Rechercher dans ce blog

lundi 18 juillet 2011

J'aime pas les Dardenne!! by Lachésis

Aujourd'hui, c'est vers deux personnalités importantes du cinéma francophone (2 Palmes d'or, un prix du scénario et un Grand prix à Cannes tout de même) que va se tourner ma haine et ma hargne.

Ceux qui se seront jetés sur IMDb pour vérifier de qui je parlais l'auront tout de suite compris, je vais vous présenter les deux gnomes du cinéma belge. Les Américains ont les frères Wachowsky ou les Coen, les Australiens les Spierig, nous on a les Dardenne...

Qui a déjà regardé un film des frères Dardenne sans jeter un seul coup d'oeil à sa montre ??

Toi ?

MENTEUR !!!!



Les films des frères Dardenne sont comme la Meuse quand elle a quitté Liège... Lourde, sale et boueuse. Les personnages dépeints errent sans but précis dans la misère ordinaire qui est la leur. Les scénarios tiennent de la pauvreté et du médiocre qui imprègnent les décors qui les accueillent. Et même quand un fait dramatique vient faire sursauter le spectateur dans sa semi-somnolence (la mort dans La Promesse ou Le Fils, la vente d'un enfant dans L'enfant justement ou le chômage dans Rosetta) il est traité de manière anodine et banale, sans espoir de réelle amélioration de la situation.

Attention, je n'ai rien contre les films noirs, voire désespérant. J'ai adoré La vie rêvée des anges, qu'on ne vienne pas me dire que c'est le pays des bisounours (en plus ça se passe à Lille qui est un peu le Seraing français au niveau de l'ambiance, en tout cas à l'époque) et je recommande à tous ceux qui sont capables de le supporter Bloody Angels. Mais là, c'est plus du film social, on se croirait dans un reportage de Striptease sans le côté décalé.

Arguments pour :

1° Ils sont une fenêtre sur la Belgique et plus spécialement la Wallonie, terre de progrès et bouillon artistique (je vous jure, j'ai entendu ça dans je ne sais plus quel reportage à la con sur les Simon et Garfunkel serésiens). Il faudrait sérieusement penser à laver les fenêtres alors... Parce que les décors ça donne franchement pas envie de venir investir dans la région. Et les habitants, on a le choix entre des drogués, des immigrés en situation illégale, des petits malfrats et j'en passe, le tout sur fond de sinistrose tel que les faubourgs de Charleroi passeraient presque pour un lieu de villégiature de la Côte d'Azur...

2°... euh... Je ne vois plus.

A part ça, de leurs films, j'en ai vu 3.

La Promesse

Pour la fiche du film, visiblement tout le monde s'en fout, le résumé le plus complet est là, mais plutôt pauvre concernant la fiche technique proprement dite. Sur IMDb vous trouvez ça ce qui est quand même mieux que rien mais toujours pas dithyrambique.

Petit résumé pour ceux qui ont la flemme de suivre les liens : Igor (Jérémie Renier) a 15 ans, son père est entrepreneur et ensemble, ils vivent de petites magouilles, et de plus grosses, comme l'exploitation de travailleurs sans papiers. Leur vie se déroule sans accrocs, émaillée de petits instants de bonheur comme la construction d'un kart ou des soirées karaoké. Tout bascule (sans mauvais jeu de mots) lorsque Hamidou, un des clandestins, tombe d'un échafaudage. C'est Igor qui le trouve. Avant de mourir, Hamidou lui fait promettre de veiller sur sa femme et son fils, clandestins comme lui. Promesse faite qu'il gardera pour lui, n'en touchant mot à personne. Et c'est là tout le thème du film, l'apprentissage de l'âge adulte et de ses responsabilités, quitte à se mettre en porte-à-faux par rapport à sa propre famille.

Rosetta

Pareil que pour la Promesse, assez difficile de trouver une fiche technique correcte du film. Le résumé est là, la fiche technique ici

Vivant dans une roulotte avec sa mère alcoolique, Rosetta n'a pas la vie facile. A 18 ans à peine, elle se fait virer de son boulot juste avant la fin de sa période d'essai. Abattue mais pas désespérée, elle cherche et cherche encore du travail, n'importe quoi mais pas de charité. Il ne lui reste pas grand chose à part sa fierté et ça, personne ne lui enlèvera. Elle finit par en trouver via l'intermédiaire de son seul ami, Riquet, qui tient une baraque de gaufres. Seulement voilà, son nouveau patron ne tarde pas à la virer lui aussi pour la remplacer par son fils. Dans un accès de rage, elle ira jusqu'à tenter de noyer Riquet, puis ira dénoncer ses petits trafics à son patron.

Pas de scénario linéaire dans ce film, plutôt une suite de moments, un peu à la manière d'un graphic novel. C'est à travers ces instants que les Dardenne nous exposent la difficulté de vivre de leur héroïne. Un des meilleurs exemples est cette répétition de scène où elles doit changer ses chaussures pour des bottes en caoutchouc afin d'arriver jusqu'à la caravane.

Le Fils

Olivier est menuisier et forme des apprentis. Il a été père aussi. Mais c'était il y a longtemps. Depuis, il vit seul, sans désirs, sans passion. Un jour, on lui propose un nouvel apprenti, Francis. Francis est sans désir ni passion non plus, mais lui c'est parce qu'il a tué et qu'il n'attend plus rien de la vie, l'ayant déjà gâchée avant d'atteindre sa majorité. Or, bien qu'il ait déjà trop de travail, Olivier va accepter ce nouvel élève. Il va même tisser d'étranges liens avec lui. Ce jeune homme qui traverse l'existence comme une ombre, sans bruit et sans effets, attire Olivier. Mais pourquoi ? Et c'est là la question centrale du film. Pourquoi Francis a-t-il commis cet acte, pourquoi Olivier est il prêt à lui pardonner ?


Les films sont filmés caméra à l'épaule dans un style dépouillé et naturaliste, presque documentaire (la patte Strip-tease dont j'ai parlé plus haut) qui est devenue la marque de fabrique des Dardenne.

Honnêtement, je ne peux pas critiquer ceux qui aiment ce genre de films, je suis bien fan de films d'horreur à la Romero et des comédies de de Funès. Mais ce qui m'énerve c'est qu'on en fasse l'apologie comme si c'était la plus grande création de la nation belge depuis l'invention de la moule-frite.

Mais ce qui me dégoûte le plus c'est que outre le goût de chiotte du jury Cannois les années où ils ramassent quelque chose (mais je me console avec C'est arrivé près de chez vous ou Toto le héros) ces deux pitoyables escrocs (parce que je m'excuse mais aller soi-disant dénoncer des situations sociales dramatiques et puis parader dans les festivals une coupe de champagne à la main, ça fait un poil hypocrite. S'ils allaient vraiment au fond de leurs idées, ils fileraient quelques pourcentages des dividendes de leurs films à des associations aidant ceux dont ils ont fait de la misère quotidienne leur fond de commerce) ces deux escrocs disais-je, raflent à eux seuls près de 60% du budget de la Communauté Française destiné à aider les cinéastes à produire un film. Quand on a gagné 3 Palmes, on a plus besoin de subsides... De jeunes réalisateurs plein d'idées mais un peu court niveau pognon, eux ils en auraient bien besoin !

lundi 11 juillet 2011

Drag me To Hell by DDYDLS


(Yep, une affiche teaser, mais mieux non ?)

Je n'ai pas eu le temps de le revoir pour la SàT.
MAIS, j'ai une bonne mémoire. Pas du tout sélective et encore moins subjective. Alors on va le faire au feeling.

Pitch :

Alors, ça parle d'une blonde ambitieuse qui sort avec le mec de Jeepers Creepers, elle bosse dans une banque ou compagnie d'assurance. La place qu'elle veut depuis des lustres en étant la meilleure mais bonne, a des chances d'être donnée à un autre. Du coup, elle est un peu plus dure avec la cliente suivante.
Pas de bol, elle le prend mal et la maudit.


(BOUH !)

Je vais passer les aspects expliquant pourquoi le film est une perle. Une petite, mais une perle quand même.
D'abord, d'abord ! (Il y a l'ainé) c'est le retour de Sam Raimi après 7 films et 16 ans d'absence au niveau horreur. Intuitions n'en étant pas vraiment. Niveau horreur, le père Raimi n'est rien d'autre que le papa des Evil Dead. Et ça, c'est le bien.
En parlant de ça, nous avons donc le même "thème" ici. Un "héros" confronté à quelques soucis démoniaques. Avec un peu de légèreté pour le spectateur, donc de l'humour. Drag me to Hell se rapprochant plus d'Evil Dead 2 que du premier. Hélas, les effets spéciaux de ce dernier film, en numérique pour la plupart, ne sont clairement pas à la hauteur.
Pourtant, ils accentuent clairement le côté cartoon live. Il suffit de voir une enclume pour s'en rendre compte.

Au delà de ces aspects purement technique et historique, les acteurs sont bons. Et pas bon, bon. Vraiment bon.
La vieille fout les jetons. La blonde est une parfaite victime martyrisée. Et Long reste... Long. Donc sympacool.
Reste des scènes d'anthologies, que ce soit celle du parking, qui me tue à chaque fois, ou celle de l'exorcisme avec l'auto clin d'oeil sympathique au premier Evil Dead.
Qui fonctionne toujours. Toujours marrant/dérangeant de voir des gens se dandiner en l'air en vous menaçant.

Une dernière chose à rajouter pour que vous le voyez, et l'adoriez, il est souvent comparé, en mieux à El Dia de la Bestia de Alex de la Iglésia, film que j'ai aussi aimé.
C'est donc avec un grand étonnement que j'ai découvert ce film espagnol. Fun, mais bien plus noir dans sa vision des choses.

Et pour une chose, le putain de bouc est bien mieux dans Drag me To Hell !

Ah oui, essayez de voir la version cinéma, pas celle sortie en DVD. Certes, elle est cut, mais a bien plus d'impact à mon goût.

lundi 4 juillet 2011

Mary & Max by Viyanne

Chalut !
Je viens aujourd'hui vous parler d'un film d'animation australien : Mary and Max.
Pas d'images de synthèse à gogo ici, le film réalisé en 2009 par Adam Eliott nous entraîne dans l'univers de la pâte à modeler et nous conte l'histoire de deux personnes que tout sépare : Mary et Max.
Le film a d'ailleurs été récompensé au festival du film animé d'Annecy ainsi qu'à l'Asia Pacific Screen Awards qui comme son nom ne l'indique pas est une cérémonie Australienne.



Mary est une petite australienne de 8 ans qui n'est pas vraiment jolie et qui n'a pas d'amis.
Dans sa campagne, elle vit seule avec sa mère qui est plus intéressée par sa bouteille de Sherry que par le sort de sa fille qui s'ennuie énormément.
Mary, se posant plein de questions sur différents aspects de la vie et n'ayant personne pour y répondre décide alors de prendre un nom au hasard dans l'annuaire et d'écrire à cette personne ; Mr M. Horowitz, de New York.

Max Horowitz a la quarantaine, est obèse, juif et atteint du syndrome d'Asperger ; (pour ceux que ca intéresse c'est ici) lui non plus n'a pas d'amis.
Il va alors répondre à la lettre de la petite fille et ce malgré ses différentes angoisses liées à sa maladie.
Max et Mary vont donc commencer une longue correspondance au fil des années s'envoyant du chocolat et d'autres choses même.
Ils vont devenir amis et confidents et cela malgré toutes leurs différences car leur solitude les rapprochent.
Je ne vous en dis pas plus.



Max and Mary est comme je vous l'ai expliqué un film d'animation en pâte à modeler mais pas seulement, celui-ci est réalisé presque en noir et blanc, seuls certains éléments sont en couleur de manière à porter l'attention du spectateur dessus.
Cette réalisation est très bien faite et le noir et blanc colle à merveille avec la mélancolie du film.
Si bien souvent on pense animation -> pour enfants, ici il vaut mieux éviter.
Le métrage n'est absolument pas violent mais très triste malgré ses petites notes d'humour voire d'humour noir.
Il n'en est pas moins un film magnifique et plein d'émotion.
Si la narration peut s'avérer être un choix risqué dans bien des situation elle est ici appropriée et ne nous donne pas l'impression de longueurs superflues dans le film.
La musique est quant à elle belle et convient au métrage, on peut juste lui reprocher d'être parfois trop présente. (et encore, je crois juste que c'est parce que j'ai laissé le dvd sur le menu principal trop longtemps et qu'elle tournait en boucle)
En plus simple, il n'y a rien à reprocher à cette belle animation d'Adam Eliott, que ce soit sur le fond ou la forme je suis restée tout simplement admirative. Admirative mais triste aussi



Histoire de lettres, de courrier, le métrage parle avant tout de contacts humains de tout ordre. Je vous encourage très franchement à le découvrir.

Le site officiel (ensemble des récompenses, les personnages, bandes annonces etc)
BANDE ANNONCE

300 et l'histoire 2/2 by Frisotte

Fin de ma "petite critique". Vous vous souvenez, je m'en étais été arrêtée là.


Pour ce qui est de la vie politique, il y a beaucoup d’erreurs et d’oublis, certainement volontaires pour l’effet stylistique de l’histoire.

Les éphores sont montrés comme des prêtres lubriques, difformes, habitant dans un temple obscur au sommet d’une montagne, et abusant tranquillement de la pythie.



La seule donnée exacte est leur nombre : cinq. A part ça, tout est faux. Les éphores étaient une magistrature toute puissante, qui n’avaient aucun aspect religieux et qui étaient là pour empêcher toute tyrannie et démocratie. En effet, ils faisaient tampon entre les rois et le peuple avec l’aide de la gérousia, l’assemblée des vieillards qui a été totalement éradiquée du film. Ces trois entités décidaient ensemble de toutes les décisions, un roi ne pouvait partir à la guerre librement sur un coup de tête. Deux éphores étaient d’ailleurs chargés d’accompagner le roi en campagne pour le surveiller. S’il y a des prêtres tous puissants à Sparte, ce sont les rois. Ils consultaient les oracles avant de partir en guerre et en quittant le territoire. Il est donc totalement erroné d’accuser Léonidas d’impiété dans le film puisqu’il est prêtre.

Deuxième souci : la corruption n’existe pas à Sparte. Tout avait été mis en place pour que le fer (la seule monnaie de la cité) soit extrêmement lourd pour une très faible valeur, empêchant ainsi la montée de l’aristocratie et des économies. Empêchant également tout luxe.

Troisième souci : on nous montre une assemblée du peuple puissante qui a son mot à dire et peut faire basculer la situation. Il y avait bien une assemblée du peuple à Sparte, mais elle n’était pas du tout aussi puissante qu’à Athènes. Elle faisait juste beau et donnait au peuple le sentiment d’être important. Personne ne pouvait contester l’autorité des trois entités supérieures. Aussi, il ne convient pas de noter un certain trouble dans la cité. Léonidas est parti en guerre car cela a été décidé, il n’est pas parti en paria. Il est vrai qu’il n’a emmené que 1000 Spartiates sur les 8000 que comptait la cité, mais cela est dû à la fête religieuse des Carneia (tout comme dans le film) qu’ils devaient honorer, tout en défendant la Grèce.



Si on passe du côté perse il y a également des choses à critiquer.
Tout d’abord, le côté mégalomane de Xerxès est parfaitement montré. Dans l’antiquité il est un exemple parfait d’hybris, et les Grecs ne s’étonnaient pas qu’il eut perdu la guerre puisqu’il a eu la prétention de se comparer aux dieux.
Il a tout d’abord construit un pont de bateau, pour pouvoir traverser plus rapidement un détroit. Il a donc prétendu marcher sur l’eau.
Il a ensuite fait passer ses bateaux sur la terre pour ne pas passer par une zone très dangereuse pour la navigation. Il a prétendu naviguer sur terre.
Lors d’une tempête, il a également fouetté la mer pour la punir.

Il s’est permis de maîtriser les éléments à sa façon, et c’est pour cette raison qu’il a essuyé une cuisante défaite.

Ensuite le film a très bien opéré le parallèle Perses/Grecs autour du sujet de l’homme libre. Il est exact qu’on forçait les soldats perses à se battre, que c’était surtout de la « chair à canon ». Les Grecs, quant à eux, devaient mourir au combat, c’était la mort la plus noble et la plus attendue. On retrouve chez certains auteurs qui narrent ces guerres l’effroi qu’éprouvaient les éclaireurs perses qui voyaient les Grecs se coiffer, faire un peu de gymnastique, tout cela en plaisantant, avant d’aller au combat.
Gros point négatif pour les Perses dans le film : l’étalage de la foire aux monstres. Les Perses sont montrés comme les pires barbares qui soient. C’est absolument faux. Certains auteurs grecs font même l’apologie de cette civilisation perse, avec des rois éclairés, une grande culture, etc. Xerxès n’était en rien un géant de 3m de haut, avec des piercings partout, maquillé comme un travesti. D’ailleurs il n’y avait pas de grands à cette époque.

De plus, qu’est-ce que c’est que cette armée de ninjas qu’ils ont foutu en garde personnelle ? Aves des sabres en plus ! Les « immortels » étaient surnommés ainsi car dès qu’un soldat était malade, blessé, ou mort, il était immédiatement remplacé par quelqu’un d’autre, ainsi leur nombre était toujours d’exactement 10000 soldats. Ils étaient en effet la garde personnelle du roi, mais ils étaient issus de la noblesse, et n’étaient absolument pas difformes.



Je finirai par certaines phrases cultes du film.
- Ce soir, nous dînerons en Enfer.
- Nous combattrons à l’ombre.
- Parce que seules les femmes de Sparte mettent au monde des hommes vaillants.

Elles ont été réellement prononcées, les deux premières par Léonidas (et non la deuxième par un soldat comme dans le film), et la dernière par sa femme (mais pas en réponse à un émissaire perse).
Pour ce qui est de la célèbre phrase « Madness ?! This is Sparta ! », l’histoire ne nous en dit rien…

lundi 27 juin 2011

300 et l'histoire 1/2 by Frisotte

Aujourd’hui je voudrais vous parler d’un film qui a fait couler beaucoup d’encre et entraîner maintes vidéos parodiques sur le net : 300. En effet, je crois que personne n’a échappé à ce genre de vidéos

Mais je ne ferai en rien un pitch du film, ni une critique des acteurs, ou tout autre élément cinématographique, parce que ce qui m’intéresse réellement dans ce film, c’est la véracité de l’histoire.

Sans transition, une erreur majeure du film est le contexte historique. Selon lui (et la BD ?), le roi perse Xerxès a décidé de faire un petit tour en Grèce et d’assujettir tous les gentils Grecs. Il envoie donc un messager à Sparte qui refuse cette soumission parce qu’Athènes a bien résisté aussi, et il n’y a que des chochottes à Athènes. Le roi Léonidas, envers et contre tous, décide donc de se mesurer seul, avec 300 Spartiates, à Xerxès. Les Grecs seront alors tellement éblouis par leur massacre et leur volonté de liberté qu’ils se joindront à leur cause et écraseront les Perses.



Et là j’ai envie de dire : faux, faux, faux, et archi faux.

Petit tour en Asie Mineure. Au VIe siècle, le roi Darius récupère le pouvoir et rétablit l’ordre dans l’empire. Il a la main sur des cités grecques qui font partie de la côte de l’Asie Mineure et qui forment une ligue. En 499 aC, la ville grecque Milet se révolte, et d’autres la suivent. Elles demandent de l’aide au reste de la Grèce et seules Athènes et Érétrie répondent. Elles brûlent Sardes, une ville perse. La répression est immédiate et en 494 aC, les Perses anéantissent Milet. Darius décide donc d’avancer en Europe et menace la Grèce. Il fait une première tentative d’invasion en 492 aC qui rate lamentablement suite à une tempête. Il reprend en 490 aC. Il détruit Érétrie et se rend ensuite vers Athènes. Il y aura alors la fameuse bataille de Marathon. Les Spartiates n’étaient pas présents, malgré la demande d’Athènes, car ils étaient occupés par la fête religieuse des Carneia. Contrairement à ce que l’on pense, le célèbre coureur a été envoyé pour demander de l’aide à Sparte, et non pour prévenir Athènes de la victoire. Toujours est-il que Darius perd et repart. Fin de la première guerre médique.

Son fils, Xerxès, lui succède quelques temps plus tard, et entreprend une immense action diplomatique pour rallier des Grecs à sa cause. Ce n’est en rien un Barbare qui ordonne de massacrer des villages et de former des arbres avec les habitants. Il rallie donc quelques cités de Grèce, et c’est ainsi qu’est créé le verbe « médire ». Il entreprend ensuite une grande conquête de la Grèce, tout comme son père. Tous les Grecs planifient une stratégie pour ralentir sa progression et avoir le temps de former une immense armée. Léonidas se rend donc avec 7000 hommes au défilé des Thermopyles. Il a avec lui 1000 Spartiates, le reste est composé de Platéens et de Thébains. Malheureusement, le Grec Éphialtès indique aux Perses un moyen de contourner leur position. A cette nouvelle, Léonidas renvoie le gros des troupes et décide d’affronter seul, avec 300 Spartiates, l’armée perse, le temps que la nouvelle arrive au reste de l’armée grecque. Il se fait massacrer. Les Perses envahissent l’Attique, détruisent Athènes. Toute la population et l’armée s’étaient rendues à Salamine, une île en dessous. La bataille navale fut un véritable massacre pour les Perses. Xerxès repart. La guerre continue encore une année, où les Perses subissent une défaite terrestre à Platée. C’est la fin de la deuxième et dernière guerre médique.

Différences avec le film :
Il n’y a absolument aucune mention à la première guerre médique. Ce n’est pas Léonidas qui décide tout seul d’affronter Xerxès. Les Spartiates ne sont pas réellement 300, et ils ne se font pas trahir par un Spartiate difforme, mais par un Crétois.

La vie intérieure de la cité comporte elle aussi de grosses erreurs, mais possède également des éléments très positifs.
Ce qui est, à mon avis, le mieux représenté dans ce film c’est l’éducation que suivaient les Spartiates.
Beaucoup de légendes circulent à l’époque antique sur le gouffre de l’Apothètes où auraient été jetés les bébés « non conformes » à la naissance. Même si néanmoins il a été démontré aujourd’hui que ce « tri » était faux, le choix de garder cette légende est positif selon moi. Si l’enfant est correct, il est élevé tranquillement auprès de sa mère jusqu’à ses 7 ans. Il doit ensuite suivre l’Agogé.



Les auteurs antiques aiment beaucoup détailler cette éducation si particulière : n’avoir qu’un vêtement dans l’année pour supporter toutes les températures ; marcher pieds nus constamment pour pouvoir appréhender tous les terrains ; devoir voler pour se nourrir, mais ne pas se faire prendre car l’enfant subira alors la punition d’usage pour le vol, ce qui développe sa ruse. Certains nous racontent que les enfants devant subir une fois dans l’année une séance de flagellation sur l’autel d’Artémis. Entré dans l’adolescence, le garçon passe le reste de sa vie au gymnase. Les Spartiates n’exerçaient absolument aucun métier, ils étaient soldats et rien d’autre. Cet aspect est extrêmement bien rendu dans le film.

L’accoutrement des Spartiates est à commenter.
D’abord, qu’est-ce que c’est que ces épées qu’ils ont foutues aux soldats ? Okay pour le film de pirates, mais alors là, en pleine antiquité, ils se foutent de nous. J’avoue, elles sont plutôt stylées, mais à cette époque, une épée ça a une poignée simple et c’est droit. Il est vrai que les épées spartiates étaient plus courtes que les autres, spéciales pour le corps à corps, mais en aucun cas avec des effets d’arrondis, etc. Je doute fortement qu’ils n’aient eu aucune cuirasse. Ils étaient fringués comme n’importe quel soldat de l’époque, manteau pourpre en plus ; le film respecte bien cette particularité. Je suis sûre que tout ça c’est pour montrer leurs tablettes de chocolat.



Sans transition, la suite plus tard.

lundi 20 juin 2011

300 by Carban

Film anglo-américain-écossais (oui oui) sorti en 2007 et réalisé par Zack Snyder, 300 est l'adaptation du roman graphique éponyme de Franck Miller. Le film nous donne une version assez fantastique et très romancée de la bataille des Thermopyles, qui opposa le roi Spartiate Léonidas, et 300 de ses soldats (pour simplifier le tout).



Synopsis

Le méchant roi Perse Xerxès, tyran travelo de son état, veut dominer la Grèce, et envoie donc un ultimatum à chaque cité : se plier ou mouriiiir. Bien sûr, la fière cité de Sparte, composée de farouches guerriers, refuse le marché, balance le diplomate au fond d'un puits et décide d'entrer en guerre contre une armée énormément plus nombreuse.
Le roi Léonidas, accompagné de quelques 300 soldats décide de ralentir l'avancé perse aux Thermopyles, fin passage près de la mer qui permet de s'enfoncer sur les territoires grecs, alors que sa femme, tente de convaincre les politiciens de Sparte d'envoyer le reste de l'armée pour prêter main forte à son mari.



Analyse

Si on cherche un film historique, on passera ici son chemin. Bien que l'intrigue générale soit assez conforme à la réalité dans les grandes lignes, Franck Miller, puis Zack Snyder ont pris de grandes libertés afin de donner au film une approche plus héroïque, et plus fantastique à l'histoire.
Comme le montre clairement les couleurs de la photographie, les costumes ou certaines situations, le réalisateur veut donner à son film un aspect moins convenu, et s'éloigne du péplum traditionnel.
Si les couleurs et la photographie du film sont à mon sens superbes, il est bon de noter que la plupart des scènes ont été tournées derrière un fond vert, et que les effets spéciaux font des miracles de nos jours. C'est pas moins de 1300 effets visuels qui auront été utilisés dans le film. Autant dire qu'on en trouve partout, dans chaque scène, dans chaque plan.

A partir de là, 300 assume clairement son aspect visuel à la fois étrange et attirant. Bien que le scénario soit assez simple, voire de la taille d'un timbre poste, la force du film vient justement de sa photographie originale, mais également du mythe incarné par ces 300 hommes qui défièrent tout un empire. Si la réalité peut sembler moins glorieuse, les faits ne sont finalement pas si différents que ça puisqu'il y avait une différence énorme entre les deux armées, et qu'à la fin de la bataille des Thermopyles, Léonidas combattra avec ses 300 soldats.

Outre les libertés historiques, le film cherche également à créer sa propre identité, afin de s'approcher d'un univers davantage irréel et divin. Ainsi, on peut le voir dans le traitement que donne le réalisateur à la sélection naturel des nouveaux-nés (bien qu'il puisse s'agir d'un fait réel, soumis à controverse), dans l'éducation des jeunes spartiates (tout aussi réel), ou encore chez les éphores, sans compter l'aspect assez étrange du personnage de Xerxès, grand folle, piercée, à moitié à poil. Mill, et Snyder, dans son interprétation réutilise les faits historiques tout en apportant un côté plus fantastique pour rester dans le ton du film (exemple de la scène avec le loup).



Ces aspects fantastiques et ces libertés n'auront pas été au goût de tous, puisque Franck Miller, tout comme Zack Snyder seront accusés de vouloir donner un aspect sombre et barbare à la culture perse, et 300 sera accusé de film de propagande pro-américain.
En effet, après la seconde guerre du golfe, et les tensions existantes entre l'Iran et l'occident, le film sera jugé comme discriminatoire et propagandiste, afin de glorifier le soldat "blanc" face aux sauvages d'Orient, dénués de toute culture.
Beaucoup de critiques feront des rapprochements entre le cinéma de propagande Nazi et le film de Snyder, allant parfois loin dans la comparaison, certains jouant sur les faits historiques pour discréditer davantage le film.
Le plus amusant seront les critiques disant que dans le film Sparte valorise les valeurs de liberté et de démocratie. Si pour la liberté c'est vrai, il ne me semble pas avoir entendu parler de démocratie dans le film. Comme quoi, quand les esprits s'échauffent...

Mis à part cette controverse sans doute exagérée et facile, le film explosera le boxe office, et pour un budget de 60 millions de dollars, en rapportera quasiment 7 fois plus.



En effet, en plus de l'aspect graphique très remarqué du film, on pourra également attirer l'attention sur ces 300 hommes en slips, bien bâtis, avec un sens de l'humour certain et une envie d'en découdre. Les acteurs s'en sortent plutôt bien, et Gérard Butler est convaincant dans son rôle de roi Spartiate. Les scènes de combats sont très esthétiques, et le réalisateur prend un malin plaisir à jouer avec le ralenti et l’accélération afin de garder un contrôle sur la vitesse de ses scènes d'action, et le pari est réussi. Sans compter qu'il faut le faire : crier comme un farouche guerrier devant un fond vert, et réussir à être convaincant, ça ne doit pas être l'exercice le plus facile.
On pourrait peut-être souligner le manque de charisme chez l'empereur Perse, et on aurait pu s'attendre à autre chose qu'à un géant efféminé, mais au moins on ressent clairement une mégalomanie qui ne peut qu'offenser les dieux.

Autre point fort du film : la musique de Tyler Bates qui est tout à fait dans le ton du long-métrage et qui correspond très bien à cet univers visuel original, à ces scènes d'action, à la vitesse changeante et au traitement global du film.



Pour conclure 300 est un très bon film. S'il ne mise pas tout sur un scénario ultra-complexe, l'univers visuel unique, ses acteurs et les scènes de combats grandioses qui le composent lui donne un attrait particulier. On pourrait presque déplorer la présence des intrigues politiques se déroulant dans la cité, qui font un peu trop remplissage à mon gout, mais ça permet de temps en temps de changer le rythme de film.
On peut également noter que la narration du film est plutôt une bonne idée et reste très agréable, conservant un côté assez littéraire et poétique, donnant l'impression qu'il s'agit d'une histoire contée, ou d'un témoignage écrit.
Bien que la réalité historique passe parfois à la trappe, il est bon de souligner que pour une adaptation de ce type, voulant s'orienter davantage vers un univers fantastique, c'est VOULU, et nécessaire. Et puis pour appelé le film 300, on est bien obligé de faire sans certains détails historiques. Donc s'il est bon de souligner les oublis historiques, il serait bête de les reprocher au film.
Un très bon film de Snyder selon moi, et un bon moment de cinéma pour se divertir et passer du bon temps.

Divers : Il est très agréable de savoir que le film réutilise des citations ayant réellement eu lieu durant la bataille, et que tout n'est peut-être pas aussi fantasmé qu'on pourrait le croire. Mais pour la vision réaliste de la bataille, Frifri nous a concocté deux articles sur le sujet.


Trailer
OST - To Victory
OST - Returns a King
OST - Message for the Queen
OST - Goodbye my Love

lundi 13 juin 2011

Tree of Life de Terrence Malick by Jim




Dans les cinéastes de génie, on compte le très rare et discret Terrence Malick. Génie non pas parce que son film a gagné la Palme d'Or tant convoitée annuellement, mais parce que le réalisateur est capable de créer un univers visuel entraînant, envoûtant dont il est difficile de sortir sans être émerveillé ou mélancolique. Les histoires que la caméra de Malick content ont un goût universel, parlent de la condition (naturelle) de l'homme, vers où ses actes le mènent et le déroutent, et enfin, sur la Nature, celle avec un grand n.
Tree of Life est l'aboutissement de trente ans de recherches, d'idées, de travail, d'une succession d'acteurs et cela se constate par la profondeur de son histoire.

De quoi parle Tree of Life ? De multiples choses, comme de l'enfance, la perte d'innocence, les conflits avec le père qui sont une empreinte du complexe d'Oedipe, l'ombre de la mort, l'appréhension de la maladie, la difficulté d'être, d'évoluer.
Nous suivons Jack, nourrisson, enfant, adulte, en pleine tourmente, dans le doute, la peur, la colère, la découverte, mais également ses parents, le rapport qu'il entretient avec eux, l'intériorisation des phénomènes qu'il observe et qui le troublent, et enfin, ses liens avec ses frères.
Comme la presse l'a déjà dit, une scène plus ou moins longue du film a un air de famille avec 2001 : A Space Odyssey de Kubrick, puisqu'elle présente l'évolution de l'univers, du big-bang jusqu'aux dinosaures. Cette scène intervient logiquement dans le film, puisqu'elle suit la question de « d'où viens-tu ? » que la voix-off pose à ce qu'on peut supposer être Dieu, ou la Nature, l'Univers, qui peuvent également être élevés au stade de divinité et de source de la vie.



Tout au long du film, la voix-off s'adresse à un Tu, un You, dont on ne sait pas grand-chose même si on présage assez facilement son caractère céleste, universel. Les religieux répondront qu'il s'agit de Dieu, le Dieu bienveillant qui a fait la nature et l'homme à son image*. Les athées, agnostiques, ou autres, eux, verront la divinité dans la Nature, dans l'Univers, qui nous a donné naissance.
Cette dernière interprétation est encore plus alléchante de part le fait que Malick a appelé son film « Tree of Life » (l'Arbre de (la) Vie en français), qui peut s'expliquer comme un clin d'oeil au fait que la vie provient des arbres, de la terre et non pas (directement) du ciel.
Néanmoins, Malick n'a pas envie de prendre position sur la question de l'existence du divin : il filme comme à son habitude la Nature avec grâce, réalisme, poésie, et suggère par ses plans que l'eau est aussi porteuse de divinité et d'universel que le ciel.
L'eau est d'ailleurs un symbole très important dans cette oeuvre puisqu'elle annonce la naissance (nous quittons l'eau pour naître), la mort (nous pouvons mourir dans l'eau), la purification (autre allégorie biblique : se laver les pieds), l'au-delà (vers lequel nous tendons).

Tree of Life est un film de Terrence Malick dans les règles de l'art : plans magnifiques qui confèrent une saveur particulière à l'histoire, personnages ni blancs ni noirs dans leur psychologie, scènes jamais prévisibles puisque Malick surprend fréquemment par ses choix de mise en scène et de scénario, et explosion de la beauté de la Nature. Un film de Malick c'est une déclaration d'amour à chaque arbre, chaque ruisseau, chaque goutte de pluie, chaque instant de vérité, de transcendance. Dans Tree of Life, la splendeur de la Vie gifle les rétines, subjugue et emprisonne dans l'émerveillement – ou parfois la tristesse- ceux qui regardent. Jessica Chastain, qui interprète la mère de Jack, est particulièrement mise en valeur : son sourire, son corps, sa présence étincelle, brille, est en parfaite osmose avec la beauté du Monde. Elle représente la mère Nature, celle qui attend, qui console, qui réconforte, qui adoucit les coeurs. Ce personnage est d'autant plus important qu'il contraste avec celui de Brad Pitt.

Dans une interview, Brad Pitt déclarait que Tree of Life est construit comme une succession de « moments captés », que Terrence Malick cherche, lorsqu'il est en tournage, à « saisir des instants ». Cette démarche singulière -puisque très spontanée- se ressent dans les scènes de Jack nourrisson et enfant en bas âge : à aucun instant, on a l'impression de regarder un film, c'est comme si on était devant la scène en vrai, sans les écrans, les caméras. Ces scènes, par exemple, sont des moments criants de vérité, de transcendance, au-delà du jeu et la comédie : ce sont des séquences de vie, de vraie vie. Terrence Malick s'amuse pendant deux heures à nous perdre, à nous provoquer intérieurement : est-ce du cinéma ou est-ce vrai ? Qu'est-ce que le cinéma ? Qu'est-ce que la vérité ?
L'autre exploit de Malick, c'est de faire ressentir. Chaque goutte de sang. Chaque larme. Chaque éclat qui se propage intérieurement. Un film de Terrence Malick, ça se vit, ça se ressent.
Le jeu des acteurs est parfait, réaliste. On y croit complètement. Brad Pitt est un père de famille décevant, un homme instable, incapable de « montrer l'exemple » puisqu'il fait tout ce qu'il interdit à ses fils. Jessica Chastain est le vent caressant, la pluie douce et mélancolique, l'odeur d'une fleur, la douceur printanière, la grâce incarnée. Elle est la Mère du monde, celle qui le tient tendrement dans ses bras. Sean Penn joue furtivement (parce qu'on ne le voit presque pas, la plupart de ses scènes ont été coupées au montage) avec toute la gravité dont il peut faire preuve : son personnage erre dans l'absurdité du monde, des grandes villes, à la recherche de lui-même, du monde, de la compréhension d'une tragédie familiale. Les enfants sont émouvants, entre rires, insouciance, indignation vis-à-vis de leur père et amour fou envers leur mère. Hunter Mc Cracken est spectaculaire dans son rôle de Jack, enfant.



Les films de Terrence Malick ne sont pas pour tout le monde. Les spectateurs « lambda » diront que c'est un cinéma ennuyant, long, lent, chiant, et les initiés ou amoureux de Malick répondront qu'ils trouvent ce qu'ils viennent chercher dans un film du réalisateur : la beauté de ce qui nous entoure, l'introspection, la poésie, la magie d'un cinéaste unique.
Tree of Life est une perle, une réflexion sur la vie, la famille, le sens de la vie. En un peu plus de deux heures, nous sommes transportés dans un autre univers, terriblement réaliste et fantasmé à la fois, où l'apparent silence est lourd, bruyant. Certainement un des films incontournables de l'année à voir sur grand écran pour pleinement profiter de la magnificence du cinéma de Terrence Malick.


trailer


*Notons ici que dans sa séquence sur l'évolution, Malick s'arrête aux dinosaures, il ne présente pas l'évolution de l'homme : est-ce un choix artistique ou politique, dans le simple but d'éviter les débats sur la théorie de l'évolution ?