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vendredi 7 septembre 2012

Cashback by Noire

Respect, foule.

J'ai vu dernièrement Cashback.

Ce petit film indépendant n'a pas eu une grosse exposition, mais ça ne l'a pas empêché d'obtenir un minimum de reconnaissance.
Sorti en court métrage de 17 min en 2004 et remonté en long de 94 min en 2006.



L'histoire commence alors que le héros se fait plaquer par sa copine. C'est un malentendu. Ils se disputent, il réalise qu'il ne pourra jamais la rendre heureuse, ça sort tout seul, ils se quittent (non, ça n'est pas un drame).

Dépressif, morose, à côté de ses pompes, le jeune homme devient insomniaque. Il atteint un point où il ne dort même plus, et se retrouve donc avec 8 h de plus par jour à occuper.

Oui mais à quoi ? Il est étudiant en art, qu'est-ce qu'il pourrait faire de ses nuits ?

Il décide de vendre son temps libre, à un magasin, pour intégrer une équipe de nuit. Dans ce rythme si particulier, il réalise progressivement qu'il peut arrêter le temps. Et dans ces pauses, il peut tout faire...
De prendre le temps de déshabiller les clientes pour en faire de splendide modèle sur lesquels il passe le non-temps à dessiner leurs formes. Ou encore mettre en situation délicate les employés du magasin.

Voilà pour le pitch, les curieux, vous avez forcément vos sources :p. Le rythme du film peut être perçu comme assez lent, en ce qui me concerne je l'ai trouvé plutôt poétique et contemplatif. On suit un humain juré qui se heurte à un drame qu'on connait tous (enfin, j'espère pour vous), celui d'être brutalement séparé de l'objet de son affection. Comme les autres, il cherche à comprendre, se pose des questions, et cherche à se rétablir et rebondir, avec le vécu qu'il a et ce qui lui reste entre les doigts.

J'ai trouvé ça assez mignon, et pour ceux qui auraient peur, ce n’est pas spécialement un "film de nanas" ;). Ça m'a semblé humainement réaliste, et c'est ce qui m'a fait accrocher à ce film.

Je pourrais vous faire le coup de la proverbiale question qu'on pose en fin de propa ("vous l'avez vu ?", "vous comptez le voir ?"), mais non. Ceux qui sont tentés, n'hésitez pas :), les autres, profitez de votre liberté de regarder d'autres indé, voir carrément un bon vieux blockbuster des campagnes.

Mais c'est possible que vous y perdiez un moment sympa.

Bande-annonce
Le court-métrage

Ave CIN !
No?re

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