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vendredi 24 mai 2013

Tom Hardy, l'acteur de ma vie ! by Misaki



Une simple bio ? Un article parce qu'il faut en faire parce que le jaune, le vert et le bleu c'est beau ?

Non.

C'est une déclaration d'admiration pour cet homme, cet acteur dont je suis avec passion sa carrière. Un homme simple, apprécié de ses partenaires. Un futur grand !


Naissance d'un acteur de l'ombre - 2001 à 2009

Né en 1977 à Londres. Étudiant à l'école d'art dramatique Richmond Drama School.

Tout en participant à des téléfilms et des pièces de théâtres,
Tom Hardy fait ses premiers pas dans le cinéma Américain en tenant un petit rôle dans Band of Brothers de Steven Spielberg et Tom Hanks. Puis dans La Chute du faucon noir de Ridley Scott.

S'essayant à plusieurs registres, comme dans le film de guerre Simon, An English Legionnaire, dans la science fiction avec Star Trek : Nemesis ou encore dans Oliver Twist.

Des rôles secondaire aux côtés de Daniel Craig dans Layer Cake puis dans RocknRolla de Guy Ritchie, Marie-Antoinette de Sofia Coppola, dans le navet The Code avec Antonio Banderas et Morgan Freeeman.


Tom Hardy, un acteur bien entouré.

Il a tourné avec des grands réalisateurs tels que Christopher Nolan pour Inception et The Dark Knight Rise, Gavin O'Connor réalisateur du surprenant Pride and Glory, pour le film magnifique Warrior, avec Guy Ritchie pour RocknRolla. Dans le génial Des hommes sans loi de John Hillcoat ou encore dans l'ovni Bronson du surprenant réalisateur Nicolas Winding Refn.

Tourner avec Gary Oldman, Christian Bale ou encore Leonardo Di Caprio est formateur pour Tom Hardy. Ces trois acteurs sont connus pour chercher au plus profond d'eux même pour interpréter un personnage. On pense à Gary Oldman pour Dracula, Leo DiCaprio pour Aviator ou récemment Django Unchained et Christian Bale, l'acteur Yoyo connu pour ses performances dans The Machinist, Rescue Dawn,
Fighter ou la trilogie Batman.


Tom Hardy, acteur caméléon ?

En effet, il suffit de regarder l'investissement physique et ses performances dans Bronson, Warrior et même les hommes sans lois qui sont selon moi ses plus grandes performances avec de nombreuses autres.

Tantôt possédé dans Bronson. Tantôt une montagne de muscle torturé dans Warrior dont il avouera que les relations avec sa compagne et ses proches se sont dégradés pendant sa préparation physique.
Et pourtant c'est le méconnu WAZ d'un inconnu Tom Shankland qui offre à Tom Hardy une prestation impressionnante dans un rôle de psychopathe au côté de Stellan Skarsgård et Melissa George.

Mais le monde entier découvre véritablement cet acteur hors catégorie dans Bronson de Monsieur Drive et prochainement Only God Forgives. L'acteur est habité par Charlie Bronson aka Michael Gordon Peterson himself que Tom a rencontré a de nombreuses reprises pour lui rendre hommage dans ce surprenant ovni. Pour l'anecdote, Charles Bronson fit remarqué le physique assez maigre de l'acteur durant leur première rencontre. Tom Hardy lui fit remarquer qu'il reviendra dans 5 semaines. Au nouvel entretien Hardy a pris 20 kilos de muscles. Bronson lui donna son aval et félicita l'acteur pour sa performance.

Il continue son chemin en interprétant le rôle de Eames dans le chef d’œuvre Inception. Un rôle "Commando" tout en justesse. Puis dans Warrior, où il surprend son monde avec son personnage torturé de "marines". Un rôle à oscar pour moi.

Dans La Taupe il campe le rôle d'un agent en compagnie de trés bon acteurs comme Gary Oldman, Colin Firth, John Hurt, Benedict Cumberbatch et Mark Strong.

Erreur de parcours avec Target avec lequel on dira qu'il a fait comme Natalie Portman et son "Sex Friends". Un film pour se reposer tout en s'amusant.

Il enchaine enfin avec deux grands films The Dark Knight Rises de Christopher Nolan dans le rôle impressionant de Bane, rôle qui ne pouvait être attribué qu'à Tom Hardy au vu de ses performances physique dans Bronson et Warrior. Même si Christopher Nolan avouera n'avoir jamais vu Bronson et que Tom Hardy lui aurait tapé dans l’œil dans Rocknrolla.

Puis Des hommes sans loi de John Hillcoat avec un rôle "d'ours" aux dialogues recherchés...

On le retrouvera prochainement dans Mad Max 4: Fury Road de George Miller , dans Animal Rescue avec Noomi Rapace et Matthias Schoenaerts ou encore Everest (le nouveau Vertical Limit ?)

Tom Hardy s'est également fait remarquer à la télévision dans la série The Take racontant l'ascension d'une petite frappe dans le milieu du crime, disponible en DVD et bluray en France.


Tom Hardy, star hollywoodienne ou tout simplement un homme simple ?

Tom Hardy n'oublie pas d'où il vient. Lui qui a démarré une carrière sur le tard en ne pensant pas qu'un jour il rencontrerait un tel succès.
On aurait pu croire que le succès lui aurait donné la grosse tête. Mais non, Tom Hardy est un acteur mais surtout un homme qui en a manger dans la vie dans tout les sens du terme.
Il reste le même. Charmeur, blagueur, obstiné, travailleur acharné.
Il se présente en conférences, à des festivals avec des chemises à carreaux, des costumes avec des baskets, une barbe à la Hagrid, des bracelets, des colliers.
Il reste simple, se moquant de ce qu'on peut raconter sur lui.

Un acteur proche de ses fans, de nous cinéphiles. Il participe a une émission d'aventure pour la chaine Discovery Channel en Russie. Il fait de la lutte en compagnie de Russes

Jouant un petit rôle incroyable dans le court métrage Sergeant Slaughter, My Big Brother que je vous invite a regarder ici.

Acteur aux multiples tatouages retraçant sa vie de l'obscurité à la reconnaissance. Tom Hardy est l'acteur à suivre, l'acteur qu'on ne peut détester tant pour ses innombrables talents que pour sa simplicité.

Tom Hardy, je t'aime (en toute amitié bien sur)

lundi 13 juin 2011

Sidney Lumet : 12 angry men by Hablast

Sidney Lumet est l’un des rares réalisateurs à être parvenu à faire d’un premier film son ultime chef-d’oeuvre. Avec Twelve angry men, il signa un long-métrage novateur et puissant de par sa mise en scène. Une production reconnue à l’heure actuelle comme une référence en matière de cinéma. Voici, sans plus attendre, l’exposition de long en large d’un film qui s’est inscrit dans les modèles du septième art.



L’histoire narre la délibération de 12 jurés au sujet de la mise à mort d’un adolescent accusé de parricide. Pour qu’il y ait une sentence prononcée, les 12 hommes doivent être unanimes. A l’issue d’une première discussion, 11 le jugent coupable contre 1 qui a un doute valable… Cet homme, appelé dans le film juré N°8, est porté à l’écran par le talentueux Henry Fonda.

Pour éviter toute confusion, il est préférable d’annoncer tout de suite le risque de désenchantement quant à la vision de l’oeuvre. Le genre du film n’a rien d’un thriller, ni d’une intrigue policière mais bien d’un drame. En d’autres termes, il n’y a pas d’enquête menée pour tenter de connaître scientifiquement les tenants et aboutissants de l’acte criminel. Le film est donc uniquement basé sur le ressenti des jurés et les relations qu’ils construisent ensemble dans la salle de délibération.

Sidney Lumet semble avoir rapidement compris comment faire un bon film en peu de moyen. Comment représenter un nombre suffisant de thèmes, de sentiments et d’archétypes sans utiliser des décors et une action soutenue tout le long du film ? Comment savoir raconter un huis clos qui tient en haleine et basé uniquement sur le dialogue ? Le rassemblement de 12 jurés aux caractères très différents dans le cadre juridique semble être une voie qui affecte une grande majorité d’individus.

Tous, ou plutôt un grand nombre de stéréotypes sociétaux seront représentés à travers les 12 hommes :

N°1 : Porte parole des 12 jurés privilégiant la démocratie quant à la direction de la délibération
N°2 : Chétif et martyre que certains n’hésiteront pas à écraser.
N°3 : Père de famille sans pitié, où l’éducation à la dure des enfants semble être la meilleure solution pour qu’ils ne tournent pas mal.
N°4 : Banquier pragmatique et convaincu des faits exposés. Plus rattaché au Logos qu'à l’Ethos et le Pathos
N°5 : Influençable, pas sûr de lui et victime de préjugés car il vient du même milieu que l’accusé.
N°6 : Simple ouvrier qui n’alimente le débat que par des simples remarques. Il le dit clairement ; c’est son patron qui est amené à faire des suppositions, pas lui.
N°7 : Blagueur inintéressé de l’affaire, voire insouciant.
N°8 : Henry Fonda, le chevalier blanc des jurés. Inversément au juré n°4, il semble plutôt privilégier le Pathos au Logos.
N°9 : Personne âgée, également plus sensible aux bons sentiments plutôt qu’aux faits. Il sera d’une grande contribution en se comparant avec un témoin du même âge que lui pour comprendre son fonctionnement.
N°10 : La soixantaine, empli de préjugés à la limite du racisme. Pour lui, toutes les personnes venant de ce genre de milieu sont les mêmes ; des êtres dangeureux et sans espoir de réinsertion.
N°11 : Probablement le juré le plus imprégné de l’affaire. Se remettant le plus facilement en question, il n’hésitera pas à accepter de revoir en détails chacun des faits pour tenter d’éviter la mauvaise sentence.
N°12 : Homme d’affaire dans la publicité, ne connaissant pas très bien le droit et a du mal à se faire sa propre opinion de l’affaire.




Avec ces 12 caractères distincts, Sidney Lumet parviendra à présenter de nombreuses relations sociales et psychologiques sociétales telles que : le phénomène de groupe, de discrimination et de préjugés, de leadership, de sociocentrisme évaluatif, d'identité sociale, de dépersonnalisation, d'identification sociale, de déviance dans les relations de groupe, de normalisation, de conformisme, de négociation de conflit, de pression majoritaire, de perception et d'influence de la minorité, d'avis sous anonymat ou de manière identifiée, de comparaison sociale, de dissonance cognitive, etc.

Le point fort du film se traduit dans la justesse extrême des dialogues et de l’angle de vue que Sidney Lumet nous propose. Rien n’est grossier, tout est sincère. On ne tombe jamais dans les solutions faciles ou dans les clichés que monsieur tout le monde pourrait faire. Henry Fonda se traduit par un personnage qui n’attend ni plus ni moins que la vérité soit dévoilée en se comportant avec un recul prononcé.

Ce point n’est pas compris par tous les jurés (qu’ils pourraient être représentés par les spectateurs de l’oeuvre). Une scène très utile et nécessaire dans le film est celle où le juré n°7 dit à Henry Fonda lors d’une pause aux toilettes : “Vous autres les Philanthropes, vous êtes tous les mêmes, vous êtes prêts à vous attendrir sur la première cloche venue”. Ainsi, le fait que ce point est remarqué, assumé et même démontré dans le film n’autorise plus le spectateur à pouvoir donner cet argument de “Manichéisme facile”.

Le juré numéro 8 (Fonda) se fera d’ailleurs juger plusieurs fois par les jurés les plus tenaces. On dira qu’il tombe dans les sentiments, qu'il coupe les cheveux en quatre, que ses obervations sont dénaturées en faveur de l’accusé, qu’il a un trop grand coeur et qu’il se trompe de cible. Fonda ne manquera jamais de leur démontrer la réelle vision à entreprendre vis-à-vis des faits par certaines scènes qui restent en mémoire. Notamment la célèbre phrase “Vous avez réellement l’intention de me tuer?”

SPOILER
On peut reprocher au film d’être prévisible, le juré bienveillant qui parvient à mettre d’accord tout le monde et à acquitter l’accusé. Ce qu’il faut plutôt retenir, c’est la manière dont celui-ci parvient à les influencer dans leurs choix, ce qui relève d’un talent que peu de cinéaste ont réussi à retranscrire.

La scène finale est une des scènes les plus anthologiques du septième art. Nous voyons le dernier juré qui, non plus par conviction, mais par orgueil, s’enfonce dans un raisonnement de plus en plus absurde se mettant à dos tout le monde. Son tout dernier argument valable restera un simple “j’ai le droit de garder mon opinion”. A ce moment là, il regarde une photo sur la table de son fils qui dépasse de son portefeuille et fait le rapprochement avec la personne accusée. Par énervement, il se précipite sur la photo pour la déchirer en disant que les gosses le dégoûtent, pour finir en larmes et clamer que l’accusé est non-coupable.
FIN DU SPOILER

Technique :

Le film est caractérisé par une sobriété appuyée. Sidney Lumet maîtrise la mise en scène d’une façon remarquable. La première scène où les jurés se retrouvent dans la pièce de délibération est très longue et rien, ni dans le jeu des acteurs, ni dans la mouvance de la caméra et ni dans la mise en scène, ne montre une quelconque faiblesse professionnelle. Le fond est autant significatif que la forme.

Lumet précisera d’ailleurs :
"J'ai tourné le premier tiers du film au-dessus du niveau des yeux, le deuxième tiers à hauteur des yeux et le dernier tiers en-dessous du niveau des yeux. Ainsi, vers la fin du film, on commençait à voir le plafond. Les murs se rapprochaient, et le plafond semblait s'abaisser. Cette sensation d'une claustrophobie grandissante m'a permis de maintenir la tension jusqu'à la fin où j'ai utilisé un angle large pour laisser le spectateur respirer."

On retrouvera souvent dans les films de Lumet des thèmes récurrents tels que les rapports de l'homme à l'institution, analyse des systèmes de pression, lutte pour la tolérance et la justice.



Avec ce premier film, Sidney Lumet remportera l’Ours d’or du meilleur film et sera nominé aux oscars dans la catégorie du meilleur film ainsi que meilleur réalisateur. Nombreux de ses prochains films seront présentés et vaincqueurs aux oscars. Cependant, Sidney Lumet ne remportera jamais la statuette de meilleur réalisateur ou du meilleur film. Il repartira tout de même en 2005 avec un Oscar d’honneur pour l’ensemble de sa carrière.

Sidney Lumet est mort le 09 Avril 2011 à l’âge de 86 ans et laisse derrière lui une filmographie admirable dans laquelle beaucoup aujourd’hui puisent leur inspiration.

Anecdotes :
- 12 angry men est initialement une pièce de théâtre de Reginald Rose. D’ailleurs Le juré N°9 et le juré N°11 du film de Lumet figurait déjà dans cette pièce dans leur rôle respectif
- Le film est classé septième dans le classement des meilleurs films de tous les temps sur le site IMDb avec une note de 8,9/10.
- Le film a été réalisé en moins de 3 semaines avec un budget de 350 000 dollars.
- Lumet a écrit en 1995 un livre, Making Movies, réimprimé en 1996. Au long de 218 pages, il raconte de façon particulièrement bien organisée ses souvenirs de metteur en scène et en profite pour faire part de nombreux enseignements. A l'occasion de son décès, un journaliste a déclaré que, lorsque ce livre est paru, les directeurs des écoles de cinéma n'avaient plus rien à enseigner car, si leurs élèves lisaient le livre, ils sauraient tout.

Voici une liste des films notables du réalisateur :

- 12 angry men
- The Hill
- Serpico
- Dog day Afternoon
- The Offense
- Prince of the City
- Network
- Running on Empty
- Murder on the Orient Express


Trailer

Hablast.

dimanche 23 janvier 2011

R.I.P Pete Postlethwaite by Dylan



Comme la plupart d'entre vous le savent, l'acteur britannique Pete Postlethwaite est décédé le 2 Janvier 2011 à l'âge de 64 ans. Il aura eu une belle et longue carrière, jouant dans plus de 90 films depuis 1975. J'aurai voulu écrire quelque chose de long, de complet et passer en revue toute la carrière de cet acteur, mais j'ai rapidement réalisé que je n'avais pas vu tant de films que ça. Alors je me contenterai de vous parler de ceux que je connais, en espérant lui rendre un peu de ce qu'il a pu m'apporter.

La toute première fois que j'ai vu Pete sur un écran de télévision, c'était dans Le Dernier des Mohicans. Pour ceux qui n'avaient pas encore compris, ce film pour moi a toujours été MA référence et mon coup de cœur cinématographique depuis l'école primaire. Mais je dois être honnête, la performance de Pete Postlethwaite est passée plutôt inaperçue à mes yeux. Sans doute parce qu'il n'a qu'un tout petit rôle, comme ce fut le cas quasiment tout le long de sa carrière. Et dans un sens, c'est effectivement cela qu'il était à mes yeux : ce visage familier qu'on retrouve toujours dans des rôles secondaires. Celui dont on reconnaît les traits sans pour autant connaître le nom qui va avec. "Un des types dans Alien 3" ou "un des types de Usual Suspects". En y repensant, le premier film auquel je t'ai assimilé, c'était Romeo et Juliette de Baz Luhrmann. Pourquoi ? Parce que j'étais jeune et que j'étais dans mon époque Leonardo Di Caprio. Et que j'ai découvert beaucoup d'acteurs et de réalisateurs grâce à ce petit gars-là. Mais peut-être aussi parce que c'est le premier film où je t'ai vu où tu avais un "vrai rôle" conséquent, un rôle comme tu en as pourtant tant eu : un homme de connaissance, un homme qu'on écoute, qui conseille, qui ordonne. Un homme qui sait s'effacer mais qui pourtant est un personne clé dans la vie des autres. C'est peut-être pour cette raison que tu étais si bon dans des films fantastiques comme Cœur de Dragon ou James et la pêche géante. Car le style de personnage que tu arrives à créer, ce type de personnage peut se retrouver absolument partout. Tu trouves ta place dans le Hamlet de Mel Gibson tout comme tu trouves ta place dans la petite comédie Les Virtuoses aux côtés d'Ewan Mc Gregor. Pour moi, tu fais partie de ces acteurs qui sont un personnage en soit. Parce que l'essentiel de tes personnages se trouve dans ton physique. Tu as, à mes yeux, cette mélancolie étrangement agréable qui émane de toi. Ce côté pittoresque des anciens comédiens des films noir et blanc. Mais aussi cette sensibilité, cette sensation de te voir comme tu es vraiment. Ce sentiment que tu n'es pas en train de jouer un rôle, mais que tu es en train de vivre une vie. Et qu'à chaque fois, tu ne fais que passer dans la vie des "gens", ou plutôt de ces personnages. C'est simple, pour moi, tu es l'ange gardien. Tu as beau passer inaperçu dans la plupart des films, tu restes pourtant là, comme une lumière humble mais essentielle à tout film. Je me suis prise à regarder ta filmographie en disant à voix haute : "Ah tiens, il était là dedans aussi" ou bien encore "Aaah mais oui c'est vrai, je l'avais vu là...".

Mais en fin de compte, pour moi, "Pete Postlethwaite" ça se résumera toujours à un seul et unique film. LE film qui a révolutionné ma vision des acteurs. Le film où ce n'était plus du jeu, c'était de l'émotion brute. Le film où j'ai eu l'impression que ce type là, c'était mon père. Ou quelqu'un que j'ai vraiment connu. Quelqu'un qui m'a touché vraiment, vraiment très profondément. Au point que ce rôle et ce film gardent toujours une place dans mon cœur et ma personnalité. Avec ce rôle, Pete Postlethwaite restera toujours un immense acteur. Et ce film, qui lui a d'ailleurs valu sa seule nomination aux Oscars, c'était Au nom du père. Et lorsque j'ai appris que Pete Postlethwaite était décédé, si j'ai eu les larmes aux yeux, c'est parce que toutes les images du film me sont revenues en tête. Parce que ce type est un des premiers, voir même LE premier acteur à m'avoir fait pleurer pendant un film. Et me dire qu'un type comme ça n'est plus de ce monde, ça m'a foutu les boules. Parce qu'il fera toujours partie de ces géants de la comédie à mes yeux et parce que malgré le fait qu'il y ait beaucoup d'immenses acteurs... il n'y a quasiment personne qui ait réussit à me toucher à ce point. Alors voilà, même si Pete Postlethwaite, c'était aussi Inception, The Town, Solomon Kane et des tonnes d'autres films, pour moi, il restera toujours Giuseppe Conlon. Ce père de famille qui m'a bouleversée lorsque j'étais gosse et qui me bouleverse toujours autant lorsque je revois ce film. Et quelqu'un capable de me faire ressentir des émotions aussi brutes et intenses à chaque fois, je trouve que ça mérite que je prenne le temps d'écrire. Alors je m'excuse de ne pas pouvoir écrire sur l'ensemble de sa carrière.

Je me contenterai de dire merci, Pete Postlethwaite, de m'avoir montré ce qu'était un vrai acteur.

jeudi 11 novembre 2010

Steve McQueen by Bedwyr



Il y a 30 ans de cela, le 7 novembre 1980, déjà comme diraient certains, disparaissait un acteur. Pas n'importe quel acteur, pour moi un des plus grands acteurs que l'on ait eu : Steve McQueen. Cette propa n'est pas une biographie de l'acteur mais juste un hommage que j'aimerais lui rendre en ce 7 novembre 2010.

Né le 24 mars 1930, à Beech Grove, Steve vécu seul avec sa mère et son oncle (son père ayant quitté sa mère, mais cela ne nous regarde pas). Il quitte l'école jeune pour aller dans les Marines. Quelques années plus tard, il étudie à l'Actors Studio de New York et débutera sa carrière à Broadway. Il tournera son premier film en 1956, Marqué par la Haine de Robert Wise, mais il se fera davantage connaître grâce à la série télévisée, dans les années 60, Au nom de la loi, dans laquelle il joue un chasseur de prime du nom de Josh Randall.



Sa carrière est lancée.

En 1960, il joue aux cotés de Yul Brynner, Charles Bronson, Eli Wallach, James Coburn et Robert Vaughn dans Les Sept Mercenaires de John Sturges, dans lequel il n’hésite pas à se montrer pour voler la vedette à Yul, grand acteur du moment. Ce fait fut sans doute un tournant dans sa carrière.



En 1963, le voilà de nouveau aux côtés de Charles Bronson et James Coburn dans un film tiré d’une histoire vraie se déroulant durant la Seconde Guerre Mondiale dans un camp de prisonnier militaire : La Grande Évasion, de nouveau de John Sturges. Il y tient le rôle du Capitaine Virgil Hilts, « le roi du frigo ». Ce film est son premier film en tant que premier rôle. La poursuite en moto reste dans toutes les mémoires.

Par la suite, il jouera dans d’autres films dont il aura souvent le premier rôle :
- Nevada Smith, en 1965, de Henry Hathaway, dans le rôle titre.
- Le Kid de Cincinnati, en 1965, de Norman Jewinson
- La Canonnière du Yang-tse, en 1966, de Robert Wise


(Nevada Smith)

En 1968, il tient le rôle de Thomas Crown dans L’Affaire Thomas Crown de Norman Jewinson, aux côtés de Faye Dunaway. Ce film utilise le « split screen » pour montrer plusieurs scènes en même temps. Steve et Faye détiennent avec ce film le record du plus long baiser au cinéma avec 55 secondes sans interruption.

Générique d'ouverture de L'Affaire Thomas Crown de Michel Legrand "The Windmills of your Mind", "Les Moulins de mon Cœur" en français.

Durant la même année sorti sur les écrans un film qui aujourd'hui est encore un monument : Bullit.
Il y interprète le rôle de Franck Bullit, flic chargé de veiller sur un témoin qu'un politicien veut faire passer à la barre. Durant la garde, le témoin sera tué et Bullit partira à la recherche des assassins. L'histoire se déroule sur 2 journées. Une scène est restée particulièrement célèbre, celle de la poursuite en voitures dans les rue de San Francisco : On ne s'en lasse pas.

En 1971 sortira le film "Le Mans" dans lequel il interprète un coureur automobile (une de ses grandes passions).

En 1973, il joue aux côtés de Dustin Hoffman dans Papillon, tiré du roman autobiographique d'Henry Charrière, détenu du bagne de Cayenne. Il y tient le rôle de Papillon, un prisonnier qui tente par tous les moyens de s'évader du bagne avec un de ses camarades.



Ce film est particulièrement émouvant et pour moi sans doute l'un des plus beaux rôles de Steve McQueen. Thème musical principal du film Papillon.

Colonel des pompiers en 1974 dans La Tour Infernale, un grand film catastrophe dans lequel les protagonistes réfléchissent vraiment comment faire sortir les victimes de l'incendie se trouvant dans le building d'en face. De nouveau, on retrouve de grandes figures telles que Paul Newman, Robert Vaughn (pour la énième fois), Fred Astaire, Faye Dunaway. Le film est vraiment époustouflant, tient en haleine du début à la fin (il sera d'ailleurs récompensé aux Oscars).



Il ne recevra aucune récompense en tant qu'acteur, mais des honneurs lui sont faits dans le milieu automobile et en moto.

Voilà donc un petit hommage à Steve McQueen qui, à 50 ans, est parti emporté d'un cancer des poumons (certains disent que la maladie viendrait des combinaisons en amiante qu'il utilisait pendant les courses automobiles).
Le 7 novembre 1980, un jour après une opération réussie, il décède suite à un arrêt cardiaque. Il aurait pu avoir une carrière un peu plus longue, la vie en a décidé autrement et peut-être que cela lui a permis de devenir une légende du cinéma.