) by Violetta

Pour ma première propa en ces lieux, je vous propose un petit panorama des meilleurs clichés du cinéma d'horreur, que j'ai recensé pour vous en fervente amatrice de ce genre de films ! Si vous vous lassez parfois de certaines scènes, lieux ou procédés vus et revus, ou si au contraire vous avez beau les revoir cent fois et trouvez qu'ils ne perdent jamais leur piment, alors vous et moi avons beaucoup de choses à nous dire!

Commençons par le genre fantastique/épouvante, au sens large :


(Fragile, de Jaume Balaguero)

1/ L'ami imaginaire:

Prenons un couple-type avec un gamin (ou une gamine) de nature plutôt solitaire : inévitablement, si le couple s'installe dans une maison isolée et/ou proprette, spacieuse et lumineuse, il adviendra un moment où le gamin restera prostré à regarder quelque chose qu'on ne peut pas voir dans un couloir sombre, se mettra à chuchoter tout seul dans sa chambre ou dans la salle de bains, puis commencera à dessiner des petits personnages louches. Lorsque les parents, ne pouvant se résoudre en adultes bornés à accepter les phénomènes survenant dans la maison, engueuleront le gamin, celui-ci plaidera alors: « Mais c'est pas moi, c'est lui (ou elle) ! » S'ensuivra bien souvent:
-Qui est lui/elle ?...
-C'est mon/ma nouvel(le) ami(e). Il/Elle habitait dans la maison avant nous. »

2/ Le miroir:

Lorsque Machin ou Machine est en train de prendre ses cachets/se démaquiller/se mirer en réfléchissant à la situation, il y a environ 95% de chances qu'un truc baroque apparaisse dans le miroir, juste derrière sa tronche. En général Machin/Machine se retourne brusquement, saisi(e) de trouille, mais le truc a bien sûr déjà disparu.

3/ Le grenier (ou presque aussi souvent la cave):

Machin/Machine a entendu un bruit bizarre, a un doute ou une intuition soudaine, cherche un de ses camarades de galère ? C'est parti mon kiki: vous pouvez parier qu'il/elle montera au grenier ou descendra à la cave tout(e) seul(e), de nuit, et souvent muni(e) d'une pauvre bougie, d'un briquet ou d'un téléphone portable. Jamais de lampe-torche digne de ce nom ni d'éclairage aux normes; il/elle risquerait alors d'y voir à plus de deux centimètres de son pif, et ça serait dommage.

4/ L'ampoule qui sature ou qui vient de griller:

Lorsque le protagoniste appuie sur l'interrupteur, pour peu qu'il y en ait un, soit la lumière s'allume pour grésiller peu de temps après et s'éteindre, soit elle ne s'allume pas. Dans ce cas-là il arrive qu'il se rabatte sur la bougie, mais attention alors au mystérieux courant d'air qui risque de la souffler.

5/ Le chemin de sang qui tourne à l'angle du couloir:

Au cas où le protagoniste chercherait quelqu'un qui se serait absenté depuis un petit moment déjà, le bon souvenir de cette personne se rappellera souvent à lui au détour d'un couloir sombre, qui semble déjà avoir été traversé par une énorme limace rouge. En effet, la piste dessinée par le corps traîné est toujours d'une épaisseur exemplaire et le tournant très net, tellement parfois qu'un panneau lumineux et fléché aurait été moins grotesque à la place...

6/ Le dessin ou le jouet d'enfant:

Si le protagoniste est en train de chercher des indices, que ce soit dans n'importe quelle pièce de la maison/de l'hôpital/du motel, il finira souvent par tomber sur un dessin esquissé par un mioche ou sur un jouet tel qu' une poupée, une boîte à musique ou un pantin à moitié déchenaillé ayant appartenu au mioche en question.

6 bis (variante)/ La photo:

Bien plus présente dans les films d'horreur fantastiques, la photographie, qu'elle soit en noir et blanc ou en couleur un peu défraîchie, apparaîtra quant à elle dans 98% des cas. Cependant elle n'est pas incompatible avec les indices précédents... Si le mioche de la famille est présent sur la photo, ses affaires peuvent tout aussi bien traîner dans le coin.

7/ L'ombre qui file devant la caméra:

Le protagoniste est en train de s'engager dans une pièce (laborieusement, parce qu'il a la trouille), est en train de pisser ou est penché sur un bricolage quelconque... Et là banco, c'est l'infarctus : une silhouette noire passe en un éclair juste derrière lui (accompagnée bien sûr d'un bref son strident). Le protagoniste ne se retourne pas toujours... Cependant lorsqu'il le fait, il s'avance vers le point de fuite de l'apparition, tout seul comme un con, en demandant à la cantonade: « Machin/Machine... C'est toi ? » ou « Y'a quelqu'un... ? »

7 bis (variante)/ La personne prostrée de dos dans un coin:

Tout le monde sait pertinemment qu'il ne faut pas la toucher en lui mettant une main sur l'épaule, mais le protagoniste le fera quand même. En général, il n'est alors pas déçu du voyage (surtout si la personne est encore vivante).

8/ Le fantôme haut en couleur:

Le meilleur moment du film, si celui-ci est bien mené, survient lorsque la victime de l'histoire, animée d'intentions plus ou moins vengeresses, apparaît franchement à une ou plusieurs reprises sous la forme d'un fantôme mochissime. Les approches les plus réussies :
-En saccadée : l'image du fantôme gagne du terrain par à-coups, rapidement, comme des flashs succincts, jusqu'à ce qu'on subisse un gros plan de sa tronche dont on se rappellera longtemps.
-Au ralentie/Montée sur rails : particulièrement traumatique, le procédé consiste en un rapprochement impitoyablement lent du fantôme, pendant qu'on se demande désespérément si oui ou non il va sauter à la tronche du protagoniste en temps voulu. Le fantôme glisse parfois tout raide, en trajectoire parfaitement linéaire, donnant l'impression de progresser sur des rails ou d'être poussé sur un skateboard. Sueurs garanties.
-Directe : sans aucun préambule, le fantôme qui demeurait planqué quelque part apparaît en sautant à la face du protagoniste. Plus rare, mais néanmoins efficace.

9/ Le flash-back:

De nature stressante, il est généralement constitué d'une série de plans stroboscopiques, pleins de cris, de coups et d'images choc. C'est parfois à la suite d'un de ces flashes-back que le protagoniste comprend le terrible secret de l'histoire.

Voyons maintenant le thriller et sa pathétique variante, le slasher...


(Résurrection, de Russell Mulcahy)

1/ Le flic qui s'avance sans vérifier dans les recoins avant:

En théorie, les instructeurs du FBI ou de l'école de police apprennent à leurs élèves à bien se méfier lorsqu'ils pénètrent dans une zone suspecte... Honnêtement, c'est à se demander parfois si l'enquêteur ne ferait pas mieux de retourner réviser un bon coup ses leçons avant de se lancer à la poursuite du tueur. Car lorsqu'il se retourne (si il le fait) pour réaliser sa bourde une fois embringué dans les tunnels d'égouts/l'entrepôt désaffecté/l'atelier glauque, il est déjà trop tard: le tueur lui balance son poing dans la gueule.

2/ La voix gutturale ou trafiquée:

Parfois, un psychopathe machiavélique qui ne tient pas à se faire coffrer rapidement contrefera sa voix au téléphone ou sur les enregistrements (ce qui lui conférera par la même occasion un certain charisme et renforcera l'angoisse du mystère qui plane autour de lui). La voix menace habituellement les protagonistes, lorsqu'elle ne se perd pas en spéculations intellectuelles ou en énigmes casse-bonbons.

3/ Le masque glauque:

Lorsque le psychopathe se cache derrière un masque moche ou sportif, il a tendance à en imposer davantage... Certes, mais dommage que les réalisateurs de slashers aient misé sur cet unique aspect, en croyant qu'il suffirait à faire oublier le bouffon insipide qui se trouvait derrière...

4/ La bobonne et les gosses de l'enquêteur agressés:

A tous les coups, lorsque l'enquête en est à un stade avancé, le flic revient chez lui et trouve sa femme et/ou son/ses gosses en train de chialer parce qu'ils se sont fait menacer par le tueur (à moins qu'il ne soit déjà trop tard, mais c'est quand même plus rare). Résultat, branle-bas de combat dans la baraque, toute la petite famille se tire chez un oncle ou un collègue à Paumé-sur-Loin. Bien fait pour le tueur, il n'a qu'à s'acheter un GPS maintenant.

5/ La fille pourchassée:

Dans un slasher ou un film dit « gore », en plein cœur de l'action où la fille essoufflée court à travers un sous-bois, elle se prend les pieds dans une racine ou trébuche sur une pierre au moins une ou deux fois. Si elle ne se fait pas violer par l'arbre, elle regarde alors derrière elle pour voir si elle a toujours le tueur aux fesses... et c'est en se relevant qu'elle s'aperçoit qu'il est juste devant.

6/ L'escapade solo:

Il fait nuit noire, il pleut, l'inspecteur et son coéquipier décident d'une petite escapade (sans mandat) en plein milieu d'un complexe de vieux entrepôts moisis avec des bâches en plastique qui pendent... Et à ce moment-là, l'inspecteur lance souvent cette brillante idée : « Séparons-nous. Toi tu prends par là, moi par l'escalier », ou bien « Attends-moi ici. Si je ne suis pas revenu dans une heure, préviens la brigade. » C'est sûr qu'en voulant faire son malin en solo, on a plus de chances de se faire rétamer par Monsieur Ketchup...

7/ « C'est pas moi, c'est Charlie », ou « C'est ma mère » ou « C'est la volonté de Dieu »:

Certains psychopathes à tendance schizophrène, après s'être fait coffrer ou étant sur le point de se faire abattre par l'enquêteur, sortent quelquefois cette excuse-type pour justifier leurs actes abomiffreux. Suivant les situations, ils peuvent être coupés en plein monologue par le coéquipier couillon du flic qui leur tire une balle par derrière.

Et pour terminer en beauté, un petit tour d'horizon du Kaidan eiga, le film de fantôme asiatique :


(The Wig, de Won Shin-yeon)

1/ Les lieux humides:

Si Machin-wa ou Machine-ko se penche sur l'évier, la baignoire, ou commence à patauger dans des flaques d'eau pour traverser un endroit moisi... Alors c'est qu'il/elle court allègrement au-devant des emmerdes.

2/ Les longs cheveux bruns:

Le protagoniste, pour ainsi dire, n'y échappe quasiment jamais : indémodable élément du Kaidan eiga (et le pire étant qu'il fonctionne à chaque fois), la touffe de cheveux noirs qui reste collée entre les doigts ou qui frôle la tronche au passage n'a pas son pareil pour donner la chair de poule.

3/ La télé brouillée:

Souvent, lorsque le protagoniste s'autorise un petit détour par le salon, la télévision, si elle n'est pas déjà en marche, s'allume toute seule pour crépiter de parasites blancs. Évidemment, les tentatives pour essayer de l'éteindre sont inutiles...

4/ Les bruits de pas rapides:

Cliché de la bande-son par excellence, tantôt légers tantôt éléphantesques, le protagoniste les entend venir de l'étage au-dessus de lui. Ils vont crescendo puis decrescendo, juste pour mettre la pression... Tout ce que vous espérez alors est que le propriétaire des pas ne daigne pas descendre.

5/ Le(s) fantôme(s) extrêmement tenace(s):

Se déplaçant fréquemment en rampant, parfois vers et/ou sur les lits, ou bien au plafond, le fantôme presque toujours de sexe féminin a souvent un prénom finissant en -ko si il est japonais. Mais plus grave encore, il est la plupart du temps tellement coriace que le ou les protagonistes devront s'y reprendre au minimum à deux fois pour s'en débarrasser... à condition qu'ils arrivent à le faire, sous peine d'en ressortir ruinés sans avoir pu mettre fin à la malédiction.

TROLL: le cinéma de ces emmerdeurs intellectuels (création) by Jim

(ceci est un troll merci de ne pas l'oublier avant de commenter)


Vient toujours un moment où l'individu est confronté à une appréciation – bonne ou mauvaise – de ses goûts en matière de films. Lorsque cela arrive, plusieurs options sont de mise : nier, faire genre, « je ne l'ai vu qu'une fois, c'est pas mon style, je n'ai pas aimé non plus », maintenir sa position « ah non, je suis désolé(e), pour moi ce film est bon  même si pour toi il comporte autant de subtilité qu'une plage de nudistes par moins quarante degrés », ou se taire, je vous emmerde et je rentre à ma maison.

Il y a toujours des gens pour vous rabaisser. Oui, des nuisibles emmerdeurs qui disent que le film X est d'une nullité artistique à chier, donne une caméra à Britney Spears, elle pourrait faire mieux. Les autres qui ne jurent que par le cinéma indépendant, les films d'auteurs, décrétant que le reste est juste bon pour la masse populaire dont le cerveau ne contient pas de sillons.
Voilà le triste constat : il y a des imbéciles dans les cinéphiles des villes (non, c'était juste pour la rime ça).



Le cinéma d'auteur, cinéma qu'on qualifie d'expérimental, sans doute pour attester de son caractère souvent mauvais, est passé par des vagues de lenteur, des circuits où le bâillement est une chose habituelle. Certains Godard sont très bon, traitant de sujets tout aussi variés que passionnants, mais souvent, la fatigue pointe vite le bout de son nez. Idem pour Van Sant, qui, au point culminant de sa phase expérimentale, s'est retrouvé à réaliser « Last Days », un film qui a le don de donner envie à celui qui le regarde des envies de suicides aussi claires que celles du protagoniste du film.
L'ennui, la solitude, la fatigue. L'art, en somme, comme le disent nos « intellectuels » plus malins, plus enclins à déceler toute sorte de soi-disant subtilité : plus c'est long, plus c'est con, plus c'est bon. Ah non, pas con, c'est intelligent, j'avais oublié.

Mais pourquoi ce dédain, cette personnalité hautaine, ce mépris des gens qui ne se font pas chier à devoir trouver une quelconque transcendance dans une scène ? Pour se démarquer du spectateur lambda, souvent amené à des choix stratégiques de films « faciles », faute d'une instruction ou d'une culture suffisante pour apprécier ce qui sort du lot? Monsieur et Madame Toutlemonde n'ont pas toujours le temps, ni l'envie de se confronter à des visions, des partis pris : peut-on reprocher à quelqu'un de ne pas vouloir voir Funny Games, par exemple? Et inversement, peut-on considérer cela comme malsain de regarder Funny Games, ou même Salo et les 120 jours de Sodome?

Ce qui est le plus dérangeant est tout simplement le jugement en lui-même. Chacun a son avis sur un film, ses impressions, débarque avec son histoire personnelle, ses interprétations, et n'a pas le même regard sur un même problème : il n'y a pas une mais plusieurs vérités, la réalité est donc multiple (nous n'allons pas nous attarder ici sur la réponse adverse très philosophique qui envisage qu'il y a une vérité, mais pas à la portée des humains pour des raisons x).
Il faut replacer dans un contexte parfois diffus et difficile à appréhender chaque chose, chaque avis.
Le jugement se porte donc toujours par rapport à soi, à ce qu'on peut faire, ce qu'on veut faire et ce qu'on ne peut pas faire. Et tout le monde le sait, un vrai intellectuel du cinéma préfère passer une soirée à dormir ou à se donner l'impression d'être quelqu'un de plus fin, de plus cultivé et de plus select que les autres.

Le dernier point important relatif à ce cinéma d'auteur est bien entendu son ton général ; loin d'être joyeux, il est souvent maussade, pas vraiment donneur de leçon, mais fréquemment noir. La religion catholique aimant toujours le malheur (qui donne une profondeur à ses victimes), et la société en général, trouvant que la douleur est une force, retirer une satisfaction de pouvoir clamer « je suis capable de me bouffer deux heures d'atrocités, c'est de l'art » est donc en mouvance avec les instances supérieures, dirons-nous.

La prochaine fois que vous prenez Die Hard dans vos mains et qu'une pétasse vous toise en sifflant avec ses lèvres comme un serpent, retournez-vous sur elle et dites-lui « si tu es une mal baisée pseudo gothique qui adore se faire chier deux heures devant une fille qui prend son bain, alors, franchement, ne me dis pas que tu te trouves maligne, tu es pire qu'une tumeur au genou un soir de saint-sylvestre ».

Les filles, sortez vous les doigts du cul (création) bu Sadako

 Vous êtes blonde à forte poitrine?
Vous en avez marre de jouer les victimes dans les films d'horreur?
Vous en avez assez de voir vos congénères se faire désinguer par des sérial killers qui vous prennent pour de la chair à tronçonneuse?

Si les clichés vous gonflent, si vous voulez passer de greluche passive à bourrine active, Kuro a pour vous toute une panoplie de solutions imaginatives et incroyablement ludiques.

#Bienvenue dans le programme de remise à niveau :
#Les gonzesses contre-attaquent!!!

Tout d'abord, vous devez démarrer votre revanche en choisissant votre victime, pas la peine de foncer dans un tas de grands blacks armés jusqu'aux dents avec une petite cuillère, soyons réalistes.
On va admettre que pour votre premier coup, vous avez décidé de vous attaquer à un homme seul.

Le plus déterminant dans l'opération c'est le choix de votre arme!

Vous savez c'est une question de personnalité, il y a autant de façon de procéder que de têtes dans cette classe. Commençons par un grand classique qui a pratiquement fait ses preuves à chaque fois:

Leçon numéro 1: Le flingue.
Peu complexe d'utilisation et plutôt facile à se procurer surtout pour les résidents américains, l'arme à feu reste une valeur sûre et vous garantira un résultat optimal, pour peu que vous sachiez un minimum viser...
Prenez de préférence une arme légère pour les débutantes, un petit Beretta 9mm fera l'affaire.

Maintenant, pointez le méchant et faites mouche!

Ah on a promis un bon résultat final, on a pas dit que c'était facile de courir dans le noir avant de trouver le méchant! Vous me copierez cent fois "je dois penser à prendre une lampe de poche avant d'attaquer un sérial killer" mademoiselle! Sinon c'est acceptable dans l'ensemble.

Vous aimez le travail manuel, cette vengeance est faite pour vous!!
Leçon numéro 2: Ma main dans ta gueule.
La combinaison à retenir est très technique et vous n'avez pas le droit à l'erreur, sinon votre adversaire au lieu de se lever et d'aller crever 5 pas plus loin, se tortillera de rire sous la tempête de chatouilles que vous lui infligerez... Ceci dit cette technique est parfaite pour les feignasses du dernier rang qui n'ont pas l'air de vouloir bouger de leur chaise...

C'est pas le moment de vous tourner les pouces!

Maintenant que vous commencez à avoir un peu plus d'expérience, passons aux choses sérieuses, cette fois on va dire que vous choisissez de vous venger de deux enflures à la fois.
Et oui petite démone revancharde deviendra grande!

Leçon numéro 3:Les armes improvisées.
A présent il faut que vous appreniez à utiliser votre environnement pour vous défendre, si vous n'avez pas d'arme à feu à portée de main, vous allez devoir faire preuve d'inventivité. Munissez-vous par exemple d'un parapluie, au cas ou la météo soit mauvaise, et le cas échéant, vous lui trouverez certainement une utilité quelconque! Souvenez vous également que la télévision est un objet lourd si cathodique et peut causer de terribles dégâts létaux et contendants.

Bon comme c'est d'un niveau un peu plus élevé, vous avez le droit de vous faire aider un peu

Oulala le travail bâclé là, je ne suis pas contente du tout mademoiselle, combien de fois je vous ai dit de toujours bien s'assurer de la mort de votre cible là... évidemment qu'on vous fait jouer les potiches, vous oubliez les règles de sécurité élémentaire! Faites moi 20 pompes sur une main immédiatement! Et pour la prochaine fois vous me copierez 100 fois "je ne dois pas coucher avec l'assassin de ma mère". Nan mais!

Ok assez bavassé sur le boulot en solo,
Leçon numéro 4: Travaux Pratiques en groupe!
Mettez vous trois par trois, de préférence avec des copine du même niveau que vous, et montrez moi ce que vous avez retenu de ce cours de vengeance féminine! Le choix de l'arme est à votre guise.

Démonstration!

Yeaaaah magnifique application de la leçon d'aujourd'hui, très freestyle, très bruyant, notez s'il vous plait qu'elles n'ont pas oublié de mettre la tête absolument hors service, elles iront loin ces petites! Je leur mets un 20 et je leur donne une image même!

#Voilà les filles, maintenant que vous êtes une véritable armée de Final Girls, faites moi part de vos techniques favorites!

Professeur Kuro, à votre service d'ici l'évaluation!

Le jour où la Terre s'arrêtera (création) by Arcady

Certains d’entre vous, jeunes ou plus âgés, ont des idoles.

C’est bête cette propension propre à l’être humain à quasiment déifier un acteur ou un réalisateur pour diverses raisons. D’un autre coté, c’est moins ridicule que d’idolâtrer un chanteur pop gris ou une blonde vulgaire qui devient complètement gaga. Mais je m’égare.

Dans le cadre du cinéma, c’est typique. On ne compte plus les aficionados de Bruce Campbell, les fous de James Cameron (étrange, j’en conviens) ou les geeks qui se déguisent en Sith à la moindre occasion. Dans la plupart des cas, ces gens sont heureux (quoique pour le fan de Cameron, je reste perplexe) car leurs idoles sont souvent jeunes, riches, botoxées et ils pourront dès lors en profiter longtemps. Ma jeune voisine tombera encore souvent en syncope devant Robert Pattinson, pour les autres il faudra prendre son mal en patience (ou espérer une éventuelle addiction de Robert au crack).

Mais pour votre humble serviteur, qui a possédé un walkman auto reverse, connu les VHS sans bonus et a vu Retour vers le futur II au cinéma, la réalité est moins drôle. Mes idoles sont vieilles. La date de péremption approche à grand pas, et dans peu de temps je le crains, ces gens qui ont bercé toutes mes plus belles années de cinéma ne seront plus. Cette seule idée me terrifie.

J’ai eu un avant-goût du désespoir quand monsieur Kubrick nous a quittés. J’aimais bien Stanley, toujours à faire ce qu’il voulait, sans rien demander à personne, et à vous prendre par surprise. C’est lui qui m’a fait découvrir le beau cinéma graphique et intelligent. Avant ce n’était que Willow, Starship Troopers et autres Robocop. Il m’a ouvert les yeux. Sa mort coïncide bizarrement à la fin de mon adolescence et à mon départ du nid familial. On va dire que grâce à lui j’ai un peu muri. Je reste persuadé que le fait d’avoir tourné avec Tom Cruise a accéléré son départ.

Que sera ma vie sans Clint Eastwood ?
Enfant, lorsque je jouais au cowboy, mon modèle c’était lui. Dans la cour de récré, je réglais les bagarres comme l’inspecteur Harry. Intraitable, droit et juste. Un modèle. En plus ce salaud est un réalisateur exemplaire et un musicien de talent. C’est vrai quoi, ce mec est beau même super vieux, c’est troublant. Un type me cherche des noises et je ne sais pas quoi faire ? Un petit Impitoyable sous la couette et me voici debout prêt à en découdre avec cette brute épaisse. La vie c’est pas cool et l’enfer c’est les autres ? Million Dollar Baby et on oublie. J’espère que le clonage sera un jour permis dans le cas de Clint Eastwood.

Mais le pire reste à venir. Le simple fait de taper cette éventualité sur mon clavier me donne la chair de poule. D’ailleurs, je vais prendre mon temps. Il faut dire que cette personne, c’est mon meilleur ami. Oui je ne mâche pas mes mots. Avec lui, j’ai vécu des moments inoubliables, j’ai rêvé, j’ai eu peur, j’ai été scotché devant l’écran avec la bouche ouverte et les yeux qui piquent. Mes parents ont d’ores et déjà prévu un week-end d’hospitalisation sous sédatifs à mon nom le jour où j’apprendrai sa mort... Le jour où John Williams ne sera plus.

C’est fait, je l’ai écrit. J’ai mal au ventre.
Le jour de sa mort sonnera le glas de ma vie passée et j’errerai perdu dans les limbes de cette existence insipide, murmurant son nom et luttant pour que sa gloire ne tombe pas dans l’oubli. Je passerai tout mon temps libre à écouter sa musique en me disant « Pourquoi ?! Pourquoi lui ?! » et pesterai contre ces jeunes arrivistes incapables de composer la moindre bonne B.O.

Je m’y prépare… Je sais que ce jour arrivera. Le jour où pour moi, la terre s’arrêtera.

The Vegas Brother (Création) by Joker

"The Vega Brothers" est un projet qui date d'avant Kill Bill, mais John Travolta et Michael Madsen avaient beaucoup à faire sur d'autres films, et donc, ça n'avait pas pu se faire.

Devant la demande plus que grandissante des fans, le projet est revenu sur le devant de la scène et sera réalisé par Quentin Tarantino.



Le petit frère, Vincent Vega, est un des personnages principaux de Pulp Fiction.
Il est connu pour son franc-parler, son goût pour les drogues dures, son amour des voitures, de la danse et des hamburgers.
Il est le partenaire de Jules, et travaille pour Marsellus Wallace.
Il se fait abattre par Butch lorsqu'il sort des toilettes.

Le grand frère, Vic Vega alias Mr Blonde, a participé au braquage d'une bijouterie dans Reservoir Dogs.
Il est réputé pour sa violence, son amour de la musique des 70's et lui aussi a un bon pas de danse.
Il bosse en freelance, mais a une affection particulière pour Eddie le gentil et son père, Joe, commanditaire du casse.
Il se fait abattre par Mr Orange dans le hangar.

Comme vous n'avez pas manqué de le notifier, Vic et Vincent Vega sont tout deux morts dans leur film respectif.
L'histoire de "The Vega Brothers" se passe donc avant Pulp Fiction et Reservoir Dogs.
Dans Reservoir Dogs, on sait que Vic a fait de la prison, et il venait juste d'en sortir quand il a son échange avec Joe à propos du braquage.
Dans Pulp Fiction, Vincent revenait des Pays Bas.

Pourquoi donc cette "indisponibilité" des deux frères sur le sol américain ?

C'est simple : ils faisaient les 400 coups ensemble et avant de la jouer séparés, ils ont bâti leurs réputations en duo, tel Seth et Richard Gecko.


Synopsis :
Premiers pas et lettres de noblesse des frères Vega dans le Milieu.


Histoire :
Vic et Vincent sont deux frères au caractère violent et impétueux.
A force de se battre avec les autres enfants pour devenir les caïds du quartier, ils finissent par rencontrer un autre enfant de leur âge : Eddie Cabot.
Eddie se lie d'amitié avec eux et leur présente son père : Joe Cabot.
Joe organise toutes sortes de braquages et autres rackets, et prend les frères Vega sous son aile.
Devenus de jeunes hommes, les deux frères sont connus, craints et respectés.
Joe leur confie des tâches de plus en plus dangereuses, et la dernière est l'enlèvement du fils de son principal concurrent.
Comme vous vous en doutez, cela va mal tourner.


Casting :
John Travolta et Michael Madsen étant trop vieux pour reprendre leurs rôles respectifs, et Chris Penn étant malheureusement décédé, d'audacieux et surprenants choix ont été faits :
- Chris Evans dans le rôle de Vic Vega (Michael Madsen donne l'avantage de la couleur des yeux, étant donné qu'il a toujours les siens constamment mi-clos),
- Elijah Wood dans le rôle de Vincent Vega (Elijah nous avait bluffé dans Sin City),
- Bruce Willis reprendra le rôle de Joe,
- Ben Foster, avec quelques kilos de plus, sera Eddie le gentil.

Comme à son habitude, Quentin Tarantino fait apparaître beaucoup de noms du cinéma : Matt Dillon, Natalie Portman, Harvey Keitel, Famke Jannsen et autres Tim Roth.

Au niveau de la bande son, Tarantino va de "Dion & the Belmont" à la "Motown", une bonne BO en perspective.



Bref, j'attends ce film avec impatience depuis des années, et je suppose que certain(e)s d'entre vous aussi.
Mais c'est fort dommage, cet article est complètement erroné, sauf la première ligne.
Mais bon, ça laisse rêveur pendant trois minutes.

Rendons à César ce qui appartient à César :
- Premier fan art trouvé sur brysme.blogspot.com (avec plein d'autres caricatures),
- Second fan art trouvé sur www.valeriovega.com.



Avez-vous d'autres films/suites/dérivés que vous auriez aimé voir et qui n'ont jamais vu le jour ?

Comment Twilight aurait dû être by Jim

**Comment Twilight aurait dû finir, pour plaire aux plus de vingt-deux ans** (Ou plutôt Coca-Cola Zéro, comment la vie devrait être).

Suite à un problème de scénaristes ou de féministes, nous changeons le titre de cet article en **La chimie organique appliquée à Twilight**. Non.
**Comment le troisième film de Twilight devrait être pour sembler moins gaga, no he can't read my poker face**

Résumé des épisodes précédents : Dans **Fascination**, Bella, une fille bien tarte, gourde (ou autre plat ou accessoire) s'éprenait d'un tragique jeune homme, qui, en réalité, était un vieillard (mais il cachait bien son jeu, tout comme son canal déférent). L'amour passionnel qui liait les deux protagonistes ne trouvait aucune expression sur le plan physique, ce qui n'était pas sans déplaire à Bella et Edward, car, ces deux-là étaient (et sont) toujours de gros puceaux angéliques.
Bref, après deux altercations avec d'autres vampires (qui eux sont méchants, ou ridicules, ou les deux en même temps, c'est possible), où Bella fut un instant proche de devenir un cadavre aux longues dents, Edward commença à comprendre (mais comme son esprit est lent on lui pardonne presque) qu'il était dangereux de rester avec sa dulcinée. Dans **Hésitation**, Edward larguait sans scrupules Bella, la laissant dans une forêt infestée de pervers voyeurs. Bella, bien sûr, en fille stéréotypée, fragile et limite suicidaire, ne pouvait se remettre de cet échec (et dire qu'elle était à deux doigts d'être sautée comme une pomme de terre!), jusqu'à ce qu'elle renoue avec un ami d'enfance, Jacob, un lycan aux abdos féroces. **Mais comme Twilight est la fable de l'abstinence**, au lieu de sauter au cou du jeune amérindien lorsque il se baladait torse nu devant elle, Bella l'ignorait (en bavant quand même comme le chien de Pavlov). **Bref, le bilan du deuxième Twilight frise l'hystérie collective** : Bella a encore été courir à l'autre bout du monde pour son morceau de chair en décomposition.

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Voici comment **Soumission**, ou **Saucisson**, ou **Fellation** devrait être.
(Car oui, nous en avons foutrement marre de cette mascarade à deux francs, alors, remettons de l'ordre)

Il y a peu, Edward a demandé à Bella de l'épouser, condition sine qua non, si la jeune fille veut devenir vampire (et surtout, avoir la vie éternelle, le plus important). Laissant mijoter Edward, **Bella se rend compte que c'est impossible**, elle est jeune, lui est très vieux, il a attendu toute une partie de sa vie, elle ne voit pas pourquoi elle devrait perdre sa virginité avec quelqu'un qui pourrait être son grand-père, alors non, **il n'en est pas question, pas de mariage, pas de vampires, elle ne veut pas renoncer tout de suite aux pâtes carbonara**.
Nous sommes à cinq minutes de film (ce qui change par rapport aux autres opus où il faut quarante-cinq minutes pour se décider à se resservir de gâteau au chocolat).
Edward se fait, à son tour, larguer comme une vieille chaussette mal propre, à la soirée d'anniversaire de Bella où elle lui dit *Va te faire mettre par un ouzbékistanais mal luné, et on en reparlera peut-être un jour*. Suivant les conseils de Bella, bien qu'ayant le coeur aussi déchiré que le ventre d'une femme venant de se faire liposucer, le vampire décide de partir trouver l'Ouzbékistan, sauf que ça a l'air vachement loin, et peut-être même introuvable. **Finalement, Edward se retrouve à Los Angeles, comme Borat, mais sans l'ours** (on ne parle pas de l'animal, mais du type bizarre qui le suit partout).
Bella, elle, se décide enfin à sauter le pas et à se faire un piercing génital, dont sa super copine Simone lui a tant parlé (et dont Edward ne voulait rien entendre, bien sûr). Après avoir tapissé ses murs d'ail, elle se dit que merde, elle a assez caché ses penchants gothopouffe, **il est temps de se laisser aller à ce qu'elle veut, de s'habiller en noir, de baiser sans préservatifs, de maudire ses parents qui la font trop chier à la prendre pour une ado de quinze ans**.
Jacob, notre ami aux dents longues qui aboie à la pleine lune, lui, se rend compte que Bella n'est qu'une sale pouffiasse immonde et dérangée qui court après les mecs pas assez vivants pour elle, et que lui, il mérite une princesse ; c'est pourquoi, il se suicide par accident, en tombant d'une falaise. **Mais personne ne sait bien sûr pourquoi il saute de la falaise, tout le monde s'en fout, on en a tellement marre de l'entendre gémir après l'autre toxicomane qui se fait prendre derrière la pompe à essence** (oui, nous parlons bien de Bella).
Détruite par ce décès prématuré, Bella monte un groupe de rock aux influences apocalyptiques pour canaliser sa tristesse (ben non, elle n'a pas d'énergie). Le groupe obtenant un certain succès auprès des ados suicidaires de la région de Seattle, un concert est organisé à Vera Cruz. Et pendant ce temps, à Vera Cruz, Edward passe d'un verre de whisky à l'autre, tandis qu'il joue aux cartes pour payer le loyer de sa maison, parce qu'il a claqué tout son argent dans une opération pour le transformer en femme, et qu'avant cela, il a engrossé trois nanas de passage qui lui font payer d'avoir mis un peu de brillant dans leur... vie, oui, vie, on ne sait jamais que des jeunes yeux lisent ceci. **C'est donc à Vera Cruz qu'Edward et Bella se retrouvent, un certain temps et un temps certain après les évènements de Forks**. L'âme en déroute, Edward s'empale sur le micro de Bella, qui, en pleurs, ne fait rien du tout, le film est fini, putain, j'ai merdé mon coup, on dirait un film de gothiques en chaleur.

Faux Troll, Vrai Eastwood by Micab

L’avantage du monde du cinéma en général, et les réalisateurs qu’on apprécie en particulier, c’est que rares sont ceux dont on aime tous les films dans une carrière. Il y a forcément un moment où on lâche, où ça passe moins bien voire pas du tout. Toutes les bonnes séries ont une fin, et finalement ça rassure un peu car ça prouve en fait que tout ce joli petit monde est humain… ni uniquement génial ni uniquement nullissime, juste humain, et c’est déjà beaucoup.
Les esprits dérangés et cyniques comme [**Jim**](http://www.parano.be/bbs/view.php?id=64562) par exemple ne peuvent que se réjouir de voir un réalisateur se planter lamentablement. Tel un renard à l’affût, elle guette le moindre faux pas, le moindre écart, et en profite généralement pour brûler une filmo au napalm à cause d’une mauvaise herbe… sans aller dans ces extrêmes regrettables dignes d’une critique des **Inrockuptibles** ou de **Télérama** (*et ce n’est pas un compliment*), il faut avouer que ça fait aussi du bien de se défouler et de **se comporter en bon vieux Troll**.

Mais parfois, on a un peu plus de mal, non que c’est impossible, mais surtout parce que le consensus général, le travail en lui-même, réunit une grande majorité de personnes de goûts et d’opinions différents. Et si on rajoute par-dessus le marché, que le réalisateur en question enfile des chefs d’œuvre comme d’autres des perles…
Du coup, j’en ai marre, j’énergie protestement, je fulmine…

http://trailerblogger.files.wordpress.com/2008/11/gran-torino-clint-eastwood.jpg

On devrait brûler Clint Eastwood en place publique.
Soyons sérieux, depuis quelque temps le papy de pratiquement 80 piges enchaîne des films de qualité qu’on aimerait bien voir chez des réalisateurs plus jeunes !
Le dernier "moins bons" de Clint ? Euh… ça remonte à un bail, on va dire [**Space Cowboys**](http://www.youtube.com/watch?v=e46H1KS59Pk&feature=related) pour le fun et même [**Créance de sang**](http://www.youtube.com/watch?v=jko9xst0GjI), tout en étant pas terrible prouvait encore une fois l’efficacité et le savoir faire du monsieur. Mais après…

[**Mystic River**](http://www.youtube.com/watch?v=nmiA24jwlbM), [**Million Dollar Baby**](http://www.youtube.com/watch?v=WHgPJjub790), [**Mémoires de nos pères**](http://www.youtube.com/watch?v=uKuym66LIr4), [**Lettres d’Iwo Jima**](http://www.youtube.com/watch?v=dr59K1j-P44), [**L’échange**](http://www.youtube.com/watch?v=G0i9vHYiW2g), [**Gran Torino**](http://www.youtube.com/watch?v=gN-67B8tI9E&feature=fvst), et le petit dernier [**Invictus**]( http://www.youtube.com/watch?v=E9Ovkye6lac&feature=fvst)…

Y’a pire comme filmo ! Et il a composé la musique de certains !

http://www.scordo.com/blog/blog/pics/seanpenn.jpg

Et en plus il bosse comme jamais dans sa carrière à l’âge où d’autres sont en train de se la couler douce sur une plage à Miami ou pourrir dans une maison de retraite où leur seule distraction sera l’infirmier qui viendra les tabasser. Lui il continue, pas mécontent de lui, un sourire façon "ouais je sais que je suis un génie, ça t’emmerde hein ?", il atteint à l’aube de sa vie une maturité, une grandeur que peu de réalisateur et d’acteurs ont connu à un âge aussi avancée ! Ses premiers Oscars il les a eu à 63 ans pour Impitoyable, et 10 ans plus tard il en rajoute 2 autres pour Million Dollar Baby !
Eastwood n’est pas super critiquable sur ses films. A l’image de John Ford, il cultive les ambigüités : foncièrement républicain, il soutien George Bush en 2004 mais il est opposé à la guerre d’Irak, il est pour la peine de mort, mais livre un film comme Jugé coupable...
Vous pensez trouver Clint Eastwood à un endroit, profitant de fignoler dans sa salle de montage son dernier long métrage ? Il a déjà fait 3 films !

Bref ce mec est une ode à l’anti-trollisme et ça fait chier !


Pourtant ça serait si simple de lui cracher à la gueule… mais non monsieur fait des supers films et gnagnagna… merde à la fin ! Il se prend pour qui ? [**Clint Eastwood**](http://www.youtube.com/watch?v=UQXOx2lYnA4) ?

Ah oui et sinon c’est quoi votre film préféré du papy ? [**Période western**](http://www.youtube.com/watch?v=2RrjRaFeaB0) ? Période [**Dirty Harry**](http://www.youtube.com/watch?v=8nw7x-VDSVk) ? Période [**réalisateur**](http://www.youtube.com/watch?v=3bClztu2xao) ?

vendredi 8 octobre 2010

Petit pamphlet pour prendre l'avion by Arlequin

L'avion est un moyen de transport qui réduit considérablement les distances. En Concorde, Paris n'est plus qu'à deux petites heures de New York ! Il permet d'être Là-haut, tout là-haut, dans les nuages et fait rêver à des destinations exotiques ou opaques, comme ces îles paradisiaques qui semblent fort sympathiques quand on reste désespérément sur le tarmac. En plein ciel, sur un long-courrier, on peut même trouver l'amour, comme avec Lisa et le pilote d'avion... On voit bien que je me fais un film et surtout que je n'ai jamais pris l'avion, car malgré cette invitation au voyage et au repos, ce moyen de locomotion souffre depuis son plus jeune âge d'une bien sombre réputation.

Pour prouver ces allégations, on sait que l'avion fait peur, dès le plus jeune âge de ses utilisateurs qui rêvent de devenir Les Chevaliers du Ciel en pensant à ces pilotes, Ces merveilleux fous volants dans leur drôles de machines. Hélas, on perd toute admiration quand ils sont décrits comme Les pilotes de la mort ou encore Les anges de l'enfer... Du coup certains bambins évitent à tout prix d'embarquer dans une aventure qu'ils pourraient regretter (1), pour finalement s'écrier tout content : Maman, j'ai raté l'avion ! On pourrait penser à une étourderie enfantine pendant que les parents ont peur de rater Le dernier vol, mais dans ce cas, comment expliquer que, quelques années plus tard, le même enfant déclare abasourdi : Maman, j'ai encore raté l'avion ? D'accord, les aéroports sont énormes et on peu s'y perdre facilement pour finalement se tromper de destination. On peut accuser la peur pour cacher son sens de l'orientation défaillant et son côté tête en l'air mais...

La peur de l'avion a été véhiculée par le cinéma. (2)

On peut toujours se perdre dans un aéroport. C'est vrai, mais suite à une petite erreur d'inattention, le scénario du voyage va se compliquer. Dans ce cas, le séjour attendu ne sera peut-être pas aussi paradisiaque que prévu une fois que l'on sera redescendu sur Terre... On lit mal un affichage, on confond les vols 715 et 815 et le tour est joué ! Dans ces conditions, on peut facilement se retrouver Seul Au Monde dans l'habitacle puis sur une île paradisiaque pour vivre un vrai cauchemar.

L'avion fait peur, pourtant, quelques précautions d'usage clarifient les choses dès le départ. Pour commencer, vérifiez votre compagnie en consultant les listes noires nationales (3) tout en évitant Air America (qui est une compagnie secrète de la CIA officiant au Vietnam contre les communistes), mais à part celles-là, vous ne risquez rien. Pour qu'un vol se passe bien, il suffit de poser la bonne question. Encore faut-il y penser, mais demandez avant le décollage : Y-a-t-il un pilote dans l'avion ? C'est absurde ? Attendez la réponse avant de vous installer... Ah ! Une dernière précision concernant le pilote : vérifiez qu'il ne s'agit pas du Baron Rouge avant de choisir votre vol. De toute façon, il y aura sûrement un pilote amateur parmi les centaines de passagers. Enfin, regardez le nom de votre vol et méfiez vous si c'est L'avion de l'apocalypse. Vous voyez, les pièges sont simples à éviter. Rassuré, vous ne ressentirez pas une Panique en plein ciel devant des questionnements aussi légitimes que gênants. Après le décollage, certains demandent même avec honte : Y-a-t-il enfin un pilote dans l'avion ? Enfin, pour profiter d'un voyage agréable, une autre astuce consiste à s'intéresser au physique des hôtesses de l'air : si elles sont très jolies (comme Halle Berry), ne montez pas ! Vous risquez d'avoir des difficultés liées au tournage d'un film...

Vous n'êtes pas rassuré ? C'est peut être dû à la promiscuité et à ce sentiment de huis-clos créé par Les passagers qui vous observent, qui vous dévisagent ? Pour certains, prendre l'avion, c'est un peu L'Ultime Décision devant une situation délicate. Soyons clairs : que peut-il se passer dans un avion ? En théorie, le vol se passe sans incident et on s'ennuie pendant des heures en maudissant des Turbulences à 30.000 pieds et l'absence d'un bon film ! Dans ce cas, le Concorde est la meilleure solution, malheureusement, il a été retiré de la circulation. Et oui, il faut bien prendre le temps de voyager, non ? Détendez-vous...

Pourquoi s'inquiéter dans un avion ? Vous craignez une fuite de kérosène ? Les pilotes ont suivi une formation et ils ont regardé des simulations. De toute façon, si jamais un défaut survenait à bord d'un appareil, la tour de contrôle pourrait entendre des messages du type : SOS Vol 534 ou encore 747 en péril et tenter de remédier à la situation. Dans un avion, on peut trouver des passagers sympathiques avec des bagages divers. Vous craignez la présence d'une bombe ? On peut remercier le cinéma ! Elle est forcément dans la soute. Franchement, les pirates de l'air n'ont aucune imagination ! Rassurez-vous. Au niveau des cargaisons, on peut trouver des tomates dans l'avion. Il n'y a pas de quoi avoir peur (4). C'est vrai, on peut aussi tomber sur Des serpents dans l'avion. Effectivement, la compagnie aurait pu vous prévenir dès le départ. Avec un peu de sang froid et une grande cohésion, tout va bien se passer. Vous vous méfiez des passagers ? Vous avez raison puisque nous tombons parfois sur Des zombies dans l'avion. Cependant, il suffit de faire attention avant de monter à bord, non ? Détendez-vous. Fermez les yeux et rêvez un peu d'une île paradisiaque...

Vous trouvez que les longs courriers sont dangereux ? Une autre solution existe pour profiter de voyages confortables. Pourquoi ne pas faire comme Amélia en utilisant un appareil monoplace ? Ainsi, vous ne risquez pas d'être la victime de pirates de l'air ni d'avoir de mauvaises surprises dans votre soute. Cependant, pour éviter tout problème, ne profitez pas des pistes d'envol d'un porte-avions et évitez le triangle des Bermudes (si la situation se complique, vous l'aurez cherché !) Ce conseil peut sembler futile; mais parlez du Nimitz en Amérique : Nimitz, retour vers l'enfer... Il paraît que ses chasseurs sont récemment revenus en 1941 juste avant l'attaque japonaise sur Pearl Harbor ! On peut comprendre que certains aient peur ! Imaginez. Vous vous endormez paisiblement pour vous réveiller soudainement au milieu de La bataille d'Angleterre sans crier gare ! Quel cauchemar !

Avec tout ça, je ne vais pas vous rassurer. Vous savez, je suis comme vous : je ne veux pas foutre Ma vie en l'air. On est bien sur le plancher des vaches, non ? (5) J'ai raté mon objectif et je vais me faire tout petit, voire Furtif. Pour vaincre votre peur de l'avion, regardez un bon film ! Le cinéma a montré plusieurs éléments intéressants. Premièrement, la majorité des accidents d'avion se produisent aux Etats-Unis. Deuxièmement, on sait que même avec un trou dans son fuselage, un avion peut rentrer à bon port, même après un Attérrissage forcé. Enfin, dernier argument; dans la majorité des films, tout finit bien. Si vous ne me croyez pas, allez interroger Les Survivants ! (6)

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(1) Franchement, quelle idée de chanter gaiment « Comme un avion sans ailes » à la radio ?
(2) Je me suis servi de ce site pour parfaire ma filmographie aérienne.
(3) Attention, ça peut faire peur
(4) Sauf dans le cas où on évoquerait Le retour des tomates tueuses qui est un film d'horreur.
(5) Vous pourriez m'envoyer une petite carte postale pour me faire rêver ?
(6) De toute façon, c'est pareil avec d'autres moyens de transports. Avec le bateau, vous pouvez toujours tomber sur un Piège en haute mer. En train, on parle de Piège à grande vitesse (7)
(7) Et là, j'ai honte de ma filmographie. Excusez-moi, je vous laisse : j'ai un avion à prendre !