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lundi 20 décembre 2010

CIN Begins : Ghostbusters by Morduff

Je me dois donc de vous dire que cette semaine à thème me plait beaucoup car il demande donc de parler ce qui a réveillé votre passion pour le cinéma, et cela m’a permis de me remémorer mes premiers amours, et je dois bien admettre que ça remonte à loin pour moi et pour la plupart d’entre vous je pense. Je vais donc me lancer et vous parler un peu de mon cas en ce qui concerne ce domaine si foisonnant. Pour ma part, cela a donc commencé naturellement avec mes parents, et en particulier ma mère, qui sont de grands consommateurs de films, et avons passé une grande partie de notre temps à faire souffrir nos magnétoscopes pour enregistrer les nombreux films qui passaient et ceux qu’on achetaient bien sûr. Un grand stock de VHS est d’ailleurs présent chez moi et en train de prendre la poussière hélas.
C’était une époque où je passais de nombreuses heures à regarder inlassablement des films, dont beaucoup maintenant ne représentent plus d’intérêts à mes yeux. Pourtant j’ai pu visionner de nombreux bons films qui sortent du lot, et je vais donc vous parler d’un film que presque la majorité d’entre vous connaissent et n’a pas volé son statut de film culte à mes yeux.



Pour en venir à l’histoire tout de même, nous commençons avec trois amis scientifiques, le Dr. Peter Wenkman (Bill Murray), le Dr. Raymond Stantz (Dan Akroyd) et le Dr. Egon Spengler qui font des recherches sur le domaine du paranormal et cherchent à prouver qu’il est possible d’entrer en contact avec des êtres venant d’un monde différent du nôtre. Après avoir eu enfin un cas sérieux dans la bibliothèque municipale, ils sont à ce moment-là expulsés de l’université pour avoir dépassé le délai de leur aide financière et pour aussi ne pas avoir rapporté des résultats tangibles.
Après cela, il trouvent un financement, notamment en sacrifiant le domicile du Dr Stantz, et font l’acquisition d’un bâtiment insalubre afin d’y créer une entreprise spécialisé dans le contrôle et la chasse des activités paranormales, Ghostbusters. Le financement leur permettra aussi d’acheter une voiture qu’il remodèleront pour devenir la voiture officielle des Ghostbusters, l’ECTO-1, et bien sûr au Dr. Spengler de pouvoir inventer le pack à proton dont les décharges permettent de paralyser les entités ectoplasmiques et le piège à fantômes.
Bien que le succès ne sera pas immédiatement au rendez vous, le bouche à oreille, et une activité de plus en plus forte des activités paranormales leur permettront de gagner en reconnaissance et popularité. Une nouvelle recrue, Winston Zeddemore (Ernie Hudson) viendra aussi se joindre à eux de manière naturelle pour n’être que plus efficace en travail d’équipe.
Cependant, cette augmentation de l’activité paranormale est sans doute un signe d’une présence puissante, bien au-delà d’un simple fantôme dont l’une des premières clientes, Dana Barrett (Sigourney Weaver) et son voisin Louis Tully (Rick Moranis), se situent un immeuble qui pourraient la clé de ce mystère.

Le choix de ce film me parait tout à fait adéquat et m’a accompagné depuis mes plus jeunes années où je le regardai avec un grand plaisir et qui me permettait de m’évader dans un autre monde.
Je pense ne pas exagérer en affirmant que le métrage correspond fortement à ma personnalité, car étant enfant, j’avais une imagination assez extravagante et adorait le fait que l’on pouvait être entouré par des créatures étranges, ceux qui vivaient dans l’ombre, dans nos placards, ou sous notre lit et bien sûr, que les morts n’avaient pas envie de l’être tant que ça et qu’il venaient nous embêter sous la forme de fantômes. Bien que je ne crois plus à ces histoires évidemment, je pense que cette partie de moi est toujours présente quelque part, et a sans aucun doute influencé ma passion pour le cinéma fantastique, un cinéma où l’on assiste à des choses qui sont à mille années lumière de notre banale réalité.

Quelle ne fut pas ma surprise à la vision de ce film lorsque j’étais enfant, j’ai pu enfin voir que les fantômes sont vraiment nombreux et qu’ils peuvent s’avérer plus malins et machiavéliques qu’on ne le pense. Mais bien sûr, la technologie est à notre secours et c’est là que le pack à protons intervient, et je ne cache pas que j’aurais tout fait pour pouvoir chasser et piéger du fantôme et conduire l’ECTO-1.
Bien évidemment, je vous en parle parce que je le regarde avec un plaisir toujours aussi présent car le film en lui-même est une réussite à mes yeux. Bien que le sujet soit à première vue simple et puéril, il est traité de manière respectable et crédible sans que cela ne soit tourné en ridicule. Il se montre ambitieux et va jusqu’au bout de ses idées.
La mise en scène s’avère d’ailleurs maîtrisé et agréable à voir, telles que les scènes dans la bibliothèque avec les livres et les papiers qui se mettent à s’animer et le fantôme de la bibliothécaire qui ordonne le silence aux vivants sous peine d’une vision d’horreur ; où la course poursuite oppressante entre une créature démoniaque et le pauvre. Certaines s’avèrent même plutôt angoissantes comme celles où Dana est confrontée aux événements surnaturels. On a aussi droit à d’autre type de situations différentes avec une vision de l’enfer, une étrange session d’exorcisme avec Dana et le Dr. Wenkman , ou une bien étrange créature gigantesque envahissant la ville.
Cependant, ce que j’apprécie beaucoup, c’est que l’humour est très présent sans pour autant faire perdre le film en crédibilité, que ce soit les répliques cinglantes du Dr Venkman de ses autres comparses ou même le gros dégoûtant fantôme vert Slimer, qui ne pense qu’à manger les aliments et lui passent à travers et de dégeuler de la bave ectoplasmique (dont un en fera particulièrement les frais).



Le casting est bien évidemment excellent et je suis vraiment attaché à tout ce beau monde. Bill Murray est absolument mémorable dans son rôle de scientifique qui passe son temps à faire le salaud insouciant et dragueur mais qui reste tout de même auprès de ses amis, même si il adore le sarcasme et fricottes avec les jolies filles, en particulier Dana.
Dan Akroyd est vraiment attachant avec son personnage soucieux des autres, consciencieux et doté d’un bon esprit d’équipe.
Il ne faut pas oublier qu’avec une technologie aussi poussé que le pack à proton, on a besoin d’un intello rationnel, calme et imperturbable, et Harold Ramis est vraiment taillé pour le rôle.
Ernie Huddson vient évidemment joindre l’équipe et s’en tire évidemment très bien.
Si elle ne chasse pas les fantômes, je ne peux que citer aussi Sigourney Weaver, que j’apprécie toujours autant et qui sait briller par sa présence et son charme qu’elle saura mettre à contribution dans le film (même petit, je n’y était pas insensible). Je tiens aussi à terminer avec Rick Moranis, qui est un acteur que j’ai beaucoup apprécié étant enfant dans ce rôle où il est un voisin coincé du cul vraiment drôle et attachant mais aussi dans son rôle de l’inventeur Wayne Szalinski dans la série des Chéri, j’ai rétréci les gosses (dont le premier est une bonne réussite), autre films de mon enfance.



Il est aussi inévitable que je passe par la BO composé d’abord par Elmer Bernstein dont le score va de pistes tantôt tranquilles, jusqu’à des morceaux angoissants et épiques, qui sont d’ailleurs en train de circuler dans ma tête au moment où j’écris ces lignes.
Bien sûr, passons aussi à l’inévitable thème du film, interprété par Ray Parker, Jr qui l’un des éléments les plus marquants du film et que j’écoute toujours avec un grand sourire. Je suis d’ailleurs content d’avoir appris que le titre avait été en tête des charts mondiaux pendant plusieurs semaines et n’a pas été inutile au grand succès du film.



Voila, je tiens donc à vous affirmer que ce film fait partie d’un de ceux qui m’ont accompagné depuis je suis petit et que malgré tout ce temps, je leur reste fidèle. Cela veut donc dire qu’ils ont de l’importance pour moi et que c’est le cinéma qui m’a offert ce sentiment de bien être en moi au moment où je pose les yeux sur ces films. Je me dois donc de leur dire un grand merci.

Autre chose pour finir, c’est très important pour votre survie :

Ne croisez pas les effluves!

lundi 25 octobre 2010

M le Maudit de Fritz Lang (1931) by Morduff

Pour cette fois j’ai une forte envie de remonter le temps à l’époque ou le cinéma parlant était encore le phénomène de l’époque, en l’année 1931, avec un film allemand réalisé par Fritz Lang qui signe ici son premier film parlant, bien qu’il ait déjà une grande expérience dans le cinéma muet d’antan.

L’intrigue nous place à Berlin dans les années 1930 où les habitants font face à la chasse redoutable du tueur en série pédophile Hans Beckert qui attire les enfants n’ayant pas conscience du danger en leur offrant des ballons et des friandises, laissant derrière lui les corps inertes de ses victimes.

Nous faisons face aux agissements réellement inquiétants d’un pédophile et tueur d’enfants qui, à chaque fois qu’il est à l’affût de sa proie, sifflote In The Hall of The Montain King d’Edvard Grieg, qui semble lui donner un sentiment de bien-être à son esprit qu’il considère comme détraqué.
Cet air de musique servira à personnifier Beckert lors de ses apparitions, même hors-champ ce qui permet de créer un climat très pesant lors de ses approches visant à commettre des actes sordides. C’est d’ailleurs à partir de ce film que le terme Leitmotiv sera généralisé où un thème, ici une musique, permet d’identifier un événement marquant.



Cette effroyable situation sème la panique chez les habitants qui, révoltés par l’incompétence des autorités à débusquer le tueur, se mettent aussi à sa recherche en s’associant avec plusieurs chefs de la pègre qui utiliseront une méthode de filature plutôt efficace qui consiste à l’engagement de clochards et autres marginaux qui doivent surveiller chaque coin de rue afin de trouver Beckert.
Cela nous mènera à une furieuses chasse à l’homme où la confrontation entre les policiers et la pègre se maintiendra jusqu’à ce que l’un des victorieux puisse appliquer sa justice.



Il est intéressant de savoir que depuis le montage d’origine du 11 mai 1931 d’une durée d’environ 1h 57, le film a subi de nombreuses coupures, notamment en mars 1960 avec environs 20 minutes de supprimées mais on a pu restaurer jusqu’à 1h 50 grâce aux copies conservées par La Cinémathèque Suisse et le musée Néerlandais du film. On peut donc considérer la dizaine de minutes restantes comme un trésor perdu.

Je trouve que le titre français a le mérite d’être bien trouvé car il correspond à une scène clé du film, la lettre M signifiant Mörder ou Meurtrier en allemand. En quoi cela est-il important dans le film? Je ne vais pas en dire plus, les spoilers c’est pas bien !

Pour ma part, je trouve ce film sincèrement poignant car nous assistons à un portrait malsain d’un tueur à l’apparence ingrate qui nous expose ses peurs, ses sentiments et son état d’esprit qui, selon lui, justifie ses actes. De plus, Peter Lorre nous offre une prestation vraiment excellente dans ce rôle de tueur pédophile en ressortant toute la personnalité malsaine et torturée du personnage où il n’est pas forcément sain d’entrer dans ce genre d’esprit.
J’ai pu constater que quelque soit l’époque dans laquelle le métrage a été réalisé, on peut toujours se sentir concernés par des problèmes si graves qui sont hélas toujours d’actualité.
Toutes ces émotions que j’ai ressenties en visionnant le film me font penser qu’il est bien difficile de faire sa justice car face à l’extrême, ici la pédophilie, l’impartialité est quasiment infaisable. Mais en voulant exécuter ce monstre humain de sang froid, ne deviendrions-nous pas une part de cette bête ? Cette réflexion que je me suis faite m’a fortement marqué et la sagesse doit s’avérer de rigueur même si après tout, nous ne sommes que des êtres humains.

Extrait du film

Darkman de Sam Raimi (1990) by Morduff

Bonjour chers CINéens

Pour cette fois-çi je voudrai revenir sur classique de Sam Raimi que j’ai pu découvrir il y a de cela peu longtemps. Je tiens donc à vous faire partager ce que j’en ai pensé.



Nous faisons la connaissance de Payton Westlake, un généticien tout à fait respectable quoi se dévoue au développement de peau synthétique afin de faire bénéficier les grands brûlés et autres personnes nécessitent cette aide, cependant ces recherches se bloquent du fait que la peau synthétique qu’il tente d’améliorer se dégrade à la lumière du jour au bout de 99 minutes mais reste intact lorsqu’il reste dans l’obscurité.
Payton est quelqu’un de simple, gentil et dévoué à sa copine Julie Hasting, une brillante avocate qui préfère privilégier sa carrière et met en suspens sa relation avec Payton en étant réfractaire à sa demande en mariage.
Julie a établit des liens avec Louis Strack Jr., un homme d’affaires voulant passer pour un honnête individu mais n’a que cesse de faire la cours à Julie et cache ces ambitions démesurées et destructrice.
La situation commence à s’envenimer lorsque Strack découvre que Julie possède un document qui prouve sa culpabilité pour fait de corruption dans l’immobilier. Ce vil personnage fera jouer ses liens avec le mafieux Robert Durant et ses associés pour récupérer le document à tout prix.
Les renseignements trouvés par la mafia la mèneront au laboratoire de Payton qui devra se confronter avec des individus qui scelleront à jamais son destin. L’agression lui causera de graves brûlures sur l’intégralité de son corps et sera laissé pour mort.



Cependant, son corps fut retrouvé en piteux état et n’a pas pu être identifié due à ces brûlures ayant gravement endommagés son corps. Il est toujours en vie.
Traité dans un hôpital dans la section des grands brûlés, son corps a tellement été meurtri que même ses nerfs ne peuvent plus émettre au cerveau la douleur que hurle constamment son corps.
Après être revenu à lui, il parvient à s’échapper de l’hôpital en trouvant dans son chemin un manteau et un chapeau noir afin de couvrir son corps hideux caché par des bandelettes. Trouvant refuge dans une vieille usine désaffecté, il continuera ses expériences sur la peau synthétique et entreprendra parallèlement une vendetta contre les malfrats qui lui ont fait subir ses atrocités.



Voulant réaliser son film de super-héros et rendre hommage aux films d’horreur Universal des années 1930, Sam Raimi nous fait subir le parcours déchirant d’un homme brisé, cherchant désespérément un moyen de redevenir à nouveau le scientifique respecté par son entourage et aimé par sa femme.
Convaincu qu’il suit toujours le droit chemin, il est évident que l’état atroce dans lequel il se trouve lui fait perdre peu à peu sa raison, il se sent abandonné et se fait rongé par une haine grandissante envers ses bourreaux et décidera de devenir le nouveau vengeur masqué.
J’ai beaucoup apprécié ce film où j’ai pu reconnaître le style si particulier et attachant de Sam Raimi qui ne s’était pas encore débarrassé de certains de ses tics provenant de Evil Dead tel que les zooms diagonales sur les personnages lors des scènes fatidiques du film.
Pour ce qui est des acteurs, je tiens à mentionner un caméo très plaisant de Bruce Campbell ainsi que l’excellente prestation de Liam Neeson dans le rôle de Payton «Darkman » Westlake qui s’avère tout à fait juste et touchante qui devra renoncer à son ancienne vie ainsi que de tout l’amour qu’il ressent pour Julie.



De mon coté, je dois admettre que j’ai surtout été marqué par l’état d’esprit dans lequel s’est retrouvé Payton après son accident, où on peut ressentir le désespoir de ne plus redevenir lui-même grandir en lui et cette hargne de vouloir abattre tous ces chiens capitalistes corrompus qui ont détruit un homme à des fins purement matériels et superficiels.
Cela m’a aussi fait pensé à une revisite du mythe du Fantôme de l’Opéra ou un homme au visage déformé s’isolé dans son antre qui consumes un haine farouche au monde extérieur ainsi qu’à lui-même, ne supportant pas sa laideur.
Tremblez pauvres fous car la justice a un nouveau nom, cette justice qui punira tous les criminels qu’elle que soit leur rang sociale ou leur puissance, elle se prénomme Darkman.

Trailer