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samedi 3 novembre 2012

The Road by Viyanne




Pour aujourd'hui j'ai décidé de vous parler de The Road.

The Road est un film de science fiction 2009 réalisé par John Hillcoat avec entre autre Viggo Mortenssen, Kodi Smit-McPhee et Guy Pearce.
Il est inspiré du livre de Cormac McCarthy.


Cela fait déjà plus de 10 ans que la terre a presque explosé, les survivants ne se souviennent que d'un éclair et des chocs, ensuite plus rien le chaos.
Plus de vie, plus de végétation, plus de lumière...
C'est dans ces conditions, ce monde ou chacun erre à la recherche d'un peu de nourriture et d'espoir, qu'un père tente seul d'élever et de protéger son fils qui à plus ou moins le même âge que cette tragédie.


Si j'ai choisi de vous parler de ce film c'est pour une raison très simple il s'agit d'un des rares films de science fiction et de post-apocalypse que j'ai apprécié.

Ici, on ne connait pas la cause de la catastrophe, il n'y a pas de créatures horribles qui viennent bouffer les humains, non, tout est misé sur le réalisme.
Les sentiments des personnages sont le point fort du film, chose qui n'aurait pas été possible sans les prestations remarquables des acteurs principaux d'ailleurs.
On comprend très vite que dans ce monde de chaos, le pire ennemi de l'homme, c'est l'homme justement par son manque d'humanité et son égoïsme entrainant un chacun pour soi allant du simple vol jusqu'au cannibalisme organisé.

Si The Road n'est pas un film plein d'action et de rebondissements, il est un film emprunt de peur mais aussi d'espoir.
Le film comporte cependant quelques scènes fortes comme la découverte d'un corps d'enfant mort et putréfié dans son lit par les personnages, scène justement orchestrée où l'accent à été mis non pas sur le corps décomposé mais sur la réaction de l'enfant devant ce cadavre.
Le film comporte aussi quelques flash back de l'homme avec sa femme qui rapelle l'avant et qui rapellent aussi le début de ce nouveau présent, de ce chaos.
Ces flash back intelligemment placés sans pour autant apporter énormément au scénario.



Les personnages sont développés et leurs réactions sont très naturelles.
Le père veut à tout prix protéger son fils et lui apprendre à pouvoir se débrouiller seul alors qu'il n'a  pas espoir que le monde s'améliore, il est même prêt à le tuer plutôt que de laisser quelqu'un lui faire du mal, il est méfiant de tout le monde.
Le fils malgré qu'il se demande si il va mourir quand il a faim, est prêt à partager sa nourriture avec d'autres dans le même cas qu'eux; il est bon et à encore l'espoir.

Autre force dans The Road, les décors froids,poussiéreux et rappelant les villes fantômes qui renforcent ce caractère de monde où même la nature n'a plus ses droits, à plus d'un moment je me suis crue à Prypiat.
La musique, signée Nick Cave, bien qu'elle soit relativement en arrière plan n'est tout de même pas en reste et colle parfaitement à cette ambiance.



Au final, The Road est un film intelligent, dont la force principale réside en son réalisme qui en fait d'ailleurs froid dans le dos.

lundi 19 mars 2012

Kill me Please by Viyanne

Nous voici face à la dernière création en date de Olias Barco (C'est arrivé près de chez vous).
Le réalisateur met ici en scène en autre Aurélien Recoing, Virginie Efira, Philippe Nahon, Virgile Bramly ainsi qu'une apparition de Benoît Poelvoorde pour nous offrir une comédie à l'humour noir.



Le Docteur Kruger a ouvert sur une colline isolée près d'un petit village une clinique d'un genre particulier.
Il s'agit en fait d'une clinique du suicide où Kruger reçoit des patients voulant se suicider, il écoute leur motifs et prend décision de les accompagner dans la mort ou non.
Son but est de leur faire changer d'avis où à défaut qu'au moins cela se fasse d'une manière propre, un verre à la main et avec leur dernier souhait réalisé.
Cependant cette clinique n'est pas pour plaire aux villageois qui sont bien décidés à le faire savoir à leur façon.



Nous sommes ici face à un film à l'idée originale et du coup attrayante mais qui à mon sens aurait pu être mieux exploitée.
Le film est tourné sous la forme d'un documentaire en noir et blanc, un noir et blanc très esthétique mais ne donnant cependant pas d'ambiance particulière au film.
Les personnages sont en majeures parties bien interprétés et hauts en couleurs, en réalité une grande partie du film repose sur eux car en fait dans la première partie du film on est juste plongé dans le quotidien de la clinique, les envies des patients, l'expression de leurs sentiments.
Notons d'ailleurs que ces patients forment une belle brochette de spécimens : un mari désespéré qui a perdu sa femme au poker, une diva qui a perdu sa voix, un suicidaire depuis bébé pour ne citer qu'eux.
La deuxième partie, à savoir "les villageois contre attaquent" (je n'en dirais pas plus là-dessus pour ceux qui comptent voir le film car ici repose le seul élément inattendu du film), est elle légèrement plus riche en rebondissements et nous offre la révélation du personnage de Virgile pensant alors que c'est sa mort qui est mise en scène et pète les plombs.
Concernant l'humour, il est présent par certaines répliques mais ne réussit pas à se faire une place assez importante dans un film qui est une comédie.
L'aspect dramatique de la situation de certains des patients se ressent mais n'est que peu développé.
Le film est distrayant mais comporte trop de temps morts et une allure très inégale.

Nous sommes ici face à un film sympathique mais qui n'offre pas toutes ses possibilités malgré une bonne prestation des acteurs et une idée plus qu'originale.

mardi 29 novembre 2011

Takeshi Kitano 3/3 : Glory to the Filmmaker by Viyanne

Dernier article de ma série sur Takeshi Kitano il est à présent temps de se pencher plus sur le côté drôle et insensé de l'homme.



Pour cela j'ai décidé de vous présenter Glory to the Filmmaker.

Glory to the Filmmaker est un film de Takeshi Kitano, avec Takeshi Kitano et racontant les aventures de... Takeshi Kitano.

Mais qu'est-ce-que, en pratique ça peut bien raconter ?
Le film nous raconte en fait les difficultés de Kitano dans sa quête : réaliser le film ultime pour les amateurs de cinéma.
Pour cela il va donc étudier toutes les pistes et les genres possibles ; quel va être le genre du film ? ah tiens, peut-être un film d'amour parce qu'il n'en a jamais fait ! Ou un film d'horreur, car ces dernières années ça marche bien les films d'horreur ! Voici la démarche de base du film, se questionnant, montrant Kitano et sa doublure en pleins déboires, face aux doutes et parfois fonçant dans le mur.
Mais au final Kitano trouve l'idée et une idée absurde mettant en scène des personnages on ne peut plus absurdes justement !
Tellement que je n'arrive pas à vous en faire un vrai résumé digne de ce nom.
En gros un brin de n'importe quoi, un autre d'humour et surtout beaucoup de non sens et d'autodérision.

Glory to the Filmmaker donne rapidement le ton, dans les premières scènes on se retrouve dans un hôpital où des médecins font des examens sur un mannequin.
Examen se soldant par un "Dites lui qu'il vienne en personne la prochaine fois".
Car ce mannequin c'est la doublure de Kitano dont je vous ai parlé un peu plus haut.



Ensuite on a droit à plusieurs projets, de plusieurs tentatives de Kitano pour réaliser ce film ultime, toutes se soldant par un échec.
Dont une par la phrase "Qui veut voir des films pesants où des gens boivent du thé ou de l'alcool pendant une demi-heure ?".
Kitano se moque avec tendresse du cinéma japonais mais aussi de son propre cinéma dans ce métrage.
On y croise du tout et du n'importe quoi : comme des catcheurs qui tiennent un restaurant et démolissent tous ceux qui se plaignent de la nourriture, un méchant savant fou aux inventions dingues qui rit en permanence, une pseudo parodie de Matrix et encore beaucoup d'autres choses toujours plus cocasses les unes que les autres.

La force et la faiblesse de Glory to the Filmmaker c'est d'être toujours sur la corde raide entre l'humour et le n'importe quoi, ce qui rend le film parfois légèrement dur d'accès si on cherche à suivre "l'histoire" tant elle part dans le flou et dans tous les sens.



Glory to the Filmmaker peut être pris comme un exercice de l'auteur mais aussi un demi aveu d'un manque d'inspiration tout comme l'inverse.

dimanche 13 novembre 2011

Takeshi Kitano 2/3: Zaitochi by Viyanne



Dans mon optique de vous faire mieux connaître Takeshi Kitano, me voici pour vous parler de Zaitochi, un film qu'il a réalisé en 2003 et qui représente, si on peut le dire ainsi, son côté sérieux.

Le film nous narre l'histoire de Zaitochi dans le Japon des samouraïs.
Si l'homme garde ses yeux d'aveugle fermés, ses autres sens semblent bien plus développés que la moyenne.
Il voyage beaucoup, gagnant sa vie en tant que masseur mais aussi dans des tripots à jouer et cela énormément.
Si l'homme semble calme et inoffensif, voire faible de par son handicap, il dissimule en fait un guerrier maîtrisant le sabre comme peu savent le faire.
Au long de ses voyages, Zaitochi arrive dans un village sous l'emprise d'un chef menaçant et tueur : Ginzo.
Il rencontre aussi deux geishas cherchant les meurtriers de leurs parents afin de se venger.
C'est dans ce décor que Zaitochi parcourt, mais aussi fait ce qu'il estime être juste quitte à ce que cela implique de sortir son sabre.



Anecdotes :
Zaitochi est un personnage bien connu au Japon, il a tout d'abord été le héros d'un roman de Kan Shimozawa puis d'une série d'une série de 26 films dont le premier est sorti en 1962 et le dernier en 1989. Un manga est aussi publié en 1967 et une série télévisée de 4 saisons le met aussi en vedette entre 74 et 79.
Takashi Miike a quant à lui mis en scène une pièce de théâtre sur Zaitochi en 2007. Le personnage semble avoir encore de beau jour devant lui !

Je vous avais dit lors de mon premier article sur Kitano que Zaitochi avait reçu beaucoup de récompenses, en voici la liste :
- Lion d'argent du meilleur réalisateur pour Takeshi Kitano et Prix du public au Festival de Venise 2003.
- Prix du meilleur film, prix du public et prix de la meilleure musique de film, lors du Festival international du film de Catalogne 2003.
- Prix du public, lors du Festival international du film de Toronto 2003.
- Prix de la meilleure photographie, meilleur montage, meilleur éclairage, meilleure musique de film et meilleur son, lors des Awards of the Japanese Academy 2004.
- Nomination au prix du meilleur film, lors du Festival international du film de Bangkok 2004.
- Prix du meilleur second rôle féminin pour Michiyo Ookusu, lors des Blue Ribbon Awards 2004.
- Prix du meilleur film et du meilleur second rôle féminin pour Michiyo Ookusu, lors des Kinema Junpo Awards 2004.
- Prix du meilleur second rôle masculin pour Akira Emoto et du meilleur second rôle féminin pour Michiyo Ookusu, lors du Mainichi Film Concours 2004.

ça calme...


Mais qu'est-ce-que ce film a t'il de si particulier ?
Le résumé vous laisse penser à une histoire basique et elle est, et le déroulement est lui aussi plutôt prévisible, mais ce film captive et ne perd aucun intérêt.
Ici Kitano montre ses talents d'acteur dans le meilleur de sa forme : il incarne Zaitochi avec justesse et le personnage dégage une réelle sensation de calme et de paix.
Il est aisé de comprendre que Zaitochi lutte pour le bien alors que ses paroles se font pourtant rares tout au long du film.
S'il peut sembler facile de jouer un homme qui ne voit pas, ne parle quasi pas non plus, je pense qu'il en est en fait tout l'inverse et qu'ici le jeu de Kitano relève de la performance.
Du côté de la réalisation, et donc toujours de Kitano, le tout est bien ficelé et l'image est belle.
On note pas mal de personnages secondaires sans pour autant en avoir trop.
Si Kitano nous livre ici un film sérieux et de toute beauté, il ne reste pas moins lui-même en y incorporant une petite pointe de folie par le biais du personnage de l'idiot du village, personnage scénaristiquement inutile mais totalement indispensable !
Il n'y a pas seulement la folie qui est un élément clé des oeuvres de Kitano, mais aussi la violence ; et ici autant vous dire qu'il n'a pas oublié d'y mettre le quota nécessaire ! Effusions de sang sont en perspective, c'est fou d'ailleurs cette pression sanguine qu'ils ont les japonais !
Autre aspect notable de Zaitochi : son intrusion parfaite au sein de la culture japonaise ! Si tout le monde connait les geishas et les samouraïs, Kitano nous en montre plus et m'a fait découvrir quelques petites choses ma foi bien sympathiques sur la culture japonaise !



En résumé : histoire commune mais mise en forme superbe pour ce film qui d’après moi mérite ses récompenses.

dimanche 6 novembre 2011

Takeshi Kitano 1/3 by Viyanne

Si nous étions au Japon il y a un homme dont vous auriez tous entendu parler à moins de vivre en ermite dans une grotte.
Mais comme nous ne sommes pas au Japon c'est à moi que va revenir la dure tâche de vous faire découvrir ce curieux personnage qu'est Takeshi Kitano aussi connu sous le pseudonyme de Beat Takeshi.



Takeshi Kitano est né le 18 janvier 1947 (le même jour que ma maman donc, ce qui veut dire que c'est forcement quelqu'un de bien) près de Tokyo.
Il n'est rien de moins que :
- réalisateur et scénariste
- acteur
- animateur de télévision
- humoriste
- peintre et plasticien
- écrivain et poète
- chanteur
- designer de jeux-vidéo
- professeur à l'école universitaire de Tokyo
Il est aussi possesseur de sa propre société Office Kitano.


Voilà, vous avez donc compris qu'on a affaire à un sacré monstre des arts.

Takeshi Kitano commence sa carrière d'artiste en tant qu'acteur et comique.
C'est à la fin de ses études d'ingénieur qu'il est engagé comme réparateur d'ascenseur dans un théâtre.
C'est forcé de voir les comiques sur scène qu'il se découvrira une vocation mais aussi apprendra à l'exploiter grâce aux comiques sur scène.
Lorsque le comique régulier du théâtre tomba alors malade ce sera le début de la carrière de Kitano.
Il fondera ensuite un duo comique avec un de ses amis, les Two beats (d'où vient son pseudonyme Beat Takeshi, cela en 1972.
Ce pseudonyme d'ailleurs sera utilisé pour ses travaux plus drôles alors qu'il utilisera son nom pour ses rôles plus sérieux.
En 1976 ceux-ci passeront à la télévision japonaise et la reconnaissance du public arrivera rapidement.
Comment ont-ils obtenu cette reconnaissance ? Grâce à de petits sketchs satiriques appelés **manzai **, mais la particularité du duo est de s'aventurer sur des sujets délicats tels que les pauvres, les laids, les handicapés, les vieux, les cons et j'en passe. La provoc' ça a toujours payé c'est bien connu.

Tout ça c'est fort bien, ça vous situe le personnage mais passons à quelque chose qui nous intéresse plus, le cinemaaaaa.
Takeshi Kitano est tout d'abord acteur, et il incarne bien souvent des rôles de gangsters ou alors se retrouve dans des comédies.
Son jeu d'acteur est particulier, l'homme ne laisse bien souvent aucune expression sur son visage (fait qu'il explique lui-même de cette manière : "dans mes films et ceux des autres, j'essaie en général d'inhiber mes expressions faciales pour que le spectateur, suivant la situation, ressente ses propres émotions à travers mon personnage")
1989, tournant de sa vie d'acteur et de réalisateur : il est pris pour le rôle principal de Violent cop où il incarne un détective plutôt singulier... c'est alors que le réalisateur du film tombe malade... et que Kitano se propose pour le réaliser !
Il remanie fortement le scénario et fait de son personnage un anti héros, pari gagné, le film est un succès au Japon !
1990, Jugatsu, son 2eme film en tant que réalisateur et son premier en tant que scénariste, il y joue le rôle d'un gangster psychotique en quête de vengeance. Un film violent et a l'humour noir et un échec budgétaire...
C'est en 1993 avec Sonatine où il incarne un Yakuza qu'il sera reconnu du public international.



1997 nouveau succès avec Hana Bi, l'histoire d'un policier rongé qui entreprend un dernier voyage avec sa femme souffrante. Le film sera nominé au César, Lion d'or au festival de Venise, prix du meilleur film étranger, lors des Prix du cinéma européen, prix du meilleur film, lors des Kinema Junpo Awards et encore d'autres.
Remarquable rôle aussi bien que secondaire de Kitano, celui de Kitano justement dans Battle Royale.
L'année suivante il tourne Aniki, mon frère à Los Angeles où il incarne encore une fois un yakuza au côté d'Omar Epps dans le rôle d'un gangster.
Ensuite en 2003 il réalise Zaitochi où il incarne le personnage principal, un masseur aveugle dont les talents aux sabres ne laissent pas à désirer. Ce film devient son plus grand succès de manière nationale et internationale et reçoit d'ailleurs beaucoup de prix dont le Lion d'argent du festival de Venise.
En 2005 il réalise Takeshi's, en 2007 Glory to the Filmmaker et en 2008 Achille et la Tortue. Ces trois films forment une trilogie autobiographique sur Kitano, alliant humour, remise en question de l'auteur et burlesque.
Cette trilogie ne signifie cependant pas la fin de la carrière de Kitano et celui-ci le démontre en sortant en 2009 Outrage, films de Yakuzas encore où il est à nouveau en tête d'affiche.



Et toujours en rapport avec le cinéma il faut savoir que certains de ses romans ont même été adaptés à l'écran par d'autres réalisateurs.

lundi 12 septembre 2011

I saw the Devil by Viyanne



Yop les coupains !
Je viens aujourd'hui vous parler d'un film sud coréen du nom de I saw the devil, pour une fois traduit correctement donc en "J'ai rencontré le diable".

Bien que les histoires de possessions et autres Diaaap' soient en vogue il n'en est pas question ici, l'histoire en est toute autre, notre diable étant humain.

I saw the Devil nous raconte l'histoire d'un agent secret dont la fiancée a été assassinée par un serial killer plutôt impitoyable.
Aidé par quelques connaissances celui ci décide alors de se venger et de faire endurer l'enfer à celui qui a détruit sa vie, quitte à mettre en danger ses proches.
Trouver le meurtrier de sa bien aimée et lui montrer de quel bois il se chauffe encore et encore, sans relâche, mais le jeu ne risquerait-il pas de se retourner contre lui ?

Anecdote : En raison de la censure impliquée par le comité de classification Korea Media Rating Board, le film s'est vu repoussé au 06 juillet 2011 en raison de sa violence alors que sa sortie initiale était prévue au 11 août 2010. Oui vous calculez donc bien presque un an de retard, rien que ça !

C'est qu'on dirait qu'ils aiment beaucoup se venger nos amis coréens, et jusque là les films qui en découlent me laissent penser que je voudrais pas avoir un coréen dans mes ennemis.
Mais la vengeance ils savent comment s'en servir au niveau cinématographique, c'est un fait, Park Chan Wook en étant le meilleur exemple.



Le problème justement de I Saw The Devil est de passer après ces films de qualités irréprochables tels que Old Boy et que la mise en rapport est d'autant plus facile vu que dans les 2 métrages on retrouve Min Sik Choi même si celui ci est méconnaissable. D'un coup ça devient dur de se démarquer mais aussi de faire mieux et la comparaison ne manque pas de se faire tant les thèmes sont proches même si en aucun cas les scénarios ne se rapprochent à un moment ou l'autre.
Si I Saw the Devil ne démérite pas, loin de là, il n'est pas parfait pour autant mais les images restent belles (enfin si on peut dire car ici on a déjà plus de boucherie et de sang)
I Saw the Devil part très bien et assez rapidement mais après une heure il s'embourbe, le film possède des longueurs, et quand un film durent 2h20 les longueurs ce sont pas des petites ! Vengeance, encore vengeance ok, mais les scènes se répètent et assez vite on a un peu un serpent se mordant la queue, ce qui est bien dommage.
Heureusement que par la suite on a droit à quelques rebondissements qui nous feront rester devant l'écran et cesser de regarder notre montre pour nous remettre une bonne claque dans la gueule.
Pour le scenario certains détails m'ont semblé un peu faciles, trop faciles, voir légèrement incohérents par moments mais sans causer pour autant la perte du film et le faire tomber dans le n'importe quoi.

Au final I saw the devil reste un bon thriller que je vous recommande malgré ses quelques défauts.

Trailer

mardi 6 septembre 2011

Les aventures de Rabbi Jacob by Viyanne

Aujourd'hui je fais mon premier REF, et pour celui ci j'ai décidé de vous pourrir la vie avec une comédie qui malgré son âge ne prend pas de ride d'après moi : Les aventures de Rabbi Jacob.



Synopsis (même si tout le monde pourrait le chanter en chœur)

Rabbi Jacob est un rabbin vénéré à Brooklyn par toute la communauté juive, il s’apprête a effectué un voyage vers Paris avec son secrétaire pour célébrer la Bar Mitzvah du jeune David Schmoll, membre éloigné de sa famille.

Au même moment en France Victor Pivert, petit bourgeois traditionaliste, voire un peu raciste sur les bords, rentre de son week end et effectue une sortie de route en voiture. Il découvre par la même occasion que son chauffeur Salomon est juif et vire celui ci parce qu'il refuse de travailler durant le Shabbat.
Pivert se retrouve seul en quête d'aide et va se retrouver bien malgré lui au mauvais endroit et au mauvais moment.

C'est dans une fabrique de Chewing Gum que Pivert va assister a ce qui semble être un règlement de compte entre ce qui semble être des dissidents et la police d'un état arabe inconnu.
Manque de bol évidemment, Pivert va se faire repérer et les gags vont s'enchainer dans la fabrique jusqu'à ce que Pivert se retrouve à fuir pris en otage par un des dissidents, Mohamed Slimane.
C'est alors que les fuyards arrivent à l'aéroport et dans un chassé croisé se retrouvent déguisés en rabbin et assistant et à devoir se faire passer pour tout ce qu'ils ne sont pas et se retrouver en pleine communauté juive.

Des scènes cultes, des scènes cultes mes amis !
La fabrique de chewing gum ou encore mieux, la danse juive de folie de De Funès en plein milieu de la rue...



Petit bijou des années 70, du bon temps de la comédie française et je dirais même de la comédie façon de Funès , Les Aventures de Rabbi Jacob est pour moi une des meilleures comédies françaises de tout temps tout simplement.
Ce film est la dernière collaboration entre Gerard Oury (le Réalisateur) et Louis de Funès d'ailleurs, pas faute de se fâcher mais tout simplement que les années se passent et que l'acteur ne se faisait plus de toute jeunesse, tout grand un jour part.

Beaucoup de comique de situation, de quiproquos mais surtout beaucoup de comique de geste de par la performance toujours aussi déjantée de De Funès qui livre encore tout avec passion et dynamisme, l'homme joue, l'homme incarne, l'homme EST Rabbi Jacob tout simplement et malgré les années qui nous séparent de cette période reste un des grands hommes du cinéma français pour moi.
Si le film est amplement dominé par Louis les autres acteurs, certes mis à l'arrière plan jouent toute fois avec brio.
Surtout Claude Giraud dans le rôle de Slimane mais aussi Suzy Delair dans le rôle de la femme Pivert autoritaire, limite hystero.



Ici pas question de regarder sa montre, vous ne vous ennuierez pas, je vous le promets.
Et si on ne s'en lasse pas c'est aussi force est de constater parce que de nos jours on n'oserait sûrement pas aborder avec tant d'humour des sujets religieux et communautaire de peur de froisser l'un ou l'autre. Et c'est bien dommage car au final de ce film la leçon à tirer est la tolérance.

Il y a tant de choses à dire sur Rabbi mais je m’arrêterai ici et vous dirais tout simplement Regardez le, oui encore une fois, il n'y en a jamais une de trop.

lundi 4 juillet 2011

Mary & Max by Viyanne

Chalut !
Je viens aujourd'hui vous parler d'un film d'animation australien : Mary and Max.
Pas d'images de synthèse à gogo ici, le film réalisé en 2009 par Adam Eliott nous entraîne dans l'univers de la pâte à modeler et nous conte l'histoire de deux personnes que tout sépare : Mary et Max.
Le film a d'ailleurs été récompensé au festival du film animé d'Annecy ainsi qu'à l'Asia Pacific Screen Awards qui comme son nom ne l'indique pas est une cérémonie Australienne.



Mary est une petite australienne de 8 ans qui n'est pas vraiment jolie et qui n'a pas d'amis.
Dans sa campagne, elle vit seule avec sa mère qui est plus intéressée par sa bouteille de Sherry que par le sort de sa fille qui s'ennuie énormément.
Mary, se posant plein de questions sur différents aspects de la vie et n'ayant personne pour y répondre décide alors de prendre un nom au hasard dans l'annuaire et d'écrire à cette personne ; Mr M. Horowitz, de New York.

Max Horowitz a la quarantaine, est obèse, juif et atteint du syndrome d'Asperger ; (pour ceux que ca intéresse c'est ici) lui non plus n'a pas d'amis.
Il va alors répondre à la lettre de la petite fille et ce malgré ses différentes angoisses liées à sa maladie.
Max et Mary vont donc commencer une longue correspondance au fil des années s'envoyant du chocolat et d'autres choses même.
Ils vont devenir amis et confidents et cela malgré toutes leurs différences car leur solitude les rapprochent.
Je ne vous en dis pas plus.



Max and Mary est comme je vous l'ai expliqué un film d'animation en pâte à modeler mais pas seulement, celui-ci est réalisé presque en noir et blanc, seuls certains éléments sont en couleur de manière à porter l'attention du spectateur dessus.
Cette réalisation est très bien faite et le noir et blanc colle à merveille avec la mélancolie du film.
Si bien souvent on pense animation -> pour enfants, ici il vaut mieux éviter.
Le métrage n'est absolument pas violent mais très triste malgré ses petites notes d'humour voire d'humour noir.
Il n'en est pas moins un film magnifique et plein d'émotion.
Si la narration peut s'avérer être un choix risqué dans bien des situation elle est ici appropriée et ne nous donne pas l'impression de longueurs superflues dans le film.
La musique est quant à elle belle et convient au métrage, on peut juste lui reprocher d'être parfois trop présente. (et encore, je crois juste que c'est parce que j'ai laissé le dvd sur le menu principal trop longtemps et qu'elle tournait en boucle)
En plus simple, il n'y a rien à reprocher à cette belle animation d'Adam Eliott, que ce soit sur le fond ou la forme je suis restée tout simplement admirative. Admirative mais triste aussi



Histoire de lettres, de courrier, le métrage parle avant tout de contacts humains de tout ordre. Je vous encourage très franchement à le découvrir.

Le site officiel (ensemble des récompenses, les personnages, bandes annonces etc)
BANDE ANNONCE

mardi 17 mai 2011

Shadow of the Vampire by Viyanne

Je vais vous parler de Shadow of the Vampire dans cet article, puis dans un second je vous parlerai du film duquel il s'inspire, à savoir Nosferatu.
Il est donc aujourd’hui temps de vous parler de cette ombre du vampire.

Le film fut réalisé en 2000 par Elias Merhige et avec dans les rôles principaux Willem Dafoe et John Malkovich.



Résumons donc un peu l'action de ce film.

Nous voici plongés dans le tournage du film "Nosferatu" de F. W. Murnau, le film se basant sur les rumeurs laissant penser que Max Shreck, l'acteur jouant le comte Orlok alias Nosferatu, aurait été un vrai vampire.
Nous sommes donc en 1922, Murnau, incarné par J. Malkovich commence le tournage de son film qu'il veut le plus réaliste possible.
Dans le rôle du vampire il choisit donc Max Shreck, qui, il se trouve, est un vrai vampire et à qui il propose d'être payé en nature, et donc de se mettre l'actrice principale sous la canine après la fin du tournage.
Pour ne pas terroriser son équipe il leur dit que Max est un acteur comme les autres mais qu'il veut rester à fond dans son personnage pour expliquer ses manies un peu hors du commun...
Mais les problèmes arrivent très vite ; comment garder son équipe vivante et entière sans qu'ils ne prennent la fuite et tourner les dernières scènes du film alors que Max montre une grande envie de sucer le sang des membres de l'équipe...



Le point très fort est incontestablement le prestation de Willem Dafoe dans son rôle de vampire que ce soit dans les gestes, l'attitude ou le langage (je ne sais pas par contre si la VF est fidèle sur ce point), tout y est pour en faire un vrai vampire, l'illusion est parfaite et en fait l'attrait du film, encore plus que Orlok dans Nosferatu.
Malkovich se défend aussi très bien dans son rôle de réalisateur obsédé par l'accomplissement d'un chef d'œuvre.
L'alternance entre le noir et blanc pour les scènes filmées et la couleur pour les scènes non filmées rendent très bien et surtout ne laissent aucun doute quant a l'action.
Ce film assez méconnu du grand public vaut le détour de par son originalité et de par l'aspect classique des images présentées comme dans les années 20 pour les scènes filmées.
Il faut aussi noter la grande fidélité des décors par rapport à ceux de l’œuvre originale.
Ce film ne révolutionne en rien le mythe du vampire mais est très agréable à voir, sans trop de longueur et tout cela sans être un film avec beaucoup d'action pourtant.

lundi 10 janvier 2011

CREATION: Attaque de zombies by Viyanne

Jour 1:
Ce matin, j'ai été réveillée par un coup de téléphone, je déteste ça, ça me fout en rogne dès le matin... mais bon, c'était pas pour rien.
Voila que ma mère me demande d'allumer vite la TV, ouais, sauf que j'ai pas le câble moi, la TV ça me permet de regarder des DVD et de jouer à la console point barre.
Après lui avoir rappelé ce petit détail, elle me balança un flux de paroles que mon pauvre cerveau à peine réveillé avait du mal à saisir : "ils veulent nous tuer"... "ce sont des zombies" "on va mourir" "je veux pas que ces connards me bouffe"... Mouai, un bon gros canulard à la TV, c'est tout.
Je la calme, lui dit d'arrêter, que j'arrive... sauf qu'en sortant de chez moi pour aller la voir, je me suis fait prendre en chasse par un espèce de cinglé sanguinolent qui faisait pas grand chose d'autre que de beugler "greuarh, greuah...", un grand poète des temps modernes.
J'arrive donc tant bien que mal chez ma mère après avoir semé ce zombie et me retrouve conne.... comment la rassurer ? "coucou ma maman, au fait t'as raison, j'ai du faire une course contre un zombie mais t'inquiète pas, j'ai gagné !" ??
Non, je la ferme et j'avoue, on est dans la merde.

Les premières choses que l'on peut noter à leur propos c'est qu'ils sont lents et cons mais deviennent dangereux une fois en nombre car ils encerclent facilement et là on est foutu.
Ils ont la démarche d'un vieux complètement bourré, beaucoup moins précise que dans les films, mais par contre ça les aide à te tomber dessus au sens littéral et s'accrocher alors à toi.

Ma mère est scotchée à son écran... regarde les vidéos de gens se faisant bouffer, de cameramen qui remballent dans leur camionnette parce qu'une de ces choses leur a foncé dessus... Ils disent que c'est une épidémie, qu'ils cherchent des vaccins... la bonne blague.
Trop tard pour aller à la fnac chercher un bouquin pour préparer la Z war, on y est.
Nous voila donc, toute la famille et le chien, bloqués chez mes parents...


Il est 3h30, on a pas bougé de la maison, personne n'arrive à dormir, on a tout éteint pour ne pas montrer signe d'une présence humaine et être sûr de ne pas les attirer.

J'ai peur.


Jour 2:
Voila 24h que le mot zombie a été prononcé pour un fait réel...
J'ai pourtant réussi les tests sur internet "Survivrez-vous à une attaque de zombie ?", je suis même une pro au jeu "House of the dead" mais j'ose pas sortir. Oui, en vrai, c'est moins drôle et puis contrairement à dans les jeux, j'ai pas une mitraillette ou un truc pour leur dézinguer la tête.
On est tous sur les nerfs... On se dit que faudrait quand même bien sortir faire des provisions, si on continue d'attendre, d'autres auront déjà entièrement pillé les supermarchés.

Voila que mon père s'en mêle... "On prend le revolver de mon père et on y va, après tout on est 4 et on n'est même pas à 1km"
Cool, je viens d'apprendre qu'il y a un revolver chez mes parents et visiblement depuis des années. Mais bon, dans des circonstances pareilles faudrait être con pour s'en plaindre.
On décide alors de prendre la voiture et aller jusque en prenant grand soin de se fringuer comme des bonshommes de neige : 3 pulls, une grosse doudoune, bonnets et gants... Ça parait débile, on va peut-être mourir de chaud, mais si on se fait attaquer, on se dit que les dents passeront pas et que ça nous laissera plus de temps pour nous défendre.

Voila donc 4 bonshommes de neige armés d'un revolver et d'une pelle à la recherche de bouffe.
Évidement, on était pas les seuls à se piller le magasin, encore heureux qu'on soit pas en plein centre ville... On était pas seuls à piller mais eux étaient là aussi... Et évidement, dès qu'ils en mordaient un et qu'ils ne réussissaient pas à le bouffer, il devenait un des leurs.
Il était pas temps de trainer... Des conserves, des biscuits, de l'eau et on rentre.
Sur le parking, on entendait des pleurs venant de la grosse poubelle, y'avait une petite gosse dedans, elle aurait jamais pu rentrer là-dedans seule, elle était trop petite. Je sais pas ce qu'il me prend mais je la soulève et la prend avec moi...
Elle pleure, hurle que ses parents ont été mangés par les messieurs pleins de sang, je pense qu'ils ont du la cacher là pour pas qu'il lui arrive la même chose...
Le problème, c'est qu'avec cette petite fille qui hurle, on est repérable, on les attire...
Arrivés à la voiture, y'en avait un qui arrivait vers nous du coup... ma mère se met à hurler qu'il va nous tuer, je la fais rentrer en vitesse dans la voiture avec la gamine et lui prend la pelle des mains, mon père lui tire dedans... une balle dans le torse... "Bordel papa, t'as jamais vu un film de zombies ! LA TÊTE BORDEL ! LA TÊTE !!!"... Heureusement, j'ai regardé des films de zombies et il a des réflexes rapides et sait tirer.
Le cinéma avait raison... c'était la tête qu'il fallait viser.

On rentre dans la voiture, plein gaz jusque la maison où il fallait encore décharger, ça se décharge très vite des courses quand on a des zombies au cul !


Jour 3:
Ils sont de plus en plus nombreux... On s'est retranché dans la cave avec nos provisions... on crèvera pas de faim avant au moins un mois, mais dans un espace si restreint, j'ai peur qu'on devienne tous fous...
La petite Sarah pleure toujours autant, ça se comprend, pour le peu qu'on en sait elle a 5 ans et est orpheline... y'a plutôt de quoi pleurer pour cette petite. Mais avec sa voix aiguë, j'ai peur qu'elle finisse par les appeler.

Où en sera-t-on dans un mois ? Ça va cesser ? Ça sera pire ?
J'ai comme l'impression qu'on va tous crever... Je pense pas qu'ils aient l'odorat au point de nous trouver dans la cave mais je sais pas pourquoi, je pense qu'on va crever...

ON VA CREVER.