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mardi 17 juillet 2012

Moonrise Kingdom de Wes Anderson by Jim

Cette année, en ouverture du festival de Cannes, nous avions le plaisir de retrouver le réalisateur le plus décalé, le plus onirique, le plus français des texans, le génialissime Wes Anderson. Plus encore, son nouveau film, Moonrise Kingdom, promettait une aventure décapante et rafraîchissante: une escapade amoureuse pré-adolescente sous la grisaille estivale d’une île de la Nouvelle-Angleterre durant les années soixante, avec, bien sûr, les conséquences de ladite escapade sur l’entourage des enfants (é)perdus. L’histoire de Sam, le scout, de Suzy, son amour, la fille qui ne quitte jamais ses jumelles, des parents de Suzy, du chef scout de Sam, des scouts de la troupe de Sam, d’un policier, d’un chat, et d’une femme des services sociaux.



Depuis ses débuts avec Bottle Rocket en 1996, Wes Anderson n’a jamais fini de nous fasciner. Son monde visuel, sémantique, ses références cinématographiques – et par extension artistiques, sont telles que le réalisateur américain est lui-même, une référence, un visionnaire. Le monde de Wes Anderson est codé, parsemé de symboles récurrents, de figures de style qui font qu’on reconnaît sa patte, et qu’on ne peut que l’apprécier davantage ; son obsession pour les plans stylés, qui décrivent des lieux infiniment petits dans l’infiniment grand (ou l’inverse), ses personnages aux antipodes des standards actuels – ou comment être plus décalé que le décalé lui-même, son humour particulier, qui titille intérieurement, car personne ne sait s’il faut rire ou sourire : toutes ces petites choses font l’univers riche et extravagant d’un des meilleurs réalisateurs et, surtout, scénaristes de sa génération. Parce que Wes Anderson est un artiste complet : il tresse les toiles de son cosmos, il ajuste chaque détail en fonction de ce que lui ressent, voit : il ne se contente pas de dévoiler un univers, il le crée de toute pièce, de l’idée à l’image.


Moonrise Kingdom, un vrai film d’auteur, un bijou intemporel et un vent d’air frais dans ce cinéma américain – au sens large, qui prend l’eau à une vitesse démente. Moonrise Kingdom, c’est cet espoir enfantin que le cinéma reste une évasion orchestrée d’une main de maître par un visionnaire, quelqu’un qui ne tombe pas dans les clichés (actuels) en termes de romance, d’humour. En seize ans de carrière, trois courts et sept longs-métrages, Wes Anderson montre clairement qu’il peut toujours se renouveler, et continuer sur sa lancée créative ; à l’ère des remakes intempestifs et des adaptations perpétuelles de romans, Moonrise Kingdom fait figure d’une œuvre novatrice et ingénieuse.


Et puis, on peut dire – ou manifestement écrire- ce qu’on veut, mais l’appréciation de Moonrise Kingdom, était courue d’avance : on savait qu’on allait craquer, parce que c’était l’occasion de retrouver Edward Norton dans un bon film depuis quelques années, parce que Bruce Willis allait camper le genre de personnages qu’il ne joue jamais, parce que Françoise Hardy et le temps de l’amour, parce que les compositions splendides (et rétros) de Benjamin Britten, parce que Bill Murray (et ça se passe de justifications), parce que la photographie impeccable comme dans tout film de Wes Anderson. En parlant de photographie, comme d’habitude depuis Bottle Rocket, c’est Robert D. Yeoman qui assure une image parfaite et définitivement rétro, de quoi émerveiller par une esthétique générale intense et majestueuse.



Il n’y avait que des raisons tangibles de fondre devant un casting rondement mené, emmené par un Roméo (Jared Gilman) et une Juliette (Kara Hayward) aux problèmes relationnels et psychiatriques détonants. Des enfants qui jouent avec une justesse et une classe incroyable. On aime tout finalement dans ce Moonrise Kingdom ; comment l’intrigue romantique laisse place aux scènes absurdes, comment les thématiques plus graves et sérieuses (la famille, l’engagement) fluctuent en rythme avec une succession d’évènements imprévisibles et décalés. C’est le temps de l’amour, le temps des copains, et de l’aventure. Wes Anderson nous gratifie de son goût esthétique et scénaristique certain, et, nous avons encore le plaisir de déguster son film grâce à des petits détails qui le caractérisent bien : il n’y a qu’à regarder les tenues sixties de Suzy, la coiffe et les lunettes de Sam, le personnage de Bill Murray, le gueulophone de Frances McDormand, les tournes-disques, le look de Jason Schwartzman, le caméo hilarant de mister Harvey Keitel.


Le plus grand mérite de Moonrise Kingdom, c’est de nous emporter là où nous sommes restés à douze ans. L’aventure, le grand air, l’amour. Les promesses susurrées à l’oreille de l’autre, les sentiments et émotions qu’on exagérait : on ne se remettrait jamais d’une histoire d’amour, il fallait aller au-delà de ce qu’on vivait, là, où il n’y avait plus rien que la plénitude, l’infini. Et c’est ce qu’on retrouve avec Suzy et Sam : un amour innocent et romantique, où demain n’est qu’un autre jour ne nécessitant pas tellement de préparations, où l’amour rime avec toujours, et, surtout, où on ne peut vivre l’un sans l’autre – mais sans jamais tomber dans la romance rose bonbon mielleuse. Quel étourdissement, quelle rêverie, quel sentiment. Si dans le film, les adultes se comportent comme ce qu’on attend des enfants, avec légèreté, sans aucune maturité, les enfants sont sérieux, prêts à tout pour vivre heureux, amoureux. Mention spéciale à la scène magique où les enfants jouent aux adultes sur la chanson intemporelle de Françoise Hardy, Le temps de l’amour ; Wes Anderson filme comme personne d’autre l’innocence amoureuse, et les épanchements pré-adolescents.



Au royaume du fantasque, Wes Anderson est roi : Moonrise Kingdom ne déroge pas à la règle, et est bien dans la lignée des films précédents du texan dans le sens où ce nouveau chef d’oeuvre respire le style si spécial, définitivement unique du créateur de The Royal Tenenbaums. Qu’on aime Anderson ou qu’on ne l’aime pas (est-ce possible ?), on peut lui reconnaître sa capacité décapante à amener dans un autre univers le spectateur, et ce, grâce à une histoire extraordinaire, une adéquation parfaite entre la musique du film et les scènes, des travellings tout simplement géniaux (comme à l’ordinaire), une mise en scène originale et … décalée. Nous l’attendions avec une impatience infantile ce Moonrise Kingdom, et il a certainement comblé l’enfant qui sommeillait en nous.

La bande annonce avec des vrai morceaux de VOST c'est ici

lundi 9 juillet 2012

Super Gna héroïne à mi-temps

Bonjour,
Il y a deux types d’héroïnes dans la vie, celle qu’on s’injecte dans les veines et les autres.
La première n’est pas une héroïne cool et détruit des vie. La deuxième peut parfois être cool ( En général quand elle porte des fringues moulant et qu’elle fait pas chier les vrais super héros ) et ne détruit pas de vie ( encore que ?) Nous parlerons donc de ce deuxième type d’héroïne puisque la drogue, c’est pas bien m’voyez ?

Maintenant que nous savons de quel type d’héroïne nous allons parler il faut en choisir une parmi toutes les autres. Et là, mes amis, le choix est cornélien. Doit-on parler d’une super voiture Russe, ou d’une japonaise qui tire des Lasers avec son vagin ? (1) D’une super-héroïne terrestre choisie par une bague en faux Jade qui clignote la nuit ? (2) Ou d’une dont tout le monde se fout et qui est bourrées de complexe ? (3)

Rien de tout ça. Je vais parler la dernière création de DC Comics : Super Gna.






Super Gna s’inscrit dans cette volonté de DC d’exister en dehors des Etats-Unis ( Même si ça avait déjà été fait avec Brousse Wayne/ NightWing (4) et ses cowecte de fond qui wappote plein de noix de coco miam miam.) et d’opposer de nouvelles problématiques à des héros plus humains et moins manichéens. On peut y voir également une tentative de relancer une franchise un peu essoufflée et distancée en popularité par Marvel et sa cohorte de… Tony Stark ! (5)



Super Gna donc, affronte la Sécu le jour et combat le crime la nuit. Crise oblige elle prend les transports en commun et/ou se déplace avec des Rollers, quand il faut intervenir rapidement. Pas de supers-pouvoirs, par ailleurs, DC restant dans cette tradition qui veut que ce qui importe ce n’est pas les pouvoirs, mais la personne sous le costume. Et quel costume !





Concernant le film, puisque c’est bien ça qui nous intéresse : Peu d’informations ont filtré mais on parle d’un tournage qui commencerait au printemps 2013 pour une sortie l’année suivante. Mais on annonce déjà du très lourd niveau casting.
Sont pressentis : « Ellen Page is so Hot LOL » dans le rôle de Super Gna et deux acteurs français Bankable pour les méchants ; Kad Mérad incarnant DeathStroke et Omar Sy, Lex Luthor. Ou l’inverse.

En attendant d’en savoir plus, on se console avec l’affiche et on se précipite dans les salles pour voir les films de super-héroïnes actuellement à l’affiche genre Blanche-Neige ou De Rouille et d’Os, avec Marion Cotillard dont le super pouvoir et de ne super-pas avoir de jambes.



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(1)DA ! Parti communiste rendre sociale ta voiture pour faire argent ! Da ! et OH MON DIEU DES ZOMBIES ATTAQUENT LE CLUB DE NATATION SEXY, deux films à voir.
(2) On me dit dans l’oreillette que Green Lantern est un homme. Désolé, je n’ai vu que le film et c’est un truc qui change par rapport au comic.
(3) Jeu de mot Antique.
(4) I BLESS THE RAINS DOWN IN AFRICA.
(5) Tony Stark et ses Side Kick des Avengers.

lundi 2 juillet 2012

Le Roller Derby ou le retour de la vraie meuf au cinéma by Gna

En 2010, Drew Barrymore décide de passer derrière la caméra. Elle tourne le film "Whip it" ("Bliss" en français..) avec l'actrice Ellen Page qui devenait de plus en plus connue après le film "Juno".




Résumé

Pas si loin de son rôle d'ado rebelle perdue enceinte, elle incarne cette fois une ado, perdue, intello avec des parents coincés. Bliss Cavendar vit dans une ville du Texas sans avenir professionnel et enchaîne les concours de beauté pour faire plaisir à sa mère.
Un jour qu'elle part à Austin avec sa copine Pash, elle découvre le Roller Derby. Un sport de contact et d'équipe exclusivement pour les filles. Elle va décider de devenir sa propre héroine en enfilant les patins (quad).


Le Roller Derby

Ce film est surtout finalement l'histoire d'une ado qui trouve en ce sport, le moyen de s'échapper. S'échapper de sa ville, de sa mère, de sa timidité mais aussi du modèle féminin coincé du bip.

Le roller derby est un sport né aux Etats Unis dans les années 30. D'abord sport mixte de course, il devient sport de contact réservé aux filles pour plaire au public masculin. Cet engouement se tassera dans les années 70, sûrement les hippies et mai 68 qui ont du tout casser.



Je ne vais pas vous expliquer les règles en détail, car le bouquin fait plus de 50 pages. En résumé, le roller derby est un sport de contact se pratiquant sur une piste ovale (le rink). Deux équipes s'affrontent, constituées chacunes de 3 bloqueuses et une jammeuse. La jammeuse est celle qui marque les points de son équipe, elle est censée passer les membres adversaires, chaque passage devant un adversaire rapporte un point.
Les bloqueuses doivent empêcher son passage, on peut utiliser les hanches, les bras (jusqu'au coude), le devant du torse et le dos (interdiction de taper la colonne vertébrale).
Le match dure deux fois 30 minutes et il est constitué de manches (jam) de deux minutes maxi.

Depuis un peu plus de deux ans en France le sport est revenu au goût du jour (et dans d'autres pays). En même temps que cette envie de vouloir faire revivre la mode rockabilly et punk. Le roller derby c'est aussi un style et un mode de vie. Il y a d'ailleurs aussi des équipes hommes, avec un tournoi en Angleterre en juillet.

Critique

Si vous connaissez le roller derby, le film est drôle, mais n'est pas juste au niveau des règles (utilisation des coudes etc), mais montre bien l'univers, le style et finalement le mode de vie.
Le film est vraiment pas mal, les actrices sont étonnantes dans leurs rôles de meufs qui assument voire qui ont des couilles.
Ellen Page est encore une fois excellente en ado timide mais qui en cache :D
La musique et l'esthétique colle parfaitement à l'univers.
Seul regret, que le film soit court et je le trouve à la limite entre docu et film mielleux avec l'histoire d'amour qui va toujours bien.

Alors prêts à enfiler vos vieux patins Fisher Price ?




L'équipe de Montpellier
Bande Annonce

mardi 26 juin 2012

The Wild Blue Yonder by Gunman

The Wild Blue Yonder est un film de Werner Herzog, sorti en 2005. Herzog est un réalisateur de longue date et jouit d'un certain culte, personnellement je n'en avais jamais vraiment entendu parlé avant.



Un narrateur (Brad Dourif) nous explique qu'il est un extraterrestre dont la planète d'origine a été désertée après avoir été rendue inhabitable. Quelques vaisseaux ont trouvé la Terre en chemin mais ils n'ont pas réussi à s'y implanter car leur société était devenue inintéressante après des millénaires bloqués dans un vaisseau spatial.
Techniquement, le film a une production tout à fait minuscule et minimaliste. Brad Dourif nous raconte son histoire seul devant la caméra, entrecoupé par de looooooongues scènes de chutes de tournage de documentaires.



Je ne vais pas y aller de main morte, mais c'est probablement le pire film que j'ai pu voir. J'ai regardé ce film car j'en avais eu une recommandation en tant que film de science-fiction contemplatif et poétique. Parfait, c'était tout à fait ce que je cherchais. Malheureusement, à l'opposé de films comme Solaris, Les Harmonies Werckmeister, etc., c'est le genre de film où "contemplatif et poétique" signifie juste long et chiant. Enfin, non, pas juste ça. Si le film était juste long et chiant, ce serait trop beau. Ici c'est un calvaire.

Les chutes de documentaires sont ultra ennuyeuses et sans aucun intérêt. Il ne s'y passe absolument rien d'intéressant et j'ai trouvé plus de poésie à observer la propreté de mes ongles en attendant que la scène où on voit des astronautes flotter pendant 10 minutes se termine. Vous pensez que ça peut quand même passer ? Ce n'est pas fini, Herzog a pensé que c'était une excellente idée de sonoriser ces passages avec des enregistrement de musique ethnique d'une toute particulière mauvaise qualité sonore jouée à un volume à trouer les tympans. What. The. Fuck.
On doit aussi croire que ces extraits sont réellement des extraits de vidéos de missions secrètes vers une autre planète. Ma suspension de l'incrédulité a des limites.
De temps en temps on a des scientifiques qui viennent expliquer en détails des choses sans grand intérêt.



Comme il est très difficile de faire quelque chose de 100% mauvais, il y a quand même quelques bons points. On pourrait dire que Dourif est le meilleur acteur du film, mais comme il est tout seul c'est un peu facile. C'est tout de même un très bon acteur pour le rôle, et sa narration est plutôt sympa, du moins pour le début du film, car ça devient malheureusement de moins en moins intéressant et ça finit par être un peu ridicule. Il joue plutôt bien l'extraterrestre aigri et blasé. Certains extraits sont aussi plutôt jolis en soi (notamment le film sous la banquise), mais tout est gâché par la musique horrible, la longueur interminable et le fait qu'ils auraient bien mieux été à leur place dans un vrai documentaire.



En bref, ce film est un patchwork de scènes filmées par une mauvaise caméra en une après-midi, entre lesquelles on a collé un patchwork d'images sans rapport. Les quelques critiques positives que j'ai trouvées se référaient au génie supposé du réalisateur, ce qui n'est pas bon signe. Il y a de l'idée et quelques bons points, mais ça ne suffit pas. Irregardable, long et irritant, je ne vous recommande pas ce film.

lundi 18 juin 2012

Bouse intergalactique avec des cowboys et des indiens by Ermantis

Attention, ce film est NUL.
J'ai eu le plaisir de regarder Cowboys contre Envahisseurs, ce week-end. Autant vous dire que le plaisir ne venait pas du film.

La bande annonce m'avait relativement titillé: l'idée de mêler un genre trop peu (plus) utilisé aujourd'hui - le western - à un autre plus impressionnant - la S.F - m'ayant assez plu. Retrouver Daniel Graig et Harisson Ford dans un film dans lequel ni l'un ni l'autre n'avait réellement d'antécédent (Bon, si, Harisson Ford a eut l'occasion de titiller de l'alien dans Star Wars, mais ça ne compte pas : c'est pas de la SF, c'est Star Wars) était aussi alléchant. Enfin, ayant réellement été ravi par Le bon, la brute et le cinglé, j'avais hâte de renouer avec de bons coups de pistolets et autres courses à travers d'immenses déserts.



Autant vous dire qu'à part Daniel Craig et Harrisson Ford, le film n'avait RIEN.

Vraiment.

Rien.

Queudal, nada, niente, nitch, kaput, zéro, néant, absence, non, nul, void, [Censuré pour votre sécurité].

Musique nulle et quasiment absente. Les grondements sourds et les montées en puissance d'Hans Zimmer manquent, faut dire aussi qu'il a mit la barre assez haut. Dans CvE, on gratouille une guitare à un moment, deux trois violons de temps en temps, mais sinon : NAZE.

Personnages creux et sans vie. Mille fois vus et revus. Chaque péon a son rôle prédéfini, et la simple apparition à l'écran permet de savoir à qui on a affaire. La potiche qui vient foutre la merde mais qui s'avère être une des clés de l'histoire, le gosse orphelin dont le protecteur a été capturé qui s'avèrera totalement inutile...
(je suis mauvais langue : à un moment, Nyx a sursauté comme une tarée tellement elle s'attendait à ne pas être surprise par ce qui allait arriver. Surprise par ce à quoi elle s'attendait, juste parce qu'elle s'y attendait tellement qu'elle n'y faisait même plus attention, c'est dire à quel point c'est attendu, non? :D).
On a aussi l'ancien méchant amnésique qui pue la classe (normal, c'est Daniel Craig), et qui est le SEUL à apporter un kopek au film. C'est aussi le héros, d'ailleurs.
Même Harisson Ford semble se faire chier tellement il a l'air constamment fatigué de ses répliques.



Les répliques, parlons en ! Jamais eu droit à autant de "Master of Obvious" dans un film, sans déconner. 1000 aliens sortent du vaisseau dans lequel ils viennent de balancer de la dynamite? "Attention, ils arrivent!"
Non.
Sans rire.
PERSONNE ne s'y attendait, et on avait pas vu.
MERCI, MEC !

Y'a pas une phrase pour rattraper l'autre, même les discours des chefs de guerre pour motiver leurs troupes sont plats et sans émotion. Regardez donc Game of Thrones, ça vaudra mieux pour vous.

Le petit must, c'est quand même la tribu d'Indiens.
Vous connaissez le principe d'un cliché ? Ouais ?
Bah collez donc TOUS les clichés que vous pouvez avoir sur les indiens, ajoutez-y une BONNE GROSSE DOSE d'imprécision historique, et vous aurez le magnifique résultat. Et qu'on danse autour du feu, et qu'on parle dans un patois incompréhensible lorsqu'il semble que la conquête de l'ouest soit largement terminée, et que HUGH, Hughes, j'suis un chef, et j'ai un plus gros kiki que toi. LA-MEN-TABLE.

Quant aux envahisseurs, qui ne sont au final qu'un corps de tortue ninja peint en noire avec une tête de caméléon et des petits bras tout meugnons qui sortent de leur ventre (en révelant le coeur de l'alien, ce s'rait pas drole, sinon, roh), on en parlera pas. Juste pour dire que leur présence sur terre n'est pas DU TOUT expliquée. Enfin disons que l'explication est tellement absurde et pleine de contradiction qu'on s'imagine simplement qu'au final, personne, ni même l'auteur, ne sait pourquoi ils sont là.



Je crois que je vais arrêter là. J'hallucine encore de voir qu'ils aient été capable de tenir 2h15 avec un vide pareil. M'enfin, d'après la physique quantique, on est tous constitué principalement de vide. Faut croire qu'il y en a un peu plus dans ce film, hein !

lundi 11 juin 2012

Prometheus by hycaran

Salut CIN.

Comme je pense que pas mal d’entre vous ont du passer à côté vu le peu de couverture médiatique dont a disposé la sortie de ce film, je tiens à vous informer qu’en ce moment, dans nos salles, un petit film de SF n’attend que votre bon vouloir.
Ce petit film sans prétention qui se prénomme Prometheus a été réalisé par un type très peu connu qui n’a pas fait grand chose avant du nom de Ridley Scott. Oui je sais que vous m’êtes reconnaissants de vous faire découvrir de la sorte des petits films indés.

Bon, trêve de plaisanteries, on passe au sérieux ! Et comme ce prequel de la somptueuse saga Alien va créer la polémique, je vous demande gentiment de déposer vos briques et parpaings au vestiaire et de prendre un ticket pour la lapidation, merci. Et maintenant, commençons.



De quoi que ça parle ?

Bon, ce qui est sur, c’est que ce film ne parle pas d’un type qui, après avoir apporté la lumière à l’humanité fut puni des Dieux et condamné à avoir le foie bouffé tous les jours par un aigle (bien qu’on puisse y trouver là une allégorie lointaine).
Ce dont ce film parle, c’est d’une expédition partant à la recherche d’un peuple extraterrestre ayant potentiellement inséminé la vie sur terre. Cette hypothèse est née de la découverte de deux archéologues qui ont repéré des traces de vie extraterrestre similaires dans des peintures rupestres préhistoriques aux quatre coins du monde.
Après avoir trouvé des financements auprès d’une grosse firme, les archéologues s’envolent pour une expédition scientifique à la recherche du berceau de l’humanité.
Nous, ce qui nous intéresse, c’est justement l’expédition, car c’est elle qu’on va suivre.

Elle est composée en gros :

Du couple d’archéologue,
D’un robot blond qui kiffe Laurence d’Arabie,
D’un staff de pilotes pour le vaisseau,
D’une « directrice des travaux finis »
De géologues,
D’une équipe dédiée à la sécurité, parce que bon, on sait jamais…
Et de quelques invités surprise.

Ce que j’ai aimé dans ce film

Il y a vraiment plein de belles choses dans ce film, et donc si vous êtes encore indécis sur le fait d’aller le voir, je vous conseille tout de même de tenter l’expérience.

Mais Attention ! N’ayez pas trop d’attentes, ne vous dites surtout pas que vous allez voir un Alien, et ne vous attendez pas à obtenir des réponses à toutes les questions que vous pouviez vous poser à propos de la saga. Dites vous que vous allez voir un assez bon film de SF rattaché à une franchise extrêmement connue.

Donc avant de m’être brutalement interrompu, je m’apprêtais à vous dire ce que j’ai aimé dans ce film.
Déjà, la 3D est superbe. La photo, la réalisation, les décors, la musique, et les passages dédiés à l’angoisse sont tous réussis. Là dessus, le contrat de Ridley Scott est rempli, et c’est déjà pas mal. Scénaristiquement, il y a quelques éléments porteurs de réponses plutôt bien trouvés, mais ça reste minoritaire sur la globalité du scénario. Les effets spéciaux sont très bons, ma seule réserve réside peut-être dans le choix graphique du traitement des rêves, et des hologrammes (pas des hud), mais vous vous ferez votre propre avis. Mais globalement, sur sa réalisation, le film se tient.

J’en viens donc aux sujets qui fâchent et qui vont sans doute introduire le débat. J’entends par là que je vais vous expliquer ce qui pour moi marche moins dans ce film et ce que j’ai trouvé décevant.

Le premier point où le bât blesse, c’est au niveau du scénario. J’entends par là que pas mal de choses sont amenées et parfois pas plus développées que ça, voir directement avortées (au sens propre parfois comme au figuré), alors qu’un peu plus de temps passé sur ces points aurait été bienvenu. Je pense entre autres à toute une problématique sur la parentalité et la progéniture installée sur plusieurs niveaux, mais jamais vraiment poussée.

Le traitement des personnages m’a pas mal frustré également. Par exemple, Charlize Theron est iconisée dès son premier plan, pour finalement n’avoir que peu de place dramatiquement parlant. Son personnage est limite inutile du coup alors que tout débutait bien, on se demande ce qui est passé par la tête des scénaristes pour dégrader et évacuer un personnage de la sorte. On n’est pourtant pas dans un Hitchcock.



D’autres personnages sont encore moins développés que ça. On en voit par exemple deux au début, on les entre-aperçoit deux trois fois, puis on leur confit une tâche cruciale à la fin. Encore pire, durant la scène de fusillade, on se retrouve avec pas mal de protagonistes qui débarquent d’on ne sait où. Sérieux, vous étiez dans le vaisseau vous ?! On vous a pas vu… Vous étiez coincés aux chiottes pour cause de turista intergalactique tout ce temps ??
Pour prendre le personnage de David, qui est un personnage quand même super important, je ne sais que dire. Pour ma part, je le trouve fascinant, mais pas mal de ses réactions me semblent aberrantes et en totale contradiction avec son essence profonde. On se retrouve donc avec un personnage entre deux (ce qui est bien car c’est ce que doit être ce personnage) mais piégé dans une mauvaise utilisation de scénaristes trop prompts aux raccourcis. Ce personnage est trop à cheval entre Prometheus et Alien. Il aurait mérité qu’on lui laisse du temps pour arriver à maturité au lieu de vouloir à la fois montrer d’où il vient et ce vers quoi son « espèce » va se diriger. On nous a vendu un prequel, pas un crossover.



Après, autre déception au niveau des réponses attendues. Certains s’attendaient à découvrir la planète d’Alien au commencement, c’est pas ça, il faudra revenir. Comment passe-t-on d’un Alien à une reine pondeuse ? ça c’est une bonne question…
Pourquoi y a-t-il toujours des choses en forme de zizi ou de vagin dans le décor ? Ou encore des colons volants ? D’ou venons-nous? Que sais-je? Vers quel futur tends-je? Là on s’écarte.



Mais y a de l’espoir quand même ?!

Bien sur qu’il y a de l’espoir, car il est évident que ce prequel attend des petits et a été conçu pour laisser place à une, voire des suites. On peut donc se dire, espérer, s’illusionner du fait que peut-être, tous ces trous scénaristiques sont ici présents dans le seul but de trouver leurs réponses dans les suites à venir. Mais bien que ce soit forcément le cas pour quelques unes des problématiques posées et survolées lors de cet opus, j’ai de grands doutes quant au fait que ces suites combleront toutes les lacunes de scénario et de traitement de personnage. On peut également espérer voir naitre la franchise Prometheus en parallèle de celle d’Alien. Et quand je dis en parallèle, c’est un souhait personnel, car mêler totalement les deux comme le laisse présager le plan final est pour moi une grossière erreur. Après avoir passé quatre opus à nous expliquer que ce n’est pas comme ça que tout commence, pourquoi vouloir se contredire en sortant d’un parcours tout de même honorable ?

Enfin bon, je vous laisse la parole et la possibilité de récupérer vos pierres au vestiaire.

Mais avant, quelques bonus : ici , là, où vous verrez tout le film sans rien y comprendre sans l’avoir vraiment vu , là où tout a vraiment commencé et pour finir, un trailer qui ressemble à un trailer

mardi 5 juin 2012

Marc Webb by hycaran

Salut CIN.

Comme le prochain Spiderman va bientôt sortir, j’ai décidé de vous écrire une petite Biographie de Marc Webb, son réalisateur.

Marc Webb est encore un jeune réalisateur puisqu’en comptant The Amazing Spider Man, notre homme n’aura réalisé dans sa vie que deux long-métrages. L’essentiel de sa carrière est donc dans la réalisation de vidéoclips pour divers artistes musicaux. On lui doit entre autre ça mais aussi ça dans lequel on retrouve un split-screen et un début d’intention qui sera présent et développé dans son premier long-métrage à la réalisation, à savoir (500) jours ensemble.

2009 : (500) Days of Summer



Avec ce film, Marc Webb place déjà la barre très haute pour un premier film. Car pour ceux d’entre vous qui ne l’on pas encore vu, sachez que c’est un petit bijou en tout point. Le scénar est bon ( signé Scott Neustadter & Michael H. Weber ), les acteurs également, la mise en scène et la réalisation sont créatives, variées, imaginatives et audacieuses, et le découpage permet de faire jaillir des effets dramatiques des plus savoureux.

L’histoire raconte, sans tenir compte de l’ordre chronologique, la relation entre un homme ( Joseph Gordon Levitt ) et une femme ( Zoey Deshanel ), tout en nous prévenant que ce ne sera pas une histoire d’amour. Il y a du vrai là-dedans, on n’assiste pas vraiment à une histoire d’amour, plutôt à une relation humaine entre les deux sexes sur laquelle il est assez compliqué de poser une étiquette. Enfin bref, c’est très touchant, criant de vérité, et c'est pour moi une excellente chronique d’un amour contemporain : de ceux qui comptent, mais pas tant que ça.

Le fait que Marc Webb vienne du clip rend aussi énormément service à la BO de ce film, car les morceaux, même si parfois déjà entendus dans d’autres films, sont très bien choisis et placés.

[J’en profite pour faire une digression OST]
Vous entendrez donc :
* Us de Regina Spektor
* There Is A Light That Never Goes Out de The Smiths
* Please Please Please Let Me Get What I Want toujours de The Smiths
* Sweet Disposition de The Temper Trap
* Bookends de Simon and Garfunkel
[Fin de digression OST]

Voici également la Bande annonce du film

Pour conclure, la longue liste de prix remportés par (500) jours ensemble a directement placé Marc Webb auprès des jeunes réalisateurs à suivre. C’est pour cela que j’attends avec impatience :

2012 : The Amazing Spider Man



Bon, j’en vois quelques-uns qui tirent la gueule au fond en se disant « Encore un film sur l’autre geignard en collants… » Mais je vous rassure, d’après mes estimations (qui valent ce qu’elles valent mais je ne pense pas me tromper sur ce coup), que vous soyez fan ou détracteur de la trilogie de Raimi, ce retour aux sources signé Marc Webb devrait mettre tout le monde d’accord. D’après ce que nous montre les différents teasers, nous pouvons dire que Spiderman sera beaucoup plus Amazing, cabotin et charismatique.
De plus, la 3D nous offre pas mal de promesses avec ses plans subjectifs de l’homme-araignée. Mark Webb aurait même appelé Cameron lorsqu’on lui a demandé de faire le film, pour connaître les pièges à éviter avec le relief.
Quoi qu’il en soit, il faut attendre cet été pour pouvoir enfin juger de ce dernier film, mais j’espère néanmoins vous avoir convaincu que Mark Webb fait partie de ces réalisateurs montants à surveiller de près.

Avant de se quitter, je vous laisse sur 4 minutes de rêve.